Vos propositions

 

  • Exemple 1 : la diminution substantielle du nombre d'élèves par classe dans les zones de grande difficulté.

 

  • Exemple 2 : l'amélioration de l'information des élèves sur l'étendue des choix d'orientation qui s'offrent à eux, sur une base plus personnalisée, afin qu'ils puissent mieux construire leur parcours d'orientation.

 

Les commentaires :

l 'accompagnement scolaire n'est pas fait dans nos établissements publics au lycée notamment ou un supplément de méthodologie est plus que nécessaire et un coaching individuel qui ne soit pas fait sur la seule motivation de quelques profs ou de trop rares chefs d'établissements. a force de travailler seuls dans leur coin et sans les moyens d'aides extérieures des plus aisés ou des familles favorisées meme de bons élèves se démotivent et font des choix par defaut qui les laissent désabusés et frustrés ce qui est souvent à l'origine de comportements à problèmes.

richard corinne - 14/01/2010 à 14:11

Titre : Du rêve à la réalité. Des jeunes diplômés devenus indigents. « Notre vie sous le seuil de pauvreté » Pourquoi, faut-il faire partie d'une certaine « catégorie ou genos » pour réussir ? Nous ne somme pas de vils personnages, encore moins des canards boiteux, nos seuls péchés s'ils en sont, pourraient être la naïveté et la mollesse, celles d'avoir suivis et soutenus les idéaux de nos dirigeants pendant cette décennie écoulée, dans l'unique but de faire de notre pays « le futur Eldorado Européen des Nouvelles-Technologies », un leader compétitif face aux Etats voisins de l'UE. Le mot d'ordre prépondérant fut celui consacré à l'Education, notre chemin de croix national et fédérateur était basé sur le terme immuable des hautes études, puis études supérieures, promesses, réformes, etc. Sur ces deux secteurs tendances, la « Scolarité et la Recherche & Développement », depuis au bas mot 1998, là où divers problèmes concernant les Jeunes Diplômés ont commencés à se faire ressentir. A l'heure où la Grande Crise a accentué ce processus bien connu dès lors, il est temps de faire le point sur nos conditions de vie désastreuses dans ce pays dit des « Droits de l'Homme et du Citoyen » (pour qui ?). Constatations alarmantes généralisées, où a bien pu passer notre dignité, nous l'a-t-on volé ? Nous sommes actuellement devenus des indigents sans emplois, sans aides, sans ressources quels qu'ils soient. N'oublions pas que, ce qui jadis était une minorité quantitative ne l'est plus et représente bientôt plusieurs centaines de milliers d'âmes errantes. Trois conséquences directes souvent méconnues : 1) Vivre au crochet des siens (comme un poids supplémentaire), eux mêmes le plus souvent endettés et à cours de moyens financiers, n'excluant pas la grande possibilité de leurs licenciements. 2) Se retrouver seul et à la rue (futur boom du SDF 2009-2010). 3) Celle-ci et non des moindres, le ras-le-bol généralisé touchant les 18 - 28 ans les poussant à mettre fin à leurs jours ! (augmentation également significative) Sommes-nous seulement devenus les oubliés de la crise 2007 « génération sacrifiée » ? Où simplement l'indignation d'une nation périclite ? PS : Que reste-il à un jeune ingénieur ayant poursuivi par une Admissibilité à l'ENA, parlant le français, l'anglais et le russe, après plus d'un an d'inactivité, et plus de « 340 candidatures » pour tous types de postes et de qualifications vaines, vivant en dessous du seuil de pauvreté mondial (1.25 USD par jour)? « La misère a parfois un visage et un nom » Stéphane Espérons que cette situation ne perdure pas! Ceci est un « voeu pieux »

SAI Stéphane - 08/12/2009 à 12:46

la limitation du nombre d'élèves à 24 par classe. la refonte totale du calendrier scolaire, (des vacances plus courte et plus étaler sur l'année) un allègement du nombre de cours journalier avec un fin des cours à 15h pour permettre la pratique d'activité extra scolaire, sur toute la semaine. le calcul du temps de travail des enseignant et professeur à la demi journée, et surtout du matériel et des locaux pour leur permettre de travailler dans l'enceinte de l'établissement.

Vuillermoz Alexandre - 23/11/2009 à 22:50

Je ne dirai plus "il faut" , car précisément ce qui est en cause , c'est la prétention même de vouloir imposer la "même école" à tous , là où en fait il y a des divergences fondamentales à la fois en ce qui concerne les objectifs et en ce qui concerne les "méthodes" . Toute proposition qui ne reconnaitra pas cette essentielle diversité et donc la pluralité "des écoles" dans l' "école" parce qu'il y a diversité des projets de "vivre ensemble" , se condamne déjà d'avance , soit à l' échec , soit à un impossible "consensus" , ou à l'hypocrisie et à la politique des faux-semblants ... comme depuis un certain temps déjà : L' "école de la république" ne peut plus être aujourd'hui que celle d'une "République universalisable" à l' échelle mondiale , donc nécessairement multiculturelle et ouverte à toutes sortes d'expérimentations et de créativité pédagogique venant de tous les côtés ... ou elle se condamne à une supposée vieille "Ecole de la IIIème République" qui ne peut aujourd'hui que déboucher sur une connivence à peine déguisée avec un "nationalisme franchouillard" ou un jacobinisme autoritaire qui ne satisfera de toutes façon que ses adeptes : Il est temps de rendre la liberté de penser et de s'éduquer à chaque citoyen et progressivement , autant que possible , à chaque futur citoyen qu'est l' élève-enfant , comme l' Etat laïque s'est dégagé en 1905 de l'intervention dans les consciences en matière religieuse. Donner des moyens égaux à chacun d' accéder aux formations , aux connaissances de son choix : Apprendre l' esprit critique et l' autonomie de la pensée ... en l'exerçant dès son "état naissant" : Aucun "programme" ou "socle commun" ne peut ici "prescrire" d'avance ce qui est utile ou nécessaire à chacun , étant donné sa situation particulière, pour forger progressivement ses propres instruments de pensée critique et entrer ainsi dans une communauté universelle de pensée POSSIBLE , mais qui dépend avant tout de son libre choix , et non de quelconques clercs ou exégètes qui sauraient à sa place ce qui est "bon pour lui" . "Liberté pour apprendre" : Peu importe les propositions centralisatrices d'une "éducation nationale" ou d'une "instruction publique" des uns ou des autres : les esprits libres existants et ceux des enfants en devenir sauront constituer désormais petit à petit leur propre école plurielle et universalisable en s'appuyant sur tous les moyens et supports culturels désormais disponibles, notamment dans les réseaux de la "toile" , en se passant de tous ceux qui voudraient "contrôler d'en haut" le contenu et les moyens de cet accès . Les "clergés" religieux ou "laïques" , ou n'importe quels "hauts grades" universitaires , peuvent bien évidemment toujours apporter leur "expertise spécialisée" , s'ils en ont encore , dans le monde actuel , mais les esprits libres et égaux n' auront plus besoin d'eux pour leur "montrer le chemin" , car ils savent désormais où ils veulent aller : ils se donnent à eux-mêmes leur propre "école" de "liberté , d' égalité et de fraternité" et commencent à savoir comment se passer des "intermédiaires obligés" . Mais nous ne présupposerons pas que "tout le monde" veuille nécessairement être ou devenir un "esprit libre" , et bien évidemment nous ne forcerons par aucune "obligation scolaire" , ni les parents , ni les enseignants, ni les "élèves" , ni aucun "partenaire" éducatif potentiel à choisir cette voie : la liberté individuelle est librement choisie par chaque personne ou n'est pas ... Mais c'est vous qui voyez ... Et j'imagine que vous voyez bien que les propositions des uns et des autres , même supposées toutes de "gauche" , ne pourront plus s' "entendre" qu'en s'entendant sur leur commune et égale liberté d'apprendre ce que chacun a envie d'apprendre ... en fonction de ses besoins, de ses goûts , de ses objectifs, etc. , la seule "limite" , essentiellement "morale" , pour ceux qui choisissent une telle morale, étant de ne pas utiliser ces savoirs , savoir-faire ou "savoir-être" au détriment de l' égale liberté des autres ayant ce même projet d'apprendre ... Pourquoi devrions nous alors continuer à croire que nous avons tous besoin du même corpus culturel "obligatoire" pour construire une telle commune liberté de pensée ? Voilà donc la "révolution pédagogique" encore à venir ( même si l' Abbaye de Thélème est déjà bien ancienne ) - nous n' avons pas plus besoin d'une "école unique" que nous n'avons besoin d'une "religion unique" , et ceci d'autant plus que l'une serait venue se substituer à l' autre ... , - le droit d'apprendre et le droit d'"enseigner" ce que l' on a pu apprendre sont intrinsèquement liés et ouverts à tous , dans une communauté d' apprentissage - enseignement de plus en plus imbriquée dans la vie même ET dans la "prise de distance reflexive" ( du "loisir-scholè" ) que chacun doit pouvoir reprendre par rapport aux exigences de l' "immédiateté" . Je répète donc : c'est vous qui voyez , c'est vous qui savez ce que vous voulez ... et aucune école ne vous enseignera à le vouloir ... si vous ne le voulez pas vous-mêmes .

STROH Armand - 23/11/2009 à 14:19

Il faut accentuer la qualité des universités : créer de vrais campus universitaires pour permettre à la grande majorité des étudiants d'habiter sur le campus dans des résidences étudiantes et leur donner une bourse leur permettant de ne pas travailler en plus de leur études pour les payer. Aujourd'hui, 10% des étudiants ont une bourse ou un logement étudiant. C'est abberant : le choix de l'université ne se fait pas en fonction de son cursus scolaire mais là où l'on va pouvoir se loger pour pas trop cher ! Il faut aussi mettre un terme au décalage absurde qu'il y a entre le financement des universités et celui des grandes écoles. Ou, au moins, favoriser la mixité sociale de ces dernières et exiger de leurs élèves qu'ils entrent vraiment au service de l'état pour une durée conséquente...

Yan Duvivier - 20/11/2009 à 10:12

Il faut redonner tout son sens à l'école publique : revenir à la carte scolaire et arrêter de soutenir les écoles privées. Ce n'est pas le rôle d'une république que de financer l'enseignement de l'école privée, on se coupe l'herbe sous le pied en perdant des financements pour l'école publique et en oriantant ainsi une plus grande partie des élèves vers le privé, on affaiblit l'école publique. Or, elle est la seule garante de nos valeurs. Il faut impérativement lui redonner le rôle d'ascenseur social qu'elle avait. La gauche a besoin d'une école efficace car seule les électeurs intelligents la soutiennent...

Yan Duvivier - 20/11/2009 à 10:04

Certains élèves, avec le temps de transport, ont des journées de "travail" entre 7h du matin et 19h le soir : 12h ! Combien d'adultes accepteraient et supporteraient une telle charge de travail ?

Yan Duvivier - 20/11/2009 à 09:59

On comprend très bien que les enfants n'acquièrent pas les mêmes capacités d'apprentissages au même âge, et pourtant on s'obstine à les regrouper par classes d'âge pour toutes les disciplines. Il faudrait que les élèves dès le primaire, puissent avancer à leur rythme, matière par matière, en fonction du niveau acquis. Cela supprimerai définitivement le redoublement, jugé inutile et humiliant, et permettrai aux élèves, en progressant plus vite dans certaines matières et en ayant besoin de plus de temps dans d'autres de ne pas se sentir en échec scolaire (terme cruel et absurde pour un enfant de 6 ans)

Yan Duvivier - 20/11/2009 à 09:55

Je serais assez pour des cours tous les jours de la semaine sauf le samedi. Des heures de début plus tardives, surtout pour les élèves des milieux ruraux qui prennent le bus scolaire. 9h du matin me semble très bien pour enfants et adolescents. Des sessions de cours plus courtes car l'attention des élèves ne dépasse pas 45 miniutes, au mieux. Les repas pris pour tous dans l'établissement. pour faciliter l'organisation de l'emploi du temps. Les activités sportives, artistiques ou artisanales l'après-midi, plus du soutien pour ceux qui en ont besoin ou que les parents laissent livrés à eux-mêmes autrement. Etablissements fermés de l'ouverture de l'établissement à la fermeture officielle, avec impossibilité de quitter l'établissement aux interclasses ou en l'absence de professeurs. Formations musicales dans l'école, le collège ou le lycée. Et, là, je ne vais pas être populaire: présence des enseignants de l'ouverture à la fermeture des établissements. Ceux qui interviennent principalement le matin pourraient partir plus tôt dans l'après-midi, les autres arriver plus tard en fin de matinée de façon à ce que tous soient présents à l'heure des repas. Encadrés de cette manière, je crois que les élèves auraient des chances de mieux s'en sortir.

Marie Lippi - 18/11/2009 à 23:11

relier le monde de l'enseignement et celui dut ravail c'est ce que je fais au sein du SNU FSU pole emploi crée en 2000 sur cette base et qui est à ce jour des élections professionnelles de pôle emploi la 1ere organisation syndicale à la surprise générale,étant l'un des fondateurs encore en fonction c'est une satisfaction

PEÑA JOEL - 18/11/2009 à 18:18

vous vous contredisez........... aout.

nurbel patrick - 18/11/2009 à 14:33

Ce que les élèves ont à dire de leur école, si on veut que ce soit leur école, c'est important; avez-vous des élèves qui prennent la parole dans ce débat ? En les écoutant, on apprend beaucoup, beaucoup de choses sur les pratiques réelles. Si le programme de réformes est bâti comme une réunion redondante et ronronnante, alors, on prend les mêmes ,et on recommence...Il y faudrait d'abord un souffle de justice et d'honnêteté,et des valeurs, et que ça brille ! Et justement ,ça brille, dans certaines classes, avec certains professeurs, dans certaines écoles...

Ghislaine DAUSCH - 17/11/2009 à 19:14

Une petite remarque sur l'atelier concernant la violence scolaire. Il aurait été souhaitable d'inviter un conseiller principal d'éducation .Nous ne sommes pas spécialisé dans la violence scolaire, mais nous faisons partir des acteurs de l'école les plus confrontés à cette violence. Par ailleurs, quelles sont vos propositions pour les autres personnels que les professeurs? Notre présence est pourtant esentielle à la réussite des élèves notamment pour assurer les suivi des élèves à l'extérieur de la classe et l'organisation de la vie collective. Un débat sur l'école ne peut pas faire l'impasse d'une réflexion sur le rôle de l'ensemble des acteurs de l'école. Pour poursuivre le débat, je vous laisse mon mail sebatientihy@orange.fr

tihy sebastien - 15/11/2009 à 23:18

Je propose un système scolaire à l'anglaise, tous les jours d ela semaine, cours le matin, sport l'après-midi, un temps de cours plus dense et plus direct où on va à l'essentiel. Enseignante en français, le gros problème crucial est la connaissance de la langue française, si on ne lit pas on ne peut pas écrire, si on ne forme pas les lettres à la main, on ne peut pas connaître sa langue, si on n'écrit pas on ne pense pas ni ne connait la langue, stop à cette surcharge de programme, de photocopies, remotiver l'école, les élèves empoisonnent les cours par leur incapacité de concentration, il y a trop d'aide en dehors, alors ils se reposent sur l'après-école : les parents derrière, les devoirs, l'aide aux devoirs, les psy, cela fait trop de prise en charge, les élèves devraient apprendre à se débrouiller plus par eux-mêmes, les journées seraient moins longues s'ils étaient présents en classe, tout le monde se plaint des ados, de leur arrogance qui frise la stupidité, l"école n'est pas là pour donner un métier, mais pour ouvrir l'esprit, être humaniste d'autant que les années d'école sont comme le cocon de la chrysalide, orienter trop tôt quelqu'un qui est en métamorphose c'est aussi négliger cette part de l"humain qui se forge de façon souterraine, l'élève est parfois très mauvais ces années-là mais tout-à-coup brillant, si on lui laisse le temps, l'espace intérieur pour cela attention à ne pas trop orienter, trop orienter anéantirait aussi les possibles, l'homme n'est pas un consommateur ni une fonction, mais l'école doit apprendre à être homme ma méthode d'éveil de l'atelier de conte (je suis conteuse) appliquée en classe semble bonne, elle est interactive et exigeante

temps de l'école et méthode d'en - 14/11/2009 à 05:05

Contenus d'enseignement : dans le primaire, travailler à l'acquisition des fondamentaux. C'est la base nécessaire à toutes les études ultérieures. Dans tous les cycles d'enseignement, faire réfléchir les jeunes pour qu'ils s'approprient leurs savoirs (une tête bien faite plutôt qu'une tête bien pleine), même si nous avons besoin de connaître beaucoup de choses dans le monde actuel.Transmettre aux jeunes la connaissance de notre passé, de notre culture, nos cultures dans leur diversité, dans leurs richesses. Transmettre les valeurs citoyennes qui ont fondé notre république, les valeurs humanistes, les obligations actuelles telles la protection de l'environnement (sans oublier celle des hommes et des enfants d'abord) et avec tout cela, tous ensemble, vouloir construire un avenir dans un pays et un monde, qui réponde à nos aspirations afin de faire émerger le meilleur. Aimer la vie, aimer les gens, aimer les enfants, aimer notre planète, c'est tout cela qu'il faut pour être heureux. L'éducation, c'est aussi cela. Et ne croyez pas que c'est ringard. Pour l'oublier, on repart en arrière. Qu'on apprenne à nos enfants à penser d'abord, à penser au bien commun tout en voulant le meilleur épanouissement pour eux-mêmes, et l'avenir de notre humanité sera moins sombre.

vuibert Marie-France - 13/11/2009 à 22:38

Quels constats ? -environ 20% d'une classe d'âge sortent du système éducatif sans aucune qualification (ne possèdant pas le CAP, BEP, BAC) (environ 130 000 jeunes en 2007) -15% des élèves de fin de 3ème n'ont aucune maîtrise des compétences générales attendues à la fin du collège -30% ont des difficultés importantes en fin de collège -25% échouent en seconde -un enfant d'ouvrier a, statistiquement, 7 fois moins de chance qu'un enfant de cadre, d'obtenir un Bac S . -La France se positionne dans une moyenne basse aux résultats des évaluations internationales (PISA) identifiant le niveau de compétences et de connaissances acquises par les jeunes, à l'issue de l'enseignement obligatoire, pour jouer pleinement leur rôle dans la société. En conclusion : l'école est profondément inégalitaire, élitiste, ne reconnaît pas tous les talents, génère de l'exclusion et de l'échec. Propositions : La littérature sur l'Ecole est immense, les études, les projets ont fait le tour du (des) problèmes. En s'appuyant sur ces travaux, il faut identifier un véritable projet politique et une méthode : -1- Fixer des objectifs clairs sur ce que la Nation attend de son Ecole par une loi d'orientation débattue au parlement -qui explicite les compétences de bases et de connaissances générales et professionnelles, enjeux pour l'économie et la cohésion sociale, devant être données à tous les jeunes fréquentant l'Education Nationale, attestées par un diplôme ou un titre reconnu. - et qui réaffirme l'obligation d'obtention d'un socle commun de connaissances et compétences en fin de scolarité obligatoire. -2- Décentraliser les moyens d'actions pour atteindre ces objectifs nationaux. -Fixer des objectifs opérationnels au plus près des territoires dans des projets élaborés et partagés par les acteurs -élus, parents, enseignants - (projet éducatif local, contrat de réussite territorial etc...) prenant en compte leur spécificité et leurs inégalités ..... -Redonner les lettres de noblesse à la Pédagogie et à son vecteur, l'Enseignant, pour accompagner les jeunes dans l'acquisition des connaissances et des apprentissages -Agir le plus précocement posible pour remédier aux difficultés des apprenants. -Travailler en partenariat et quitter l'école « sanctuaire ». -3- Evaluer l'atteinte aux objectifs nationaux en renforçant le rôle des inspecteurs (départementaux, de matières, généraux) dans une mission d'évaluateur, de conseils, de ressources, dans l'élaboration, l'accompagnement, le suivi et/ou le repositionnement de ces projets territoriaux.

Patrick Saunié - 13/11/2009 à 08:34

notre parti, ontologiquement maitre d'école Notre parti, ontologiquement maître d'école. En ces temps où l'on parle tant de la vétusté du parti socialiste français, de l'obsolescence du modèle social-démocrate en général, de l'incapacité du parti français à évoluer, à se moderniser, à s'adapter au XXI ème siècle, il est une vieillerie , un trésor archéologique, que nous avons non seulement à sauver du désastre, mais à ranimer absolument . A partir d'un tout petit bout d'ADN on peut refaire un bel organisme neuf. Et c'est urgent. Je veux parler de la vocation éducative des partis socialistes , telle qu'elle a été proclamée et mise en oeuvre au début du XX ème siècle, je veux parler du socialisme comme grand projet d'éducation populaire. Nous avons perdu les élections européennes non pas parce que la droite, ou parfois les écologistes, ont fait mieux que nous, mais parce que la moitié des Européens, et notamment la majorité des jeunes, n'ont pas voté du tout . Notre défaite à nous socialistes, c'est l'abstention dans l'élection du Parlement européen. Pourquoi est-ce spécifiquement notre défaite, à nous , socialistes ? Parce que l'idéal socialiste vient en droite ligne des Lumières . Parce que nous négligeons depuis longtemps ce qui est peut-être le principal, et, en tout cas, le plus fécond de nos fondamentaux, la vocation d'éducation de la nation . Pour le socialisme, la grande affaire, c'est de libérer l'homme de l'injustice sociale et des tyrannies politiques et économiques. Toutes les tyrannies sont confortées par l'ignorance.Tel était la finalité libératrice de la grande Encyclopédie. Dès l'origine, l'éducation a été au premier rang des engagements des socialistes. Flora Tristan est morte épuisée de parcourir la France pour instruire, au pied des usine naissantes, des poignées d'ouvriers. En écho j'entends Ségolène Royal, dont la région a tant fait pour les lycées de Poitou-Charentes, scander sa priorité « l'éducation, l'éducation, encore l'éducation ». C'est l'un des six axes de notre Manifesto pour l'Europe. Si limitée qu'elle soit par les contraintes de la rentabilité libérale, c'est bien aussi l'enjeu de la stratégie européenne de Lisbonne pour un XXI ème siècle entré de plain-pied dans l'économie numérique et en mesure de libérer un nombre de plus en plus important de travailleurs de l'usure du travail manuel. Encore faut-il que les hommes et les femmes de notre temps ne vivent pas le monde qui les entoure.en aveugles et en ignorants presse-bouton gobeurs d'images . C'est aussi contre cette démission que le socialisme doit travailler . Faisons encore un petit détour historique. Nous, socialistes français, nous sommes héritiers d'un précieux bagage. Prenant le relais des Universités populaires qui s'étaient développées en Europe à la fin du XIX ème siècle, Jaurès fut ambitieux quand il créa le quotidien de la classe ouvrière au nom du parti socialiste français unifié en 1905. Non seulement il lui donna le beau nom de « l'Humanité », mais il mobilisa pour ses colonnes, parmi ses camarades de l'Ecole Normale Supérieure, les plus grands esprits de la France d'alors. Ainsi »l'Humanité » publia-t-elle immédiatement les meilleurs articles de fond de la presse française., dont la qualité devançait de loin celle des journaux réputés de la presse bourgeoise, et qui . étaient reproduits à l'étranger. Et pourtant « l'Humanité »était le quotidien de la classe ouvrière, fait pour elle et lu par elle, afin qu'elle comprenne le monde pour mieux le changer. Je ne pousserai pas l'humour jusqu'à comparer le contenu de « l'Humanité » de 1905-1914 à celui du calamiteux « Hebdo » des socialistes, mais enfin il y a un abîme entre balader les militants de discours de congrès, bureaux et sous-bureaux nationaux en odes à petits, grands et moyens apparatchiks, avec récurrentes photos des mêmes, et, d'autre part, instruire le peuple des militants d'abord, et des citoyens ensuite, afin qu'ensemble, pris par la passion de comprendre le monde, ils aient aussi, à plus de 60%, la volonté de participer aux combats contre ses injustices et pour son humanisation. Mes chers camarades, il y a longtemps que nous n'expliquons plus le monde à personne, que notre parti oppose ceux qui sont supposés savoir (on peut constater tous les jours qu'ils ne savent pas grand chose et qu'en particulier ils ignorent tout de la société réelle) et ceux qui sont supposés les créditer aveuglément de cet inexistant savoir et les suivre. Et qui les suivent de moins en moins parce que la force de l'expertise quotidienne de la vie réelle démontre à chacun en un éclair que le roi est nu et fainéant. Le roi nu et fainéant ne nous dit rien de la ruine de l'hôpital public et de l'école( sans parler du triste état de l'armée à en juger par les récents faits divers), ne nous dit rien de ce qui vient après et à la place de l'automobile, après et à la place de la pénalisation du piratage informatique, après et à la place du règne de la banque et du PIB, après et à la place du massacre de l'écosystème, après et à la place des croissantes inégalités présentes, ne nous dit rien de l'Europe où nous sommes et qui n'a même pas droit à une rubrique régulière dans l'Hebdo. D'ailleurs à quoi sert l'Hebdo, que 80 % des camarades jettent à la poubelle sans le lire ? Il y a bien une différence entre ceux qui sont venus élire le Parlement de l'Europe et ceux qui s'en sont abstenus. Il est de notre conception socialiste et rationaliste de l'humanité d'accorder à cette abstention l'excuse de l'ignorance, mais il est de notre devoir de socialistes de nous engager à éradiquer cette ignorance. Le monde a changé. Qui s'en aperçoit dans le parti socialiste ? Qui renouera - c'est urgent - , qui renoue avec la tradition des Universités populaires ? Qui met à l'étude des citoyens et des experts les nouveaux défis du monde et le nécessaire changement d'imaginaire des sociétés ? Qui lance des sondes dans les espaces inconnus de l'après-crise ? qui propose de répondre par la fraternité au défi de la marchandisation des relations humaines à l'échelle d'une planète unifiée seulement par la technologie et les flux financiers? qui construit sur une connaissance réciproque de nouvelles relations entre l'Europe et l'Afrique si proche et si reléguée , entre les mondes anciennement industrialisés et ceux qui abordent maintenant aux rives de l'industrie dans des conditions d'inégalité asphyxiante ? qui parle des problèmes planétaires de santé publique à l'époque des pandémies émergentes et des pesticides généralisés dans les cultures vivrières ? qui met en débat public l'avenir d'une civilisation à la fois unifiée et bonne pour l'humanité ? C'est une devinette à dix sous. Et c'est aussi, bien sûr, une invitation pour tous ceux qui trouvent la réponse à participer activement à la tâche de notre parti, derechef et définitivement maître d'école, et, par là, maître de liberté.et de justice.

bourquelot lucile - 12/11/2009 à 23:51

Pourquoi l'éducation doit-elle être la priorité ? Depuis la loi de programmation de 1989 aucun gouvernement n'a pensé le système éducatif français dans sa globalité. Les législateurs de l'époque ont permis de rattraper un certain retard en terme de moyens (dévolus au système et aux personnels), ils n'ont cependant que très peu modifié les structures existantes (pérennisation du baccalauréat professionnel créé quelques années plus tôt, création des IUFM). Ils ont surtout souhaité changer l'esprit de l'acte d'instruction en pariant sur une participation plus active de l'élève. L'idée était généreuse mais trop empreinte d'une idéologie pédagogique alors triomphante, les résultats n'ont donc pas été à la hauteur des ambitions et on peut même parler d'échec dans certains domaines - en particulier dans l'apprentissage de la langue - et constater une dévalorisation considérable du rapport au savoir. Il me semble donc que la nécessaire refonte du système éducatif doit se tenir assez éloignée de la tentation de s'immiscer dans la pédagogie - qui doit demeurer l'acte des enseignants au plus près du terrain. La loi de 1989 imposait trois priorités : la formation initiale des jeunes, l'insertion sociale et professionnelle et la formation continue des adultes. Si en moyenne, malgré les discours pessimistes, l'école de la République assume honorablement la première mission, elle faillit dans les deux autres. Le problème réside dans les structures qui ne sont plus en adéquation ni avec les besoins actuels de l'économie mondialisée ni avec les jeunes et leur environnement surchargé d'informations de tous ordres. Une amélioration du système éducatif devient une impérieuse nécessité pour trois raisons : · Le système actuel génère trop d'échec scolaire · Le système actuel n'est pas en phase avec les nécessités d'une société mondialisée · Le système actuel ne génère plus d'élite mixte L'échec scolaire est un problème très étudié depuis longtemps dans notre pays sans qu'il ait été proposé de réelles mesures propres à l'endiguer. Ses conséquences les plus graves au-delà de l'illettrisme sont l'abaissement général du niveau de maîtrise de la langue (richesse du vocabulaire, syntaxe, orthographe) qui engendre des tensions, une mauvaise intégration sociale et professionnelle de certains jeunes, le sentiment d'une violence à leur encontre. Tout ça aboutit à une dilution du sentiment républicain et un accroissement de la violence. La deuxième raison tient au fait qu'une solide instruction humaniste telle qu'elle est encore transmise dans certains lieux privilégiés de l'école française ne suffit plus aux besoins du marché de l'emploi. Le marché actuel de l'emploi et le futur qui s'imagine aujourd'hui nécessitent deux grands types de main d'oeuvre. Une main d'oeuvre intellectuelle très qualifiée mais non formatée qui conserve un esprit d'initiative et d'invention (sciences appliquées, technologies de pointe, ingénierie, sciences humaines, sciences fondamentales...). Une main d'oeuvre aux qualifications moins élevées mais plus spécifiques à certains domaines et apte à s'adapter au changement (bâtiment, énergie, aide à la personne, secteur paramédical...). La dernière raison me paraît la plus grave puisque la crise du « modèle » français provient du fait qu'il n'a pas été ajusté depuis 20 ans par une élite politique, économique et socioculturelle qui ne s'est pas régénérée, qui se reproduit d'une manière quasi-incestueuse. Et j'entends pas « modèle » français tout ce qui fonde notre République (laïcité, droits sociaux, rôle de l'Etat, culture, intégration...). La dégénérescence des élites a contribué à l'érosion du pacte républicain et justifie les attaques présidentielles et gouvernementales actuelles. Les axes d'une réforme Contrairement aux idées reçues, ce n'est pas l'enseignement secondaire qui fonctionne le plus mal dans l'école française. Lorsqu'un élève entre en sixième, avec les acquis ordinaires d'une scolarité primaire, il s'en sort parfaitement bien au collège et au lycée et peut même y être assez heureux. Si problème il y a, c'est au niveau de l'école élémentaire voire maternelle qu'il a lieu, par suite au lycée professionnel et évidemment dans l'enseignement supérieur. L'école élémentaire S'il ne paraît pas scandaleux qu'un enseignant de secondaire affirme que deux ou trois élèves de sa classe n'atteignent pas le niveau minimum requis (l'élève, après tout, choisit son parcours en fonction de ses forces et de ses faiblesses), il est intolérable que le système éducatif puisse accepter ce discours d'un enseignant du primaire. Or le système ne donne aucun moyen à l'enseignant du primaire pour sauver les deux ou trois élèves de chaque classe qui n'y arrivent pas. Une réforme devrait inscrire en premier lieu l'obligation de réussite de tous les élèves au niveau primaire. Ceci ne passe pas par une refonte des programmes mais par une modification des structures. Ainsi, l'effectif de chaque classe de maternelle et de primaire ne devrait pas dépasser 24 élèves. Chaque école devrait se voir doter d'un professeur spécialisé dans la remédiation et le soutien en direction des élèves très tôt détectés comme ayant des difficultés dans l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. De la souplesse devrait permettre à ces professeurs de se charger de petits groupes voire d'élève seul, plusieurs heures par semaine pendant que le groupe classe s'occupe à des activités d'éveil culturel ou sportif. L'enseignement secondaire Le premier dysfonctionnement de l'échelon secondaire est sans conteste la procédure d'orientation. Il convient donc d'en changer les structures. Les CIO répondent de moins en moins à une attente réelle des élèves et leurs familles, la mise en ligne de l'information, mise à jour régulièrement, accessible au CDI et à la maison, serait plus utile. Quant aux COP, il convient de changer leur formation afin d'en recruter davantage et les placer dans chaque établissement secondaire en responsabilité des élèves. Un COP par établissement est la garantie que chaque élève puisse être suivi tout au long de sa scolarité, que sa famille ait un accès aux informations les plus fiables. C'est la seule possibilité pour parler réellement de construction d'un projet de formation puis d'insertion professionnelle. La démarche dite de projet est un atout précieux pour améliorer l'enseignement secondaire mais la réalisation effective passe par un changement mineur dans le service des enseignants plus que dans la multiplication des dispositifs pédagogiques (IDD, PPCP, TPE...). Il est plus que temps de passer d'un service de 18h de cours par semaine, à un service du type 15 + 5. Service qui comprendrait 15h de cours (comme pour les agrégés) et 5h de service complémentaire qui pourrait regrouper en fonction des projets individuels de chaque enseignant, des projets d'équipes pédagogiques, des projets d'établissement, un maximum de 2h d'aide individualisée en groupe très restreint, du tutorat permettant le suivi rapproché sur l'année d'élèves en difficultés, des projets culturels, de communication... et le nécessaire temps de concertation si utile dans les établissements les moins favorisés. . Il est temps que les jeunes élèves de France puissent profiter en souplesse des compétences nombreuses et variées des personnels de l'éducation nationale, sans la lourdeur de l'administration centrale qui doit elle aussi se réformer (trop d'agents éloignés du terrain, nécessaire redéfinition des missions des corps d'inspection trop déconnectés de la réalité locale). La réussite d'une réforme passe aussi par la redéfinition de la place des parents dans l'école. S'il ne peut-être question de mettre en doute l'utilité des fédérations de parents d'élèves bien que leur représentativité dans les zones les plus difficiles soit très insuffisante, il faut permettre à tous les parents d'investir l'école, de donner leur avis sur l'éducation mais de laisser l'acte pédagogique dans les mains des spécialistes formés. Un état social nouveau devrait aider les parents défavorisés à apprendre, combler leurs lacunes et les soutenir dans l'acte éducatif en proposant des structures à l'intérieur des établissements (école des parents ?). L'enseignement professionnel coûte très cher à la collectivité et ses résultats sont à discuter. Dans les lycées professionnels, l'instruction, c'est-à-dire l'apprentissage de savoirs est globalement un échec (il suffit de consulter les copies de français ou de mathématiques des épreuves de baccalauréat professionnel). Les enseignements professionnels, gros consommateurs d'heures de cours, ne sont pas toujours en adéquation avec les exigences du marché du travail. La grande réussite du lycée professionnel reste, et c'est heureux pour la cohésion sociale de la nation, l'éducation. J'entends par là que le lycée professionnel pallie au mieux les lacunes éducatives des élèves qu'il reçoit. Si c'est une mission nécessaire et utile, elle ne saurait être suffisante. Il me semble donc qu'il faut revoir la formation professionnelle initiale en pariant davantage sur l'apprentissage ou l'alternance à condition d'obtenir des entreprises et des organisations qui les représentent un véritable engagement dans une formation professionnelle qualifiante assurant des débouchés véritables. Il convient cependant de maintenir les élèves ou apprentis dans les établissements secondaires où leur seront dispensés des apprentissages généraux (français, mathématiques, histoire, anglais, sciences, enseignements culturels, éducation physique et à la santé, éducation civique) par des équipes pédagogiques motivées qui ont prouvé dans ces établissements la qualité de leur enseignement. Enfin le développement d'internats éducatifs éloignés serait une possibilité pour venir en aide aux jeunes les plus en difficulté que les structures éducatives existantes ont du mal à prendre en charge (prédélinquants, jeunes violents, en lourd décrochage scolaire et familial...). L'état doit se donner les moyens sur des périodes plus ou moins longues de moduler l'autorité parentale en éloignant les enfants de leur foyer et en aidant dans le même temps leurs parents pour qu'ils soient en mesure de reprendre leur rôle. Le brevet des collèges et le baccalauréat doivent demeurer des examens nationaux, ainsi que les concours de recrutement des enseignants. En ce qui concerne le recrutement et la formation des enseignants, des évolutions peuvent être proposées sans changement radical. Etre enseignant aujourd'hui ce n'est jamais ce qu'un étudiant peut imaginer. Il faut donc accompagner durant 3 années les futurs lauréats des concours pour faire le point avec eux sur leurs capacités, la permanence de leur envie et au besoin les aider à se réorienter au sein de la fonction publique sans avoir à repasser un concours. En général, les ponts entre les différentes fonctions publiques doivent être créés pour mieux profiter de la qualité des fonctionnaires et leur offrir les perspectives de carrières qu'ils sont nombreux à mériter. Une anomalie scandaleuse est à corriger. Il n'est pas normal qu'encore aujourd'hui des fonctionnaires qui font le même métier, dans les mêmes classes ne perçoivent pas le même traitement et ce, pour des temps de service inégaux. Il convient donc de ne plus employer le corps des agrégés dans l'enseignement secondaire et si le meilleur traitement est logique face au surplus de savoir sanctionné par un concours d'un niveau supérieur, les lauréats d'un tel concours doivent donc exercer leur profession dans l'enseignement supérieur (IUT, BTS, Licence...). L'enseignement supérieur Une école primaire qui pallie vraiment les difficultés des jeunes élèves, un enseignement secondaire remodelé par un service des enseignants propice à des projets innovants et une structure d'orientation complètement refondée, une école ouverte aux parents d'élèves qui soutiennent le travail des enseignants et qui sont soutenus par l'institution... voilà les premières clés d'une insertion universitaire cohérente et l'espoir d'une régénération des élites. A condition de changer sensiblement les structures de l'enseignement supérieur français qui font figure d'exception. Les objectifs de l'enseignement supérieur doivent être de former l'élite du pays, pas l'aristocratie héréditaire qui gouverne le pays depuis la fin de la seconde guerre mondiale mais une élite mixte sexuellement, socialement, culturellement, apte à imaginer la France de demain et se remettant en cause continûment, et d'apporter aux citoyens la formation nécessaire à une économie mondialisée où les armes du pays doivent demeurer celles qui ont toujours fait prospérer la nation : l'audace technologique et culturelle, l'invention continuelle, la recherche du progrès au service de l'être humain. L'université française doit retrouver un rang à la hauteur des talents du pays dans la concurrence mondiale, or c'est loin d'être le cas, toutes nos universités sont mal classées et elles n'attirent que difficilement des étudiants étrangers. Les compétences des chercheurs et universitaires français ne sont pas en cause mais là encore les structures archaïques qui plombent le pays depuis plus de 30 ans. La responsabilité de chaque établissement secondaire où qu'il soit devra être de faire émerger les meilleurs élèves dans des domaines variés et les accompagner dans des filières d'excellence. Cette responsabilité devra être une des nouvelles missions confiées aux conseils d'administration et en première ligne à leur président. Pour la réussite de ce projet ambitieux il faut simplifier les structures de l'enseignement supérieur en les regroupant au sein d'universités rénovées dont les moyens devront être en rapport avec les défis du siècle qui commence. Il convient donc de supprimer les classes préparatoires aux grandes écoles qui ne sont plus qu'une structure de transmission héréditaire d'une aristocratie républicaine. Il faut intégrer les grandes écoles dans des pôles universitaires moins nombreux, plus cohérents, gagnants en lisibilité nationale et internationale, pour maintenir de véritables pôles d'excellence et offrir aux étudiants qui les auront choisies de véritables débouchés à haut niveau ; politique volontariste en direction des filières des sciences fondamentales et appliquées sources des emplois de l'avenir. Les universitaires ne peuvent continuer à se lamenter du niveau des étudiants sans agir. Il faut dans toutes les licences instaurer des modules transdisciplinaires de culture générale pour amener chaque étudiant à une maîtrise suffisante de la communication écrite et orale en français et en anglais (au cours des trois années de licence ce module pourra se spécialiser en fonction des besoins de la discipline étudiée : rédaction de notes de synthèse, de rapports d'activité...). Il faut enfin permettre à chaque étudiant de pouvoir se réorienter au sein de l'université d'où la nécessité d'un vrai service d'orientation durant la licence. Epara Epara Epency Enseignant, Secrétaire fédéral adjoint à l'international (Fédération de Paris)

Epara Epara Epency - 12/11/2009 à 23:15

Il peut paraître choquant que certains enseignants ne demandent plus de stages de formation. Mais il y a, à cela, une raison très simple : certaines formations, parfois avec des intitulés différents, se répètent depuis des années ; d'autres sont tout simplement très creuses. Aussi bien en ce qui concerne la formation initiale que la formation continue, il faudra prendre conscience que les enseignants ont des exigences intellectuelles et pratiques qui ne sont que rarement satisfaites par ce que leur offre jusqu'à présent les IUFM. Peut-être faudrait-il s'intéresser à d'autres chercheurs qu'à ceux auxquels on ne cesse de se référer depuis 20 ans. Un exemple :S. Dehaene.

Marie-Françoise Legrand - 12/11/2009 à 18:43

Pour avoir enseigné 38 ans dans différentes écoles primaires, j'estime qu'il faut: 1. répartir autrement le temps scolaire : des journées moins longues ( elle sont presque toujours augmentées des temps passés à l'école , bruyante par définition,-cantine étude du soir du fait de l'absence des parents): les enfants passent souvent , dès le plus jeune âge, 10 heures à l'école!! 2.détecter, dès la maternelle, les handicaps de toutes natures ( vue, audition mais aussi , nourriture, soins donnés à la maison, maltraitances diverses-j'en ai connues de sévères, bien trop tard pour y remédier- , troubles psychologiques, dyslexie,....) : pour cela il faut renforcer de façon draconnienne le service de santé scolaire) les handicaps, détectés très tôt, couteront bien moins cher à la collectivité ( redoublements inefficaces et couteux) et préjudicables aux élèves qui sont d'abord des ENFANTS à soigner; 3. Donner, dès la maternelle et en tous cas dès le CP le soutien scolaire que les enseignants n'ont pas les moyens de fournir dans des classes de 25 à 30,élèves sinon plus ( j'en ai eu jusqu'à 40...) Un soutien , individualisé précoce, sera efficace s'il est donné pendant le temps scolaire normal et non EN PLUS des horaires déjà trop chargés. Pour cela , un enseignant en surnombre qui prendrait , par petits groupes , une heure par jour , à tour de rôle les enfants signalés par les collègues: il aurait du travail toute la journée et pourrait, en outre, remplacer au pied levé, les courtes absences inévitables dans la vie de chaque intituteur ou surtout institutrice, les congés plus longs relevant du remplacement prévu par les services académiques. 4.Dégager du temps pour les enseigants du primaire qui ne peuvent pas être polyvalents et "valables" en toutes matières ( éducation artistique, physique , enseignement musical ..) : chacun garderait sa classe par demi groupe pendant que l'autre demi groupe participerait à l'apprentissage des langues étrangères.( la France est très en retard) 5.Etaler les cours sur toute l'année et réduire les vacances qui seront moins indispensables quand , profs et élèves auront des journées moins longues. 6.Décharger les directeurs d'école proportionnellement au nombre de classes Mais cela nécessitera des moyens, dont on fera l'économie par la réussite de la plupart des enfants.

Imbert Josette directrice d'écol - 12/11/2009 à 17:43

Cela fera 120 ans que nous avons une école publique, laïque et obligatoire. Le nombre de bacheliers par année est toujours plus important. Pourquoi veux-tu que cette évolution positive minore l'importance du baccalauréat ? Pourquoi l'Egalité devrait-elle rabaisser le tout, au lieu de l'élever ? Cette tendance à l'élitisme est une forme de racisme envers tout ce qui n'est pas soi. Tu veux la Paix et l'Egalité ? commence par cesser de tenter de faire mieux .Tu dis faire mieux que toi-même, lorsque c'est avec les autres que tu es en compétition . Tu ne crois pas que donner le meilleur de toi-même, c'est chercher à prouver que ton meilleur est meilleur que celui des autres ? Mais non, tu es juste différent, parce que tu es toi. Mais les autres, eux aussi sont eux. Oui, mais toi...Toi quoi ? Tu te réfères exclusivement à toi-même. Et tu as bien raison. Tu ne connais pas les autres ! Tu peux toujours arguer que les autres servent de repères. Ils servent, en effet. Et toi, qui desserts-tu ? Qui tu ? Qui s'est trop tu ? Qui t'as placé au centre du monde. De ton monde ? Toi. Tu t'es placé tout seul, étant petit. Peut-être mal placé, tu ne sais pas, trop exigu ou peu aéré. Mais enfin, tu y es. Et tu t'y accroches. Ta condition sociale. Ton travail. Grâce au labeur de tes études. Tes études ! Ris donc ! Qui les a décidées, tes études ? Certainement pas toi ! Non, C'est ton potentiel. Où est-ce que tu as appris ? Pourquoi tu as réussi et pas les autres ? Hein, Pourquoi ? Pourquoi lui il est sur le trottoir avec ses cartons aux fautes d'orthographes, pourquoi elle elle fait le trottoir ? Ailes. Icare les as brûlées. Trop de Soleil. Pourquoi le soleil, quand tu l'approches trop, il brûle ? C'est quand, trop ? Pourquoi pour les autres, le soleil, c'était le savoir ? T'étais plus intelligent ? Non, tu n'es pas assez bête pour y croire. Alors Quoi ? Le hasard ? Oui, peut-être. Le hasard qui t'as fait naître n'être ici et pas Là-bas. Le hasard qui t'as nourri de dinde à Noël, il ne t'as pas donné la Faim. OU peut-être, mais alors tu as eu la Chance. Tellement rares sont ceux qui ont du mérite. Toi peut-être en as-tu, tu ne sais pas. Nous n'en avons pas. Peut-être celui ou celle d'à coté, il a travaillé. Dur. ET que pense-t-il, lui, que pense-t-elle, elle ? Ils non, ils n'ont pas la voix au chapitre. Chapitre clos. Voies Voix pour rire et pour chanter. Pourquoi l'école elle ne t'as pas appris le rire et le chant ? Pourquoi ? Pourquoi ils veulent qu'on travaille ? Plus. Pour gagner ? C'est quoi gagner ? C'est avoir le sentiment d'avoir réussi ? C'st quoi réussir ? C'est avoir gagné ? Et alors à quoi ça sert. Tu leur a demandé toi, si avoir réussi ça leur a appris à rire et à chanter à eux ? A toi, bientôt. Cherche. Tu es vraiment sûr ? L'école c'est beaucoup. C'est apprendre la vie. Mais si l'école ferme. Si toi tu peux y aller, tu es même obligé, et tu n'es pas intéressé. C'est pas drôle. l'autre il ne peut pas. Pas assez d'argent pour aller jusqu'au bac. TU imagines ? Bientôt sur ta plaque d'école il y aura marqué privé. Comme juifs interdits. ET lui, il ira en classe, bien sûr, où veux-tu qu'elle aille ? La racaille dans la rue, c'est ça ? Non, pas encore. Attends la sonnerie. Les deux là , ils y sont donc, dans l'école. A la rue. Ils comprennent pas. Ce qu'on leur demande. A quoi ça sert tout ça ? Y comprennent pas. Toi tu comprends. Mais tu vas pas aller leur dire. En fait, toi tu sais. Et eux aussi, ils ne sont pas bêtes, tu sais ? C'est juste qu'il ne savent pas. Pas appris, eux. Ils sont pas plus heureux. Que toi, que les autres, que nous. Ca y est, tu as obtenu ton baccalauréat, avec éventuellement un peu de soutien, des fois, parce que tu en nécessitais. Tes parents payent. Profite ! Après c'est toi qui payeras pour tes enfants. Et eux, alors ? On ne sait pas. Ouvrier, secrétaire, esthéticienne, dealer, voleur. Nous les avons perdus. Et à cause de Quoi ? De toi. Qui n'as pas compris ça. Privatiser c'est séparer. Les riches des moins riches. Le patrimoine des arrachés à leur terre. Et puis c'est accepter. tolérer. approuver. l'égoïsme humain. Ca ne te concerne pas, après tout ! Si ça ne leur convient pas, qu'ils le disent, eux ! Mais non. Eux ils n'iront pas. Parce que tu n'iras pas avec eux. Eux nous ne les croirons pas. Parce qu'ils ne sont pas sérieux. Des clowns ! Des Clous ! Peut-être. Mais alors des clowns tristes. Ils ne se font même pas rire eux-mêmes. ou si peu. si faux. Des clowns cyniques. Ironie du sort. Et tout ce gâchis, Pourquoi ? Ah oui ! Certains s'en sortent. Les plus méritants. Mais pourquoi chez toi ce ne sont pas que las plus méritants qui sortent diplomés ? C'est juste, ça ? C'est juste que toi, ceux qui t'ont appris, ils enseignaient ? Alors que les autres. Nous ne savons jamais sur qui ils tombent. Mais les meilleurs professeurs, les plus humains, sont là où l'on s'y attend le moins. ET c'est là qu'ils sont vrais. Pour un an ou deux, des fois plus. C'est dur. Mais c'est beau. C'est ça l'Education. Il y a toujours des perdus. Il ne devrait pas. Que faut-il ? Changer. Les mentalités, les moyens. Croire . Nous ne les aimons pas, ces gamins. Ils ne comprennent rien à rien. Ils nous font du mal. Jettent de pierres. Mais ils nous ont appris l'école de la vie, celle de tout le temps. Et la leur est particulièrement dure. La dureté, ça se partage et ça fait moins mal. L'élite de la société est honte. profonde. Mais ce n'est pas toi, l'élite. Tu n'es pas concerné par tout ça. Et si. Si eux n'ont pas tes atouts pour imaginer autre chose et que les hauts ne se rendent pas comptent de leur propre sale ineptie. Qui le fera ? Qui bâtira, sans mérite et sans gloire, sans diplôme mais avec ses rires et ces mains tendue ? Une Utopie. Je compte sur toi. sujet d'invention d'une élève de première

Eliette Lacornerie - 11/11/2009 à 20:34

Redonner sa place à la laïcité : école pour tous, éducation civique et morale, mixité sociale( revoir les cartes scolairesdétruites)moyens en personnels( pendant et hors temps scolaire), retour aux heures perdues du samedi matin, équilibrage de la semaine ( personnel spécialisé pour des activités sportives, musicales, théâtrales) les enseignants seront libérés pour les autres cours. Stop aux dépenses municipales ou d'état sans contrôle du privé. FORMATION des maîtres à revoir : plus de pédagogie, de psychologie de l'enfant ou de l'ado, plus d'aides et de soutiens d'autres collègues, revalorisation financière des statuts, meilleure coordination primaire-secondaire, troisième-seconde. Revalorisation des filières technologiques: moins de "culturisme"plus de pratique mais aussi plus de culture....Du personnel plus présent dans les collèges pour l'orientation, la santé .... Donner aux enseignants des temps libres pour l'accueil des parents....

alain Laick - 11/11/2009 à 14:19

l'enfant doit aimer l'école. La France est très en retard dans ce domaine. C'est apparemment un sujet qui n'intéresse pas grand monde et pourtant des enfants qui aiment l'école ont déjà parcouru la moitié du chemin. Aimer l'école implique pour les éducateurs des remises en question qu'ils ne sont pas prêts de faire: violences morales, non respect des enfants, détestation du métier les exemples ne manquent pas malgré les protestations. beaucoup de bonnes solutions existent dans les pays nordiques notament.

Paultre christian - 10/11/2009 à 23:56

Faire d'avantage confiance aux enseignants, cesser de les stigmatiser. reprendre l'idée que chacun doit faire son travail là où il se trouve : fausse bonne idée des équipes pédagogiques, réunionites stériles qui consistent à faire en 1 h 30 à 15 cequ'on peut faitre tout seul en un quart d'heure , Absence des élèves : sur 3 h par semaine sur 35 semaines donc 115 heures, j'ai eu la classe complète moins de 50 heures ( calcul fait fin 2006 ) !!!! Sorties scolaires non justifiées, n'apportent rien aux élèves . Je dois accompagner des élèves de 6 ème pour les emmener voir Tex Avery Folies !!!!: deux heures de perdues ! sous prétexte de leur faire voir un cinéma différent de ce qu'ils voent à la Télé !!!! temps d'attente pour passer à la cantine trop long : des heures sous la pluie !! autoritarisme des Chefs d'Etablissemnt : non respect de leur part de la Loi d'orientation ,des statuts des personnels. Les Conseils d'Administration votent des sorties sans que les membres aient connaissance du contenu réel de la sortie , l'Administratif passe avant le pédagogique ! au cours d'une année scolaie ,le casier du prof moyen reçoit une avalanche de circulaires ( en moyenne plus d'une par jour suivie d'une seconde qui annule la première , les élèves sont exposés toute l'année d'incessants changements et abasourdis par des consignes contradictoires . les semaines A et les semaines B sont un fléau symbolique de ce chaos . On leur demande d'être des citoyens mais de plus en plus d'adultes dans l'école ne sont pas inscrits sur les listes électorales, les conduites addictives sont banalisées par de nombreux éducateurs . l'exemplarité ne fonctionne plus , des collègues au bout de 25 ans de carrière ne savent pas comment fonctionne un Conseil d'Administration . Michel Prunier .

Prunier Michel - 10/11/2009 à 16:04

voici ma réflexion en tant que parent d'élève déléguée , élue aux conseils d'administration des lycées, collèges et conseils d'école durant 20 ans. Je précise que je suis Modem et que je suis ravie de cette initiative commune. PLADOYER POUR UNE ECOLE D'EXCELLENCE Je reprends la version courte de l'appel pour une refondation de l'Ecole ici http://www.refondation-ecole.info/fileadmin/refondation/Documents/appel_refondation_ecole.pdf Je suis tout à fait d'accord sur les constats , causes et remèdes.. pour avoir traversé l'école en tant que déléguée de parents d'élèves pendant 20 ans, j'ai eu tout loisir de faire le même constat... Je pense que le degré le plus important de l'Ecole est la Maternelle. vouloir réformer les degrés supérieurs sans s'attaquer au fond du pb dés le plus jeune age, c'est perdre son temps, et son argent...contrairement à ce que pense Darcos, la maternelle n'est pas une garderie, qui se contenterait de simples puéricultrices ou animatrices.. J'ai constaté que les enfants issus de milieux défavorisés( sur le plan intellectuel, pas forcément lié au niveau social, même si la plupart d'entres eux sont effectivement dans des catégories sociales basses), qui ne peuvent développer CHEZ EUX, un langage correct, avec un niveau de compréhension et d'élocution d'un certain nombre de mots indispensables, qui ne peuvent construire une phrase correcte , sont condamnés à stagner , et même à régresser, au cours de leur scolarité entière. Il est fondamental de travailler sur l'oralisation des tout-petits, ça demande des personnels formés pour ça, spécifiquement, et il me semble que la formation des profs d'école est trop généraliste. Il faudrait créer une Vraie spécialité d'enseignement de maternelle, avec des profs motivés et non comme maintenant des profs balancés dans une maternelle(au gré des postes) , alors qu'ils n'ont jamais même fait un stage( et encore un stage si court n'apprend rien) dans une maternelle...je connais le pb puisque ma soeur est instit, depuis peu, et qu'elle a démarré sa carrière dans une grande section de maternelle, avec 30 enfants, dont plus de la moitié d'origine étrangère, et plusieurs cas sociaux graves...pas facile de démarrer ainsi et d'obtenir des résultats concluants, et de donner une chance égale à chacun de ces petits...donc , un jeune prof démarre sa carrière , en sachant déjà qu'il ne pourra pas mener sa mission à bien, c'est désespérant... Donc mon premier point fondamental -Création d'une spécialité Maternelle, avec formation spécifique. et obligation de résultat pour tous les élèves ( sauf cas de retard mental) à la sortie de maternelle, un enfant doit comprendre ce que le prof lui dit, et doit être capable de formuler des réponses intelligibles en bon français Ecole primaire: là aussi je suis d'accord que les apprentissages fondamentaux sont impératifs.. Il faut admettre que savoir lire, écrire, et compter , c'est avoir les OUTILS pour apprendre.. Les premiers cycles du primaire devraient se contenter d'apprendre à utiliser ces outils correctement, et à mettre en pratique ces outils dans diverses matières , sans vouloir accumuler des tas de cours inadaptés.. Exemple, apprendre à utiliser les outils dans la vie de tous les jours, faire comprendre à l'enfant que avec ces outils, il pourra lire des livres ,ou avoir des renseignements( par exemple lire les panneaux , pour s'orienter, lire une carte routière, reconnaitre de produits ou des marques dans un magasin , lire une recette de cuisine, ou une règle du jeu)mais aussi écrire , exprimer des sentiments, correspondre avec les autres, etc..et enfin calculer, (sans calculette, je vois des gosses de 7 ans avec des calculettes, maintenant...), le calcul étant partout, ne serait ce que pour acheter et payer... Tant que ces outils ne sont pas acquis totalement, il est dérisoire de vouloir apprendre une langue étrangère, faire l'informatique...ce qui compte c'est l'autonomie complète. Une fois ces outils acquis parfaitement, il est tellement plus facile de commencer à découvrir les matières l'histoire, la géo, les sciences, et à apprendre , à débattre, et s'approprier le savoir avec plaisir... Donc pour mon deuxième point Fondamental Redonner à l'Ecole Primaire son rôle d'apprentissage des fondamentaux. apprentissage de l'autonomie, apprentissage de la recherche personnelle... 3 bases pour le collège.. Bien évidemment le suivi des élève sen difficultés doit être obligatoire , et le contrat de l'Ecole primaire doit être rempli pour tous.. Pour ce qui est du rythme scolaire, je pense que la semaine des 4 jours est débile, j'étais contre ...les enfants ne peuvent pas être en pleine concentration durant des heures, l'alternance des apprentissages d'outils et des activités d 'éveil , ainsi que informatique et sports, sont fondamentales.. et d'ailleurs, dans l'éveil, les outils sont utilisés sans arrêt, mais sous forme plus ludiques..il ya des rythmes biologiques , il faut les suivre.. je trouve inadmissible qu'on adapte les horaires d'école, aux contraintes économiques, une fois de plus le marchand passe avant l'humain. Petit rajout, concernant les parents d'élèves, surtout ceux qui sont peu lettrés, il faut trouver une synergie, en parallèle avec l'école, pour leur proposer s'ils le désirent un accompagnement soit en langue française, soit en perfectionnement des outils..afin de les valoriser vis à vis de leurs enfants, et leur donner envie de les voir progresser..un parent qui sent qu'on s'intéresse à lui, sera plus exigent vis à vis du travail de son enfant à la maison... Troisième degré le Collège Une fois les outils acquis, l'autonomie bien gérée, et le plaisir d'apprendre bien installé, le parcours au collège devient un parcours de recherches de connaissances, de compréhension , de réflexion et de déduction.. Les cours devraient dans ce cas être d'abord axés sur les grandes connaissances, dans le premier cycle du collège.. disons une palette de connaissances nécessaires non seulement pour la suite, mais au moins pour avoir une culture de base correcte, qui permettra plus tard de s'en sortir, même avec un bagage scolaire relativement bas..et bien entendu un suivi scolaire adapté, pour donner ces bases indispensables. Parce que j'en ai trop vu des gosses paumés qui ne comprenaient pas ce que disaient les profs, la langue étant devenue une ennemie, d'où la violence induite, et le refus de travailler, parce qu'ils se sentent exclus de ce monde.. Deuxième cycle du Collège Les bases sont posées, il faut maintenant commencer à spécialiser, et là, si les élèves ont bien leurs bases, naturellement ils pourraient commencer à choisir des options d'approfondissement ,plus proches de leurs envies.. Et à ce stade, les métiers manuels ne doivent plus être considérés comme des poubelles à élèves perdus...je trouve lamentable, la manière dont certains profs dévalorisent tout ce qui n'est pas purement intellectuel...( je l'ai vu dans les commissions d'orientation pour les BEP, CAP etc..) le lien entre le collège et l'entreprise doit commencer , et chaque élève devrait faire 2 stages, l'un dans un métier dit intellectuel, et l'autre dans un métier dit manuel..que chacun puisse voir les différences, les avantages , et les inconvénients... Ensuite vient le moment de l'orientation Ce moment ne devrait pas être une orientation par défaut mais par intêret .. si les bases sont bonnes, les outils acquis, l'autonomie suffisante, et les renseignements sur les différentes études et métiers correctement donnés, les élèves devraient pouvoir choisir plus sereinement une filière sans être dévalorisés, mais au contraire encouragés...la suite coulerait de source, et les résultats du lycée , ou de la formation professionnelle seraient très bons... Pour venir sur un plan plus technique, il me semble que dans le système que j'évoque, les profs et les élèves seraient plus sereins, que les heures seraient certainement plus efficaces, et que donc, s'acharner sur un programme hebdomadaire de 32 à 35 heures serait inutile, car l'autonomie( celle qu'on retrouve dans les pays nordiques) permet de travailler en dehors des cours.; par contre les heures en moins seraient compensées en heures de soutien pour tous ceux qui ont des difficultés , pas forcément intellectuelles mais aussi sociales, car travailler dans une chambre qu'on partage avec 3 ou 4 frères et soeurs , ça n'est pas l'idéal... donc oui les profs doivent être plus présents, et mieux payés à condition que les heures sup soient efficaces.; contrôle des résultats des cours de soutien. Quatrième Degré : le Lycée- la Formation Professionnelle Si l'orientation et l'apprentissage de l'autonomie, et l'approfondissement de certaines matières sont concluantes, le parcours au lycée devient , une préparation pour un projet, pas forcément de métier, mais au moins d'études supérieures, et limiter les échecs dans le supérieur . Le choix des sections ou des modules( à ce stade, on peut considérer que dés la première, le système de modules peut être envisagé, avec une autonomie de plus en plus grande, afin de préparer les élèves à la fac, ou aux Ecoles supérieures) doit tenir compte du projet défini en fin de collège, avec l'orienteur et le conseil de profs (pas forcément ceux de l'élève, mais plutôt un comité spécialiste selon l'orientation désirée). Pour les filières techniques et professionnelles, si les élèves y entrent volontairement avec la certitude de faire le Bon choix, si on ne les a pas jetés là, parce que rien d 'autre n'était possible, je suis persuadée que beaucoup seraient de très bons professionnels sûrs d'eux, et capables de trouver du travail, et aussi de continuer leurs études s'ils le désirent .Les passerelles doivent être présentes à tous les niveaux, car il n'est rien de pire que de dire à un élève qu'il est CONDAMNE à cette filière, sans autre voie de sortie.. Tout ceci est la réflexion de 20 ans comme déléguée de parents d'élèves de la maternelle au lycée, j'ai eu la chance que mes enfants soient plutôt de bons élèves, mais j'ai surtout partagé les problèmes de centaines d'enfants et de parents, j'ai aussi pris connaissance de la difficulté d'enseigner dans ce système à la dérive, et je salue les enseignants pour leur travail et leur dévouement. voilà ma vision de l' Ecole, une école d'excellence, pour tous, évidemment

Moulinier Geneviève - 09/11/2009 à 12:53

Analyse critique où se trouve la racine de ces tout nouveaux problèmes contemporains ? ANALYSE CRITIQUE Je remarque que, phénomène du temps car nourries depuis 130 ans d'une pensée à tonalité freudienne puis lacanienne, la plupart des analyses que je rencontre sur ce problème s'attardent essentiellement - pour ne pas dire exclusivement - sur les problématiques psychoaffectives de ces jeunes = ce qui, l'expérience le prouve, n'apporte pas aux solutions proposées une dynamique réellement adaptée; elles perdent donc en efficacité. Loin de moi l'idée de nier l'existence de cette dimension mais il faut bien considérer que, la société ayant beaucoup changé depuis 130 ans, l'ensemble des problèmes que nous rencontrons aujourd'hui concerne une strate psychique bien différente de la construction de soi. Les problèmes rencontrés aujourd'hui sont en effet - dans leur essence - liés à la NON-CONSTRUCTION de l'appareil mental. De quoi s'agit-il ? Comment cela se fait-il ? L'appareil d'abstraction se construit dès les premières années de la vie à travers une exploration de plus en plus consciente du monde. Les objets réfléchissent notre action possible sur eux tandis que notre gestuelle s'adapte aux lois de la matière. C'est ainsi que mémoire, langage et réflexion se mettent en place, en même temps que sentiment d'être et savoir-faire. Or nous constatons aujourd'hui un attrait pour le virtuel qui s'accompagne d'un désinvestissement caractérisé pour tout ce qui concerne une implication corporelle - réalisation manuelle, savoir-faire artisanal, expérimentation de la matière, etc .... En même temps et dans la même ligne, se joue de façon majeure l'immédiateté de la satisfaction des envies = c'est ainsi que pour ces jeunes ne peut physiologiquement s'inscrire en mémoire le déroulement d'un temps VECU : il s'ensuit peu ou pas de savoir-faire, quasiment aucune expérience engrangée et donc pas de REFLEXION possible. L'origine de ces problèmes se situe donc EN AMONT des problèmes dits « oedipiens », car elle concerne le stade oralo-anal ou stade de la construction de « l'objet permanent » ; il se joue principalement dans les 2 premières années de la vie !!! Il s'ensuit au plan du développement de ces jeunes, tout un chapelet de dysfonctionnements résultant directement de leur attitude face à la vie et du comportement qu'elle entraîne : 1. Hyperactivité et manque de confiance en soi (ça va ensemble), 2. désorientation spatiale (in orientation serait plus exact), 3. manque d'imagination et de créativité (c'est ce que déplorent les enseignants, depuis un bon nombre d'années du reste), 4. vocabulaire et expression du langage très pauvres, 5. non construction de l'appareil logico déductif, .... ceci, pour les troubles les plus simples et les plus généraux, troubles qui mènent à un échec scolaire plus ou moins important, 6. le tableau pouvant s'aggraver avec l'âge, lorsque la puberté avance et que, perdus dans l'espace et le temps, ils se trouvent alors en incapacité de s'exprimer sous quel que mode que ce soit, incapacité à se réaliser en tant que sujet et à prendre place dans la société. Il faut souligner que cette incapacité personnelle est tout bonnement - et originellement - physiologique et ceci, par non-éducation. Mais elle se conjugue et s'ajoute dramatiquement à la démission de la société, démission faite d'impuissance à leur fournir une solution adaptée. Ils entrent alors en dépression, celle-ci se traduisant bien souvent par une réaction violente, contre eux-mêmes ou contre l'extérieur. 7. A noter que le climat ambiant aidant, les conduites déviantes ont lieu de plus en plus jeune. Oui, notre mode actuel d'éducation fait qu'un grand nombre d'enfants passent au travers de cette étape précoce - quel que soit le milieu social, faut-il le préciser. Il faut ajouter que, outre le fait qu'ils disposent ainsi d'un langage très réduit, ils ne peuvent physiologiquement pas avoir conscience des conséquences de leurs actions - ou véritablement très peu. Il faut savoir que le climat ambiant est très déstructurant et que, de plus, les parties dites « expertes » ne sont pas d'accord - elles s'affrontent avec vigueur. Il n'en est pas moins vrai qu'un nombre impressionnant de livres sont parus ces deux dernières années sur le thème de l'autorité. C'est à mon avis très insuffisant, l'analyse du problème n'abordant pas la dimension physiologique de l'inaptitude au langage et à l'abstraction : or c'est justement elle qui offre un volet sur lequel on peut facilement agir. Encore faut-il avoir le courage et la détermination de mettre en place des structures adéquates : - dans quel espace de vie, - dans quel espace budgétaire doit-on l'inscrire ? Il faut savoir aussi que plus l'enfant reçoit tôt une éducation à l'acte de la PERCEPTION (= c'est à cette phase mentale là que le temps commence à se dérouler pour eux. C'est ici également qu'ils se construisent psychiquement à travers l'élaboration de leur temps personnel) .... .... moins il a eu le temps de développer des mécanismes de compensation destinés à combler cet angoissant espace de NON-ETRE dans lequel il est plongé. Or ce sont ces mécanismes qui sont très difficiles à lever après 8 ans.

CARETTE Françoise - 08/11/2009 à 19:09

Je peux témoigner de la grande précarité des étudiants. Par le biais de mon travail actuel, je la côtoie au quotidien. Je souhaite que l'on parle des mouvements de grève de l'année dernière et des conséquences de ces mouvements sur les étudiants précaires, mais également les personnels contractuels et vacataires, administratifs et/ou de service. Je vous adresse ci-dessous quelques éléments que je souhaiterais voir porter au débat. Il y aurait bien évidemment d'autres sujets à traiter (la LRU, les pouvoirs des présidents d'universités, les menaces qui pèsent sur les IUT, la formation professionnelle, le statut des enseignants chercheurs, la formation des enseignants, l'orientation des élèves dans le Supérieur...), mais je parle surtout des points que je connais. CONSTAT - La précarité des Étudiant-e-s Ce que l'on a appelé "l'affaire Jean Sarkozy", à propos de sa candidature à l'EPAD a fait couler beaucoup d'encre et a suscité de nombreux commentaires... Une Élue de l'UMP allant jusqu'à déclarer que "Jean Sarkozy est comme de nombreux étudiants, il doit travailler à côté de ses études". De quoi s'étrangler ! De très nombreux étudiants n'ont rien, ou si peu pour vivre, voire survivre. Les situations sont telles que certains renoncent à poursuivre leurs études, allant ainsi gonfler les chiffres du chômage "non qualifié"... et la situation se dégrade de plus en plus... Une partie de notre Jeunesse estudiantine, l'avenir de notre pays, vit dans une grande précarité, une grande misère... Qu'ils soient boursiers ou aidés par leur famille, de nombreux étudiants sont dans l'obligation de travailler à côté de leurs études, car il faut bien se nourrir, se loger, s'habiller, se soigner, se divertir, vivre ! Les "boulots" qui leur sont proposés sont au SMIC et à temps partiel... ou au noir... certains étudiants (filles comme garçons) allant même jusqu'à se prostituer (un phénomène en augmentation). En ce qui concerne la santé, de récents constats montrent que les étudiants ne se soignent pas, notamment les soins dentaires et optiques ; en 2008, seuls 83 % des étudiants possédaient une complémentaire santé (taux de couverture plus faible que la population nationale). Pour aider les étudiants en difficulté, il existe les bourses sur critères sociaux, dont je rappelle les échelons, il y en a 7, de 0 à 6. L'échelon 0 ne fait qu'indemniser des frais d'inscription (tout ou partie) et de Sécurité Sociale, pas de mensualités. L'échelon 1 attribue 9 mensualités de 160 Euros, ainsi jusqu'à l'échelon le plus élevé, 6, pour lequel les étudiants perçoivent 9 mensualités de 446 Euros (mensualités versées d'octobre à juin). Bien que les échelons des Bourses aient été revalorisés cette année, on est bien loin de l'effort qu'il faudrait consentir. En dehors de la bourse, il existe le Fonds National d'Aide d'Urgence (FNAU) qui peut attribuer des aides ponctuelles ou annuelles, sur enquête sociale (pour les étudiants boursiers ou non). Un dixième droit à bourse à été octroyé au titre de l'année 2008/2009 aux étudiants qui ont subi les mouvements de blocage dans les Universités, mais il semblerait (information à vérifier toutefois) que les fonds pour financer ce versement supplémentaire aient été pris sur le FNAU. La Ministre a supprimé les prêts d'honneur à taux 0 (gérés par les CROUS) et a lancé "le prêt Pécresse" : un cadeau de plus fait aux banques par le Gouvernement, puisque ce sont les organismes de crédits et les banques qui fixent les règles de ce mode de financement inégalitaire : taux d'intérêt, délais de remboursement, conditions d'accès ... En ce qui concerne le logement étudiant, un obstacle majeur dans l'accès aux études, les objectifs que le Gouvernement s'étaient fixés (5000 constructions par an jusqu'en 2014 et 7000 réhabilitations de chambres) sont loin d'être atteints (3800 logements nouveaux en 2009). Une fois de plus, il faut dénoncer les injustices : la Politique menée par Nicolas Sarkozy et son Gouvernement est une Politique "anti-redistributive", dans tous les cas, on distribue à ceux qui n'en ont pas besoin (bouclier fiscal...), les autres sont de plus en plus précarisés, les étudiants n'échappant pas à la règle... Autres éléments de débat . Situation des personnels contractuels et/ou vacataires de l'Éducation Nationale / Enseignement Supérieur et Recherche, Ministère grand pourvoyeur de précarité (sans remettre en cause l'intérêt du travail lui-même)... . Enseignants déclarés grévistes alors que rémunérés pendant la grève (alors que les personnels administratifs ou de services en grève ont eu, bien évidement, des retenues sur salaire (44 Euros pour 1 jour de grève pour un SMIC !). . La LRU est contestable, mais il ne faut ABSOLUMENT PAS repartir sur les mouvements de blocage tels qu'ils ont été orchestrés l'année dernière : les difficultés qu'ont éprouvé certains étudiants pour faire face à la situation sont énormes. Dans les Assemblées Générales la parole était confisquée par l'Extrême Gauche et les étudiants soucieux de faire prendre conscience des situations de précarité de certains d'entre eux ont été traités de "fascistes" : voilà la situation ! . Certains étudiants Européens (dans le cadre d'un programme ERASMUS) ont perdu leur année en raison des blocages : quelle image de l'Université Française au sein de l'Europe ? . Signe de la précarisation des étudiants, le Secours Populaire a ouvert le mardi 22 septembre dernier une antenne sur le campus de l'Université Lille 1 ! Cette action devrait se mettre en place dans d'autres universités en France. QUELQUES PROPOSITIONS . Développer le "Pass-log". Lors du vote du dernier budget, la Mairie de Toulouse a provisionné un million d'Euros pour mettre en place ce nouveau dispositif. La Mairie de Toulouse va avancer un mois de loyer aux étudiants boursiers. Une convention a été signée entre la Ville de Toulouse et la CIL (Caisse Interprofessionnelle du Logement). Le loyer est avancé jusqu'à hauteur de 400 €. L'étudiant ne commence à rembourser que trois mois après, avec des mensualités minimum de 10 €. . Réviser le système boursier. Mettre en place un dispositif financier (allocation d'autonomie, prêts à taux 0) permettant à tout Jeune de plus de 18 ans de pouvoir financer un "projet de vie" ; pour les étudiants, cela se traduirait par la possibilité de vivre décemment en poursuivant leurs études. Il ne s'agit nullement de la mise en place d'un système style "RSA Jeunes", mais d'effectuer une révision globale du calcul et du montant des bourses sur critères sociaux pour que plus d'étudiants puissent en bénéficier. . Chéquier lecture. Certains manuels (notamment de Droit) sont très coûteux et doivent être renouvelés régulièrement. Ne pourrait-on pas étendre le système du "chéquier lecture" aux étudiants (mesure qui pourrait être prise à court terme dans l'attente d'une refonte du système boursier) ? . Renforcer les moyens des C.R.O.U.S. Les missions des CROUS (suivi des dossiers, prise en compte des situations des étudiants), se font pour l'instant dans de bonnes conditions grâce à la conscience professionnelle de tous les personnels (titulaires, vacataires, contractuels), jusqu'à quand (faute de moyens, de pérennisation des postes...) ? . Tenir les engagements de l'État. Où en est-on quant aux créations et rénovations des logements étudiants ? . Évaluation locale des besoins. Du fait de la réforme, les collectivités locales risquent de perdre la possibilité de mettre en oeuvre des programmes améliorant la vie quotidienne des étudiants (notamment le logement). Localement, les besoins sont mieux évalués et pris en compte que lorsque c'est l'État seul qui en assure la compétence. . Santé. Augmenter les moyens et développer les actions des antennes des Services de Médecine Préventive Universitaire (SIMPPS) afin de permettre aux étudiants un réel accès aux soins. . Transports. Généraliser un coût réduit des abonnements pour les transports en commun (comme par exemple la carte à 10 Euros pour les Jeunes à Toulouse). Étendre ce dispositif sur tous les réseaux : bus, métro, tram, train, afin de faciliter les déplacements des étudiants, notamment ceux qui résident en dehors des communautés urbaines. . Dialogue avec les Syndicats. Renforcer le dialogue avec les syndicats étudiants, enseignants et des personnels (de service et administratifs) dans les écoles et universités, notamment pour ne pas revivre ce qui s'est passé à l'Université du Mirail lors des blocages et que soient réellement prises en comptes les situations qui ont émergé suite à ces évènements (personnels du R.U. du Mirail par exemple). . Rassembler les énergies. Promouvoir la mise en place de projets en partenariat avec les enseignants, les étudiants, mais également les personnels des écoles et universités qui ont un rôle non négligeable dans lesétablissements. Ne pouvant pas me déplacer à Dijon, ne vous souhaite une très bonne journée, studieuse et productive. Amitiés Socialistes, Anne-Marie Guyot (31)

GUYOT Anne-Marie - 08/11/2009 à 13:09

http://www.meirieu.com/ECHANGES/POURCHANGER.htm Un travail de synthèse et de propositions effectué par mes soins Amitiés Christophe www.profencampagne.com

Christophe Chartreux - 08/11/2009 à 12:19

Pour des propositions qui n'encombrent pas ce site, allez là: www.profencampagne.com et surtout là où vous avez des propositions qui sont un véritable projet politique clefs en mains http://www.meirieu.com/

Christophe C - 08/11/2009 à 12:13

EDUCATION-FORMATION-ACCES AU TRAVAIL La question de l'éducation et de la formation est au croisement de deux enjeux majeurs : celui de la justice sociale par l'égalité d'accès à la connaissance et celui de l'efficacité économique, par la promotion d'une société de la connaissance. Les économistes Pierre Cahuc et André Zybelberg se sont penché avec rigueur et discernement sur cette question essentielle dans « Le chômage, Fatalité ou nécessité » (2002). Leurs conclusions inspirent beaucoup des réflexions qui suivent. Pour répondre simultanément à ces deux enjeux de justice sociale et d'efficacité économique, il faut poser un regard lucide sur l'éducation, entendue au sens large comme l'ensemble constitué par l'enseignement et par la formation professionnelle : l'éducation ne peut pas tout, mais sans elle, rien n'est possible. L'éducation ne peut pas tout, par exemple dans certains endroits défavorisés ou les familles ont été disqualifiées par la précarité et l'absence de perspectives : une action périscolaire sur l'environnement des élèves avec l'appui des familles est alors indispensable (1). Pour l'accès au travail, l'éducation n'est pas une formule miracle (2). Pour réussir collectivement, il va falloir investir et faire des choix (3). 1. Agir précocement sur l'environnement des élèves défavorisés : La France ne part pas de zéro en la matière, mais l'action publique autour de l'école - le préscolaire (petite enfance) et le périscolaire (autour de l'école)- ressemble plus à un mille-feuille qu'à une politique puissante et concentrée sur les enjeux essentiels. Dans les zones urbaines en difficulté, de nombreuses collectivités et associations s'investissement dans le soutien à la parentalité et dans l'accompagnement scolaire avec l'appui de l'Etat depuis 1999, ainsi qu'avec celui de la politique de la ville. Les moyens restent cependant faibles, aléatoires et précaires. Pourquoi faut-il intervenir de manière précoce, dès l'enfance, dans les zones en difficulté ? Les inégalités sociales se jouent dès les premières années de l'existence : la motivation et la capacité d'apprentissage d'un enfant s'acquièrent très tôt. Toute perturbation liée à des difficultés familiales peut pénaliser durablement un enfant dans son apprentissage du Français, dans sa concentration, dans sa relation à autrui. La qualité de l'environnement affectif et matériel de l'enfant compte beaucoup pour sa réussite scolaire future. Comment peut-on remédier aux inégalités sociales et agir sur l'environnement des élèves ? Contrairement certaines idées reçues, certains exemples de réussite en termes de lutte ciblée contre les inégalités viennent des Etats-Unis. C'est le cas du programme Perry School lancé dans le Michigan en 1962 : ciblé sur les enfants afro-américains de 3 à 4 ans en retard important dans leur éveil, ce programme offre un encadrement périscolaire de plus de 2h/jours aux enfants ainsi qu'un soutien aux parents de plus d'une heure par semaine. Une évaluation scientifique du programme sur la longue période a ainsi démontré que pour un 1$ investi dans le programme, la société récupérait un gain de 7,2$ par des économies d'aide sociale, des économies de dépenses judiciaires et pénitentiaires et de meilleures rentrées d'impôts et de cotisations dans la mesure où les bénéficiaires du programme multiplient leurs chances d'obtenir un emploi. Ce qui est notable c'est que ce programme associe étroitement les parents et qu'il ne se limite pas à l'acquisition de connaissances scolaires mais qu'il vise plutôt à favoriser l'acquisition de compétences relationnelles et sociales. Un second exemple est celui des « Big Brothers Big Sisters ». Cette association organise un système étendu de tutorat en direction des enfants et adolescents issus des zones urbaines en difficulté : trois rencontres de 3h par mois sont organisées avec chaque enfant pendant un an, tandis que des rencontres tuteurs-enfants-parents sont également organisées. Près de 80 000 jeunes en bénéficient chaque année, avec des résultats très positifs selon les évaluations scientifiques opérées. En France, de telles initiatives existent : mais elles restent dispersées à travers de nombreux dispositifs. Les contrats locaux d'accompagnement à la scolarité (CLAS) ou les réseaux d'écoute, d'appui et d'accompagnement à la parentalité (REAAP) constituent une base de départ appréciable pour aller plus loin : à condition d'y mettre les moyens. 2. L'éducation ne peut pas faire de miracles en matière d'accès au travail : La stratégie communautaire de Lisbonne (2000) affirme avec force un enjeu majeur pour l'Union européenne : devenir d'ici 2010 la première économie mondiale de la connaissance. L'éducation et la formation professionnelle sont au tout premier plan pour relever ce défi, parce qu'elles permettent aux individus de s'adapter en permanence et tout au long de leur vie à un environnement technologique et professionnel complexe. Investir dans le capital humain est donc important pour qu'un pays et ses citoyens aient toutes leurs chances dans la compétition internationale. Le consensus sur le rôle positif de l'éducation et de la formation est puissant en France. Mais il se caractérise cependant par un certain aveuglement collectif : le système français de formation professionnelle par exemple, mobilise des moyens massifs depuis 1971. Mais les bénéficiaires des sessions de formation sont-ils ceux qui en ont le plus besoin, ou qui voudraient s'offrir une « deuxième chance » après être sortis du système éducatif sans diplôme ? En réalité, il semble fort que le système français bénéficie surtout aux salariés les plus productifs et disposant du capital scolaire et culturel le plus élevé. Il est surtout avéré que l'on n'évalue pas suffisamment l'efficacité de ce système. 3. Investir et faire des choix La capacité du système de formation professionnelle à lutter contre les inégalités sociales et à relancer l'ascenseur social pour les adultes est sujette à caution, malgré des moyens importants, car elle ne bénéficie pas assez à ceux qui auraient besoin d'une deuxième chance. En revanche, l'efficacité d'une action précoce, ciblée et massive en faveur des enfants et adolescents des milieux défavorisés est avérée alors qu'elle n'est pas suffisamment soutenue par les pouvoirs publics en France. Deux pistes sont donc envisageables, pour rompre l'isolement de l'éducation et des enseignants dans leur combat pour une société plus juste et d'une économie plus efficace : - recentrer la formation professionnelle sur les professionnels ou demandeurs d'emploi sans diplôme par un « droit individuel à la formation majoré » : plutôt qu'un saupoudrage dérisoire et coûteux tel que celui issu de la loi Fillon de 2004 (20h/salarié), un véritable contrat de qualification devrait être financé pour certains salariés désireux de s'investir dans une formation diplomante. - Investir massivement dans l'accompagnement scolaire et le soutien aux parents en mettant en place un encadrement périscolaire systématique dans les zones urbaines en difficultés en direction des plus jeunes élèves ainsi qu'en déployant des actions de tutorat en direction des adolescents. S'il est important d'améliorer les connaissances de tous les élèves et de tous les travailleurs, il est tout aussi important d'offrir à ceux qui n'ont plus la maîtrise de leur destin une nouvelle chance, pour eux-mêmes et pour leurs enfants. Frédéric Oyhanondo. Militant PS - paris Conseiller fédéral Section du 11e

Frédéric OYHANONDO - 07/11/2009 à 22:05

L'insécurité dans les collèges et dans les lycées il faudrait commencer par donner des cours d'éducations civiques et respects aux enseignants des élèves impolis et surtout qui réponds avec violence. Il faut les punir comme il faut. responsabilisés les parents. MERCI.

AKPINAR jean- louis - 07/11/2009 à 21:28

Trop souvent, on disqualifie l'école de la République en citant les 150 000 jeunes qui n'obtiennent pas de diplômes. Certes c'est un réel problème mais qui dit pas de diplôme ne signifie pas pour autant qu'ils n'ont reçu aucune éducation. Est-ce que l'on a mis les moyens nécessaires et efficaces pour parvenir à de meilleurs résultats ? Réduire les horaires surcharger les journée et les programmes n'est certainement pas la solution pas plus que de supprimer des postes d'enseignants et de personnels d'éducation. Ceci ne doit pas occulter les réels progrès tant par le niveau que par le grand nombre de diplômés. Il y a un gros soucis d'orientation des élèves et surtout ne pas orienter par défaut, le grand nombre d'échecs ou d'abandon des études dans les premières années universitaires. Pour ma part, je rendrais l'école maternelle obligatoire à partir de 3 ans, je créerais des modules avec effectifs allégés pour les élèves en difficultés pendant les heures de cours et non en surplus, je voudrais une orientation plus performante basée sur la découverte des métiers, des stages et un tutorat soit des enseignants volontaires soit des étudiants d'un ou deux niveaux supérieurs. J'arrêterais l'hémorragie des effectifs du personnel, je rétablirais la carte scolaire.... Je souhaite bon courage à tous les nouveaux ou futurs collègues.

Duflot Jean-Paul - 07/11/2009 à 18:53

Pourquoi ne pas rapprocher le ministère de l'éducation nationale avec celui de la famille ? Et créer en parallèle, un ministère de l'Enseignement. Trop de nouvelles missions d'éducation à... (sécurité, hygiène, vivre ensemble, développement durable...) brouillent les apprentissages de base. Il appartient de plus, d'abord aux familles d'éduquer leurs enfants. Un ministère de l'Enseignement qui n'interdirait pas à ses professionnels de travailler en équipe, en pédagogie diversifiée, avec une relation pédagogique et un climat de classe de qualité, entretenus par un professeur dégagé de certaines pressions et centré sur l'apprenant et les apprentissages. On pourrait aussi et enfin, à l'instar d'autres professions (exemple: les psychologues) créer une déontologie de l'enseignant, véritable charte fixant les devoirs et les droits de chacun, en liaison avec les besoins et les attentes de lasociété par rapport à son école. Un rêve aussi, que les programmes soient fixés pour une durée suffisamment longue, afin de se les approprier, de les mettre effectivement en oeuvre avant de les chambouler (les experts parlent de durée s'étalant sur 10 ans pour que certaines pratiques changent). Qu'ils soient lisibles par tous et qu'on arrête ces valses de ministres: en 12 ans, 7 ministres!!! Depuis Christian Fouchet (1962-1967), aucun ministre de l'Education Nationale n'est resté au gouvernement aussi longtemps qu'un élève à l'école élémentaire. Et un ministre compétent...

EICH Gilles - 07/11/2009 à 18:48

Remettre l'école au service de l'humain. Elle doit s'adapter aux besoins des enfants, donc répondre à leurs attentes. Dans notre société actuelle, qui change tout les jours on ne peut plus raisonner avec nos idées d'après guerre. Vive les enfants et travaillons pour eux. Il doit y avoir des écoles.

Sallé Thierry - 07/11/2009 à 18:01

l'allégement des effectifs par classe permettrait plus d'échanges et une meilleure écoute de part et d'autre et aboutirait automatiquement à un meilleur enseignement .

Isaac kine - 07/11/2009 à 15:08

Revaloriser l'image des collèges en ZEP par l'implantation de sections d'excellence, classes bilingues et sections sportives ou musicales. Il y a des talents chez tous les élèves, il n' y a pas d'élèves paresseux, il n' y a que des élèves chez qui on tue l'espoir et l'ambition à petit feu. Il n'y a pas de mauvais collèges, mais il y a des collèges à qui on ne donne pas les moyens suffisants pour avoir une image positive et attirer aussi les bons élèves.

ASTON Florence - 07/11/2009 à 13:48

Il ne servira à rien de mettre 17, 15 ou 12 élèves par classe si on ne s'attaque pas d'abord au problème de la mixité sociale: il ne faut pas mettre plus d'argent dans les "zones en grande difficulté" , il faut, par le réaménagement total de la carte scolaire, supprimer les zones en grande difficulté .

VIRAPIN Claire Indira - 07/11/2009 à 13:34

Une petite réaction de déception quant aux participants contre lesquels je n'ai d'ailleurs aucun a priori. Mais j'aurais trouvé souhaitable que dans chaque groupe intervienne un professeur enseignant toujours à un public d'élève soit de ZEP, soit d'un établissement basique.... Sinon, entièrement d'accord avec l'intervention précédente : il faudrait redonner du souffle et de la soif d'apprendre et de découvrir à tous !

Marie-Françoise Legrand - 07/11/2009 à 12:15

Ce qui constitue un frein à la réussite de l'élève est dû au fait que dans la structure classe l'enseignement frontal est de rigueur.Cet enseignement est fondé sur le mythe identitaire.IL FAUT DONC SUBSTITUER UNE STRUCTURE HORIZONTALE A LA STRUCTURE VERTICALE QUI NE PERMETS PAS UN ENSEIGNEMENT INDIVIDUALISE ; Ceci a fait l'objet de recherches spontanées qui ont donné d'excellents résultats,mais comme cela n'allait pas dans le sens des débats du principal syndicat enseignant on s'est empressé d'oublier! La structure classe a été créée en 1628 par Comenius .Ca date on n'imagine pas les agriculteurs travailler avec l'araire c'est pourtant ce qui se passe dans l'enseignement. Pour conclure rapidement tout a été expérimenté évalué publié.Il n'y a que peu de choses à créer Il suffit d'avoir le courage politique pour ne pas être reproducteur d'un système qui ne réussit qu'aux bons élèves qui majoritairement appartiennent aux catégories sociales favorisées. C'est parce que nous ne sommes pas identiques que le concept d'égalité a été créé.Mais cela ne signifie pas traitement identique comme cela se pratique.Dernière remarque le collège unique n'a jamais ou si peu été mis en place.Le dévoiement de cette notion a conduit a un enseignement à l'unisson tout le contraire d'un collège qui doit prendre en compte le variété des élèves. Il est possible d'avoir uin système scolaire performant tous les outils ont été crées...alors courage.. et détermination.

laudignon jean louis - 07/11/2009 à 12:09

Pour avoir été enseignante;j'irais plus loin dans l'exemple 1, j'ai toujours milité pour une diminution du nombre d'élèves par classe dans n'importe quelle zone ;pas plus de 15 élèves en maternelle et en CP, il peut y avoir 20 après, quand les habitudes d'autonomie et de travail sont bien imprimées! ainsi l'argent sera mis dans la réussite et non dans le replâtrage des échecs!!!!

Grenapin Marie-Françoise - 07/11/2009 à 09:49

Une formation des professeurs des écoles aux élèves en difficulté. Plus d'enseignants spécialisés . Donner des heures aux enseignants pour des échanges dans leur pratique. Impliquer les parents, leur collaboration, dans une espèce de contrat avec l'école.

Carole T - 07/11/2009 à 08:53

-alléger les programmes -entrecouper les heures d'enseignement général de temps de respiration:sport,cinema et arts appliqués ou arts plastique -multiplier dès la seconde les visites dans les forums des metiers ainsi que les stages découverte -avoir un professeur- tuteur humaniste dès le collège

grenier anne - 07/11/2009 à 07:49

Bonjour, Toutes les remarques et tous les espoirs formulés sont on ne peut plus légitimes mais (pour faire court) IL FAUT DE L'ARGENT. Et il n'y en a plus nulle part, sauf ....dans les paradis fiscaux qui abritent des sommes inimaginables. Il me semble que les énergies de tous les humanistes devraient se concentrer prioritairement vers ce seul thème de mobilisation, préalable à toute revendication sociale d'envergure : récupérer ce qui est dû aux populations par la condamnation puis la suppression des paradis fiscaux. Cette réflexion m'est dictée par le nombre d'e-mails reçus par semaine me sollicitant, comme beaucoup d'autres internautes, pour une cause ou une autre, toutes intéressantes et motivantes mais cette dispersion est néfaste. Pour reprendre l'esprit d'une phrase célèbre : trop de mobilisations tue la mobilisation. A moins que ce soit plus ou moins le but de cette dispersion orchestrée....Je n'ose le croire. Bien amicalement.

Lacote Jacques - 07/11/2009 à 06:37

Tout faire pour réduire la lutte des places...le fétichisme du chiffre, l'idôlatrie de l'argent etc. il va s'agir de susciter le souci de l'autre, restaurer le goût de l'avenir et la dilatation des consciences. reprendre le flambeau des Lumières; une articulation du je/nous favorisant l'émancipation des individus et la co-responsabilité de la transmission des principes que de nouvelles institutions doivent favoriser et promouvoir. L'école doit stimuler la curiosité et valoriser l'intelligence et la générosité. Cultiver la parole. Dessiner un sens. Apprendre à aimer.

Larraufie Jean - 06/11/2009 à 23:03

1/ proposition qui est incluse dans la contribution de ségolène: mettre en place un contrat tripartite entre le corps enseignant, l'élève et les parents afin de clarifier les objectifs personnels suivant lesaptitudes et confronter si possible les volontés de chacun. 2/ Ouvrir le contenu pédagogique aux nouvelles approches psychologiques et organiser des séances de groupe de travail et de dialogue dès le collège. Responsabiliser l'élève, encourager l'esprit d'entreprise et d'initiative personnelle. On apprend en faisant!

royer nicolas - 06/11/2009 à 12:57

Bonjour, Votre proposition de réforme de l'école s'appuie sur 3 convictions que je partage et je suis ravie que le sujet, souvent passionné et passionnel, soit enfin remis au centre d'une véritable réflexion politique. Cependant, il me semble qu'il manque, à votre projet, les véritables fondations. A mon avis, vous entrez un peu vite dans une démarche d'opérationnalisation des objectifs sans avoir explicitement posé les finalités de l'école. Pour moi, c'est votre conviction numéro deux, « l'école, c'est une question de finalité avant d'être une question de moyens », qui est fondamentale et c'est de ce principe que doit découler votre programme d'actions. Depuis trop longtemps (un historien de l'éducation pourrait le préciser), nos gouvernants ont de l'Ecole une vision utilitariste et non humaniste. Et même si les divers textes qui la régissent mettent en avant des objectifs citoyens, les enjeux de l'Ecole sont ailleurs. Elle n'est finalement qu'un outil de préparation au monde du travail, un instrument de reproduction d'une société qui perd ses valeurs et, de fait, elle contient son propre échec. Et c'est bien cette ambiguïté qui crée le malaise dont tout le monde souffre, les élèves d'abord, supposés au centre du système mais d'un système qui ne fait que mesurer son efficacité à l'aune de résultats d'évaluations menées dans quelques matières seulement, le monde enseignant ensuite (cadres compris) en proie à un doute qui les affaiblit et les décrédibilise, les parents enfin, en attente pour leurs enfants d'un meilleur qu'on n'arrête pas de leur promettre. Redonnez du souffle à l'Ecole, à une École où l'on se rencontre, où l'on vit, où l'on apprend à penser et où l'on progresse à son rythme dans l'acquisition de savoirs. C'est une révolution culturelle dont nous avons besoin. Alors redonnez-nous l'espoir à gauche. Bien à vous

A. G. - 05/11/2009 à 22:46

la realité d'aujourd'hui nous pousse à faire un constat d'échec face au système scolaire en effet les evolutions de la societe (migration,illetrisme aggrave ,echec scolaire ,non respect des droits civiques etc.... )ont été ignorées par les politiques qui n'ont pas su prévoiur ces chanqements et restent et perdurent sur un système archaique et decrié depuis fort longtemps par la gauche; il est temps de penser au bien-etre de l'individu ,de l'élève comme une seule et meme personne et non une masse ou plutot une classe surpeuplée ou bien evidemment celui ou celle qui réussira sera celui qui est socialement avantagé revenir à des enseignements moins longs et moins barbants revenir à des activités peri-scolaire sous formes d'ateliers redonner une place à la culture redecouvrir Molière par plaisir et non par contrainte en classe de cinquième ou certains ne savent meme pas lire....... j'aimerai m'etendre beaucoup plus mais cela serait trop long.......

zoubir linda - 04/11/2009 à 17:05

Il faut absolument prendre en compte dans ce désir de réforme tous les personnels non enseignants (personnels administratifs, de service, animateurs...) qui jouent un rôle non néglibeable aupès des élèves, de la matrenelle à l'université... J'en avais parlé à V. Peillon en aparté à Marseille et j'ai également soulevé le sujet lors de la Fête de la Fraternité à Montpellier. Il faut certes parler en priorité des élèves, remettre l'élève au centre des priorités, puis des enseignants, et, comme je l'écris, de tous les personnels qui font eux aussi l'Ecole... Je ne pourrai pas venir à Dijon mais je vous souhaite de bons débats, construtifs. Amitiés Socialistes, Anne-Marie Guyot Plaisance du Touch (31)

GUYOT ANNE-MARIE - 04/11/2009 à 12:18

Ouvrir largement les établissements scolaires aux autres organismes de formation. Par exemple , un élève en dificultés qui voit le soir des étudiants ou des chômeurs franchir les portes du collège au moment lui même les quitte, c'est un élément de motivation, une source d'espoir et aussi ça fait de l'établissement un levier pour refaire du lien. en effet cela peu être sa maman qui veint prendre des cours de français, faire une dictée pour préparer un concours administratif, ça peut être utiliser la cuisine scolaire pour former le soir des mamans à des cours de cuisine etc.. J'aime le lieu même de l'école et toutes les personnes ont un souvenir avec ce lieu même si cela n'est pas en rapport avec une "réussite scolaire", c'est un lieu de vie , un sanctuaire où se noue des relations de partage de soi, des sens et des savoirs

sylvie noguier - 02/11/2009 à 14:48

voir les propositions faites à la commission européenne qui a ouvert son audience..il y a deux ans.. http://partiralaventure.over-blog.com zep, pédagogie freinet, enseignement mutuel et surtout le permis de conduire son savoir sur les autoroutes de l'information, même pendant les épreuves du bac...

dumont marcel - 29/10/2009 à 19:24

revenons à une grande école laïque, qui enseigne "des valeurs": celles qui sont nécessaires aux grandes mutations du 21è, pour aller vers un nouvel humanisme, fait de respect intergénérationnel, interculturel, de fraternités, d'esprit d'entreprendre autrement et en coopération . Une école qui permette de vivre mieux, et pas forcément tjs plus...de respecter toutes les différences; d'apprendre l'EUROPE et ses régions, car nos enfants sont nés ds l"UE; ils sont des citoyens d'EUROPE, avant d'être, avec toutes les nouvelles technologies "des citoyens du monde aussi"....

grange marie thérèse - 27/10/2009 à 15:17

Tout est à revoir mais secteur par secteur : primaire, collège, lycée et supérieur. La situation actuelle est illogique puisque le secteur qui avait le plus besoin d'être réformé est le collège et qu'on a lancé des réformes ou changé les programmes dans tous les autres sauf celui-là. Bon courage !

vieuille elodie - 25/10/2009 à 15:03

Bonjour puisque vous nous consulté sur les problématiques de l'enseignement voici quelques idées que j'aimerai partager. 1- Vous souhaitez réduire les journées de cours : Il faut faire attention aux familles où les deux parents travaillent en prévoyant un système de garde. La réduction de ces journées pourrait être accompagnés d' « ateliers » durant lequel les élèves (collégiens et lycéens) pourront compléter leur apprentissage de la journée ou développer des projets péri-scolaire. Il existe aujourd'hui des ateliers de théâtre mais pourquoi pas développer des ateliers scientifiques, un journal d'école ... 2- La refonte des programmes est important mais en n'associant beaucoup plus les enseignants et en supprimant les parents d'élèves qui ne sont pas compétant pour ce genre d'exercice malgré toute leur bonne volonté. 3- La formation des professeur ne doit pas être fait au détriment des élèves donc l'organisation devrait être hors période scolaire ou organiser l'emploi du temps des professeur pour permettre qu'ils puissent se libérer plus facilement. 4- Que le personnel d'encadrement ne soit pas issus de la population la plus en difficulté de la société. Un adulte en difficulté ne peut pas aider un enfant (ou adolescent) lui-même en détresse. 5- Remettre les parents d'élève à leur place, ils peuvent avoir leur opinion mais l'ingérence actuelle n'est pas admissible. 6- Associer pleinement le personnel de l'éducation nationale à cette réforme. On ne me fera jamais croire que les enseignants ne sont pas conscients des problèmes et n'ont pas d'idées pour les résoudre. Ce sont eux qui sont sur le terrain et qui en ont l'expérience. Pour ma part, l'initiative du gouvernement actuel de consulter les lycéens est une erreur, ils n'ont qu'une vision partielle des problèmes. 7- Refaire entrer le monde non-enseignant à l'école. la possibilité d'échange avec des intervenant extérieurs qui peuvent présenter des domaines non-scolaire (ex les technologies renouvelables ...) difficiles à faire entrer dans un programmes et leur parcours professionnels est une richesse. Cette richesse là les professeurs actuels ne l'ont pas. Elle permettrait d'illustrer les cours et de diversifier le savoir. Elle facilitera aussi l'orientation qui pourrait voir différents parcours et l'utilité des études. 8- Donner la possibilité d'une reconversion vers l'éducation nationale pour les personnes qui ne fait pas parti du monde enseignant. L'école n'est pas un lieu de vie et doit le redevenir. La connaissance ne doit pas être une matière morte elle peut sembler l'être aujourd'hui à l'école.

Marjorie (78) - 23/10/2009 à 19:31

Une réforme devra aussi passer selon moi ,si on demande aux gens de modifier des comportements de demander à tous les acteurs de modifier leurs attitudes et habitudes de réaction : pas seulement les enseignants mais aussi tous les autres personnels ,chefs d'Etablissemnt, IPR, Inspecteurs d'Académie, rectorats , parents, infirmières et assistantes sociales et au lieu de tout demander à tout le monde , de recadrer les fonctions de chacun précisément ! Que l es anomalies à tous les niveaux soient relevées ! pourquoi les profs seraient ils les seuls mis en cause et à qui on demanderait quelque chose comme dans toutes les réformes , c'est une des raisons pour lesquelles elles échouent !

Prunier Michel - 22/10/2009 à 17:57

Les familles, élèves et parents; sont ignorés de ces rencontres. Est ce fortuit ou intentionnel ? Il n'est pas envisageable de vouloir améliorer le fonctionnement de l'école publique sans y associer étroitement les familles. Un militant laïque très attaché à l'école de la République

BOKOBZA René Paris - 19/10/2009 à 10:03

Une priorité absolue est à donner à l'apprentissage de la lecture à l'école élémentaire: le repérage et l' accompagnement individualisé des élèves en difficulté doivent être repensés. Cela suppose des personnels très qualifiés ,en dehors des enseignants ,présents sur les lieux scolaires. Le fonctionnement des RASED n'est pas finement évalué, le travail en réseau avec des acteurs extérieurs à l'institution scolaire ( orthophoniste, psychologue, pédiatre ...) n'est pas suffisamment développé, les recherches sur l'apprentissage de la lecture ne pénètrent pas assez voire pas du tout dans les écoles, la formation continue des maîtres en charge de cet apprentissage est insuffisante. Et pourtant les conséquences d'un mauvais départ sont connues de tous depuis bien longtemps.

mace annie - 16/10/2009 à 14:02

Associer durablement les parents d'élèves au projet éducatif de l'école. Dans plusieurs villes et quartiers il faut travailler urgemment sur les savoir-être et pas seulement sur les savoirs. Il faut que l'école permette à chacun de se construire en harmonie avec son environnement, qu'elle ne soit plus (c'est le cas pour de nombreux élèves ) l'apprentissage de l'exclusion. Il faut y mettre en avant l'intérêt du collectif pour faciliter l'épanouissement personnel. Tant d'années d'individualisme forcené et de pensée unique ont affaibli la capacité réflexive des individus, il faut tout faire pour éviter que çà dure. Pour y parvenir il faut sauvegarder la qualité de formation des enseignants, voire la réhabiliter, , notamment celle des professeurs des écoles et former enfin les professeurs de collèges et lycées à la pédagogie car de leur formation incomplète viennent beaucoup de difficultés.

BEAUVALLET Luc - 15/10/2009 à 08:42

une autre proposition, revaloriser le sport tout au long de la scolarité, cette activité doit être obligatoire pour tous élèves en bonne santé sans contre indication majeure. Aujourd'hui, on nous parle d'obésité, de pb de santé, de régime etc... Commençons par donner le gout des activités sportives à nos gamins en s'adaptant aux désirs de nos enfants, en montant des projets qui sortent de l'ordinaire, avec les moyens adequats et ceci de puis le plus jeune age.

Tahir marc - 14/10/2009 à 10:34

Il faut également revaloriser le métier d'enseignants mais également les métiers annexes notamment tous les contrats "kleenex" utilisés par l'état notamment pour les nouvelles technologies. L'éducation doit se moderniser si elle être compétitive, laisser plus de place à l'immersion dans le monde réel. Il faut imaginer peut être des pôles d'enseignement sous la forme de campus à l'américaine ou à la fois filière généraliste et technique seraient enseigner. Les filières élitistes( ENA, ...) doivent être supprimer( cela ne fait que créer des castes) au profit de grand pôle ou université de renommer mondiale ou la porte serait ouverte à tous( il faut favoriser la mixité).

Tahir marc - 14/10/2009 à 10:00

face à la mondialisation, l'apprentissage des langues est catastrophique. Il faut mettre en place dés le plus jeune age ( maternelle) des intervenants pédagogiques pour l'apprentissage des langues de base ( anglais, espagnol, allemand,...).Nous sommes vraiment en retard par rapport à d'autres pays comme les pays scandinaves pour ne citer qu'eux.

Tahir marc - 14/10/2009 à 09:48

Pour un PACTE DE DEMOCRATIE PARTICIPATIVE SUR L'ACCOMPAGNEMENT DES ENFANTS HANDICAPES EN MILIEU SCOLAIRE (PDPAEH) Pourquoi ? Savoir opter pour un changement majeur : créer un outil de Nouvelle Cohésion Sociale pour une stratégie d'emplois durables et stables dans l'Education Nationale. Comment ? . Pratiquer à un état des lieux des dispositifs d'intégration des enfants handicapés en milieu scolaire parce qu'il est temps de voir et de comprendre les failles, les contraintes liées au sujet. . Développer une véritable volonté d'inscrire une démarche d'évaluation globale de ce qui existe pour l'améliorer. Mettre un enfant handicapé en classe ordinaire, c'est pour retrouver le milieu ordinaire en tant qu'adulte. Dire que l'enfant ordinaire est la norme, que l'enfant atypique est extra ordinaire est aussi une vérité ! Il faut gommer ce a priori et préparer la scolarisation en constatant qu'un enfant devenant dysfonctionnel dans une classe, c'est avant tout qu'il est anxieux. Au « il ne peut pas », nous disons « il faut essayer », d'où cette nécessité d'avoir un étayage individuel pour la production scolaire et le mettre sur la voie de l'apprentissage. Maria Montessori disait : « Aide-moi à faire tout seul ». Nous affirmons que le rôle de l'Education Nationale est de faire de l'enfant handicapé d'abord un élève et lui offrir ainsi une vie dans un milieu ouvert .Nous le constatons, à la lumière de notre expérience, plus il est mis l'enfant handicapé de façon sauvage et parachutée au sein de son école, plus son handicap sera mal vu et interprété d'une manière erronée. L'accompagnant scolaire de l'enfant handicapé (AVS/EVS) est la « béquille » qui rassure, guide et met en confiance. L'enfant certes y gagne en autonomie si la priorité est basée sur la coopération. Mais nous affirmons une condition primordiale dans cette coopération est que l'AVS/EVS soit en accord avec sa propre personne. Nous disons que le savoir être est mieux que le savoir faire dans les premières phases d'accompagnement d'un enfant handicapé au sein d'un établissement scolaire. Nous le constatons : ces enfants handicapés sont des « éponges » et si l'AVS-EVS est « mal », l'enfant sera mal. Et si les AVS-EVS sont bien des personnes relayant des méthodes pédagogiques, nous affirmons que toutes les dérives constatés dans l'accompagnement scolaire des enfants handicapés sont dues aux personnes et non aux enfants eux-mêmes. . Cesser le turn over de personnel et les initiatives pour y remédier (le CTOPIR... !) Des chantiers de commissions , de réflexion développés jusqu'ici au sein de l'Education Nationale nous ont montré qu'il n'était plus souhaitable d'avoir une approche « stigmatisante » à l'égard d'une catégorie de personnel (précaires AVS/EVS) sur la base de dispositifs législatifs , administratif, réglementaires contradictoire. Il s'agit de recentrée sur la personne dans son savoir être, son savoir faire développée à travers son cheminent professionnel du moment et non sur de présupposés professionnel induisant une « image » négative sélective induite en postulat. . Lancer des alliances publiques et privées, entre les acteurs du système éducatif, employeur associatifs, partenaires sociaux et les citoyens. Que tous les acteurs soient et deviennent réactifs parce que concertés. La base de travail serait : Anticiper et Ajuster les compétences aux besoins du marché du travail, lancée par l'Union Européenne « des Compétences Nouvelles pour des emplois Nouveaux. . Faire du sujet du handicap une priorité nationale ne veux rien dire. Tous les sujets lourds sont prioritaires (la maladie, la sécurité routière, le chômage, le handicap etc...). Par contre l'idée d'élaborer une stratégie nationale de prévention, de sensibilisation d'intégration du handicap dans le cadre d'une approche participative avec l'ensemble des partenaires ministériels, départements, associations civiles et citoyens handicapés, nous apparait plus appropriée. C'est ce défi que la gouvernance politique se doit de relever pour la France. Nous savons que l'engagement de l'UE est de réduire la pauvreté et promouvoir les droits de l'homme, etc.... . La valorisation de personnes handicapées ne peut être atteinte si la société française les considère uniquement comme des citoyens atteints de handicap. Il faut donc penser et réfléchir autrement : une nouvelle logique d'accompagnement, de nouvelle mesure de bon sens de compensation du handicap. . Promouvoir l'égalité des chances en inventant un autre rapport entre l'individu et le collectif. Aujourd'hui, on insère des enfants porteurs de handicap en collaboration avec les MDPH, qui fixent le nombre d'heures de prise en charge de l'enfant ? Une fourchette entre 6 et 24 heures ? Pourquoi ? Un enfant qui va en classe ordinaire 6 heures dans la semaine a t-il les mêmes chances d'intégration que celui ou celle qui va en classe 24 heures ? Il faut donc évaluer, connaître les possibilités de l'enfant. Comme tous les autres enfants ordinaires, des possibilités sommeillent sans aucun doute et demandent à émerger. Mais tout seul ou 6 heures par semaine c'est insuffisant. Au fur et à mesure de l'avancement d'intégration, la prise en charge doit être modulable, pour ne pas provoquer de frustration dans la cellule familiale et chez l'enfant. L'accompagnement réduit au minimum laisse l'enfant avec ses possibilités, mais ne développe pas celles que l'on ne connaît pas, que l'on ne soupçonne pas. On ne perçoit que celles qui sont visibles en laissant celles qui sont enfouies. Imposer un nombre d'heures systématiques à minima , c'est déjà fausser l'intégration et minimiser le travail pédagogique, imposer un strict cadre éducatif s'opposant à la notion même d'autonomie qui est cadre d'ouverture, de découverte, de partage, de créativité. . OEuvrer vers une nouvelle philosophie en vue de l'optimisation de l'intégration, en repensant au concept de l'intégration scolaire des enfants handicapés. Aujourd'hui, les portes sont semi ouvertes, mais le problème de fond n'est pas réglé. Tant que le handicap sera stigmatisé par nature, par possibilité de , etc.... l'intégration stagnera aussi. Le concept d'intégration c'est-à-dire « opération par laquelle un individu ou un groupe s'incorpore à une collectivité, à un milieu » ne doit préjuger pas d'une solution unique. Le concept intégration se doit évoluer à partir d'une approche quasiment statique (celle de la présence en milieu ordinaire) vers une approche plus dynamique impliquant la prise en en compte de l'évolution de la personne par la recherche de la solution optimale à un moment donné. Le concept d'intégration scolaire irait donc au delà d'une simple présence physique en milieu ordinaire, il implique une recherche dans l'environnement scolaire, de solutions adaptées aux besoins de l'enfant, l'objectif « étant de maintenir sa place sur le continuum éducatif au point le plus proche possible de l'intégration totale » Auteur Garou. . Intégrer d'urgence la notion de l'acceptation du handicap. Partout nous lisons que l'enfant doit d'abord être un enfant avant d'être une handicapé .Il faut donc réfléchir sur le projet d'intégration pour l'individu , du petit citoyen , et pas le voir comme le handicapé de la classe comme nous le constatons bien trop souvent dans les établissements scolaires. . Travailler sur les seuils d'acceptation du handicap en réduisant autant que possible ces effets de seuils par des moyens humains de proximité immédiate dans et hors scolaires, et ce, en une recherche de modes évolutifs. Nous pressentons que l'enfant porteur de handicap ressent sa différence. Nous affirmons qu'une intégration se doit permettre à l'enfant de poursuivre son développement au contact d'enfants ordinaires et à la famille d'atténuer la violence de la reconnaissance du handicap en s'appuyant sur la représentation sociale de l'école et ses effets rituels. Au regard de ces différences, nous pouvons dire que l'intégration ne doit pas être un fait constaté, mais bien un processus constant à mettre en oeuvre. . Généralisation de traitement homogène de tous les citoyens handicapés dans la société. L'Europe s'ouvre à priori à l'ombudsman, il faudrait donc qu'en France il puisse en être créé un, ce, pour veiller aux normes antidiscriminatoires, au respect des droits liés au handicap, à l'application d'une politique d'intégration solidaire et sociale. Une cogestion avec les parents serait la bienvenue. Cela limiterait des inégalités de traitements soutenu par l'ensemble des acteurs pour un même droit pour tous, les mêmes possibilités de participer à la vie de la collectivité. L'ombudsman, s'appuierait sur des enquêtes, des aménagements humains pour vérifier l'application des règles, des valeurs, du respect et proposer des moyens d'actions positives s'il considérerait que l'accessibilité de vie et de société n'était pas respecter pour tous. Nous nous inspirons pour cela du modèle institué en Suède par la Loi N° 749 de 1994. Le Groupe de réflexion Handicap Uncevs Muriel Michelin - Animatrice-coordinatrice des travaux : uncevs@yahoo.fr Yves Briand - correspondant en charge de la diffusion : briand0493@hotmail.fr UNION NATIONALE DES COLLECTIFS DES EMPLOYES DE VIE SCOLAIRE Lutter contre les emplois précaires de l'éducation nationale Valoriser la fonction assistant administratif de direction dans les écoles Présidente : Muriel Michelin (44)- Vice Président : Régis Devoille (54) Trésorier : Yves Briand (29)- Secrétaire : Stéphanie Gaudin (44) uncevs@yahoo.fr http://evs-avs-loirebretagne.monforum.fr/

Briand Yves - 12/10/2009 à 18:07

1. - Renforcer la culture générale pour permettre une évolution permanente, ne plus lier l'acquisition de la connaissance comme la représentation d'un statut social, en bref, recréer la vocation d'un coeur de métier. 2 - Pré-fabriquer les individus à une formation continuelle liée à une perpétuelle évolution ou modification des conditions salariales 3 - Rendre obligatoire les minimas éducatifs : Compter, Lire, Ecrire, Gérer. La sanction doit être l'obtention obligatoire d'un Brevet Elémentaire d'Etudes. 4 - Permettre l'acquisition d'une meilleure reconnaissance aux "manuels", via les formations en alternance. Le Brevet Elémentaire d'Etudes sera obligatoire, en sus d'un diplôme d'ouvrage.

MASSON Philippe - 11/10/2009 à 19:12

Donc la question est :" L'éducation çà sert à quoi?" D'abord est-ce la bonne orientation que de travailler sur l'éducation? Travailler sur ce thème exclut quasiment tout ce qui concerne l'enseignement et donc toutes les structures qui concourent à l'enseignement ( écoles, collèges, lycées, instit, prof, IUFM,Certificat, agrégation ...). Mais parlons éducation. L'éducation se mesure au niveau de formation et de connaissances avec lequel sortent nos jeunes du circuit scolaire, universitaire...L'éducation se mesure aussi au savoir vivre ensemble en sortant de ces circuits. Or cet ensemble de bagages n'engage qu'une infime partie de l'enseignement. J'aimerai que nous reprenions le chapeau afin d'éviter les dérives d'analyse. le Débat doit porter sur "l'Enseinement" est-on d'accord ? Bien à vous

nous ensemble - 10/10/2009 à 18:35

Créer tout à la fois une filière d'entrée dans le métier d'enseignant à mi-parcours prof (des profs recrutés alors qu'ils ont 35 ou 40 ans et une expérience professionnelle autre, en leur proposant une formation pédagogique adaptée), et une filière de sortie du métier de prof à mi parcours professionnel (ce métier exige une disponibilité et une présence aux élèves qui peut légitimement être chez certains épuisantes au bout d'un certain nombre d'années). Cette proposition vient de mon expérience personnelle : j'ai été prof 1 année, juste après ma maitrise, et ai eu le sentiment alors que si je continue dans l'enseignement, je n'aurai connu que l'école, la fac et ... l'école. La société doit être capable de proposer aux élèves des enseignants qui ont une autre expérience professionnelle, et ceci mêm dans l'enseignement général. Elle vient aussi d mon expérience de parent, qui a pu constaté combien certains enseignants sont "épuisés" de ce métier pour lequel ils ont perdus "la flamme". Or de quoi a besoin un élève si ce n'est d'adultes référents qui ont toujours l'enthousiasme. - La filière d'entrée dans le métier (par exemple entre 35 et 45 ans) doit comporter une vraie formation pédagogique digne de ce nom, et une remise à jour des connaissances relatives à la matière. - La filière de sortie doit comporter un véritable accompagnement dans un nouvel objectif professionnel de l'ex enseignant. Ainsi on soulagerait bien des situations humaines très douloureuses, on apporterait de nouveaux regards et expériences dans le milieu enseignant, et l'on enrichirait la diversité des adultes référents, qui servent à un moment ou à l'autre de modèle (ou de contre modèle !) aux adolescents...

Guyot Philippe - 10/10/2009 à 06:53

Bon! Jouons le jeu. La première des questions et la seule est : "L'enseignement, çà sert à quoi?". Ce sont les réponses à cette question qui vont générer toute la chaîne de fonctionnement ; du recrutement en passant par la formation et en rapprochant les résultats des objectifs contenus dans les réponses à la question "à quoi çà sert". Voici un travail qui me semble fondamental pour la suite du débat. Bien à vous.

nous ensemble - 08/10/2009 à 10:36

Il faut , de façon urgente , revaloriser le metier d'enseignant. Ce n'est pas une question d'argent, en priorite, mais d'ameliorer les conditions de travail et de reconstruire la consideration des citoyens pour les enseignants. Aujourd'hui, le mépris des enseignants par les élèves commence dans la famille ou l'on se gausse des enseignants et de l'enseignement public. D'autre part les les difficultes spécifiques (logement, affectation) ne sont pas considerees Pour le reste la defiance est basee sur la situation economique et sociale (chomage desemploi ....). Et aussi tant que l'on n'attaquera pas l'elitiste a la francaise d'aujourd'hui, on ne fera rien . Ecole de classe, ecole a 2 vitesses ..... Il faut enrayer ceci. On ne pourra pas supprimer les classes prepas du jour au lendemain mais il faut programmer leur supression, meme sur un long terme. On pourrait commencer pas faire un ensemble de 1er cycles (c'est Licence en fait) ou seraient integrees petit a petit les prepas et profs de prepas. Le petit a petit consisterait en des conventions avec le universites et les écoles. Ce qui compte c'est d'avancer.

jodi - 07/10/2009 à 18:26

1. Ce fut une grave erreur, une faute manifeste, que d'annualiser les heures éducatives. 2. C'est également une véritable erreur que de les « hebdomadairiser ». 3. Un enfant « s'élève » chaque jour. 4. Plus un enfant est jeune, plus il a besoin d'apprentissages socialisés, courts et fréquents. 5. Penser un nouveau temps scolaire, c'est considérer en priorité les critères correspondant aux besoins de l'enfant. 6. Partant de là, il devient évident qu'un enfant aurait besoin de se rendre à l'école 5 à 6 fois par semaine avec des temps de jeu proportionnels aux besoins de son âge. 7. Traiter cette question du temps scolaire c'est également repenser l'école comme un lieu privilégié de socialisation où l'on apprend avec l'autre.

Afresne Alain - 06/10/2009 à 22:06

Je rappelle de nouveau que la mission officielle de l'éducation nationale est la formation initiale et aussi la formation tout au long de la vie.Cette double mission est le fruit d'une longue lutte des acteurs, et il serait dommage de ne faire des propositions que sur la formation initiale.d'autant plus qu'avec l'évolution technologique, les processus de validation des acquis,la formation tout au long de la vie devrait permettre des parcours moins linéaires et donc la prise en compte des évolutions individuelles à des rythmes differents.De plus à l'heure où la marchandisation de la formation tout au long de la vie préfigure à n'en pas douter ce que la droite voudrait faire pour la formation initiale, nous nous honorerions à porter le flambeau de cette grande idée d'un grand ministère de la formation tout au long de la vie et à ne pas laisser au sénateur Carles(de droite) cette paternité! au delà de la formation initiale, la liaison emploi/formation doit être traitée.nous avons la chance d'avoir dans l'éducation nationale à travers les acteurs des greta et des universités des spécialistes ,associons les à nos réflexions

Reynaud Philippe - 06/10/2009 à 10:04

J'ai déja beaucoup réfléchi, avec d'autres, dans ce forum "politiquement correct". Si vous voulez le parcourir un peu... http://politiquementcorrect.forumactif.fr/ministere-de-l-education-nationale-f6/

Barranger Michèle - 05/10/2009 à 23:13

Va t-on supprimer la défiscalisation des boutiques privées de soutien scolaire ? Merci.

Marc44 - 05/10/2009 à 21:15

Nous devons investir pour l'avenir de la jeunesse L'école en est le tremplin. Mais osons regarder en arrière , et regardons également les changements profonds intervenus au cours des dix dernières années. Depuis des années les méthodes d'enseignement classiques avec le tableau noir, les cahiers, les livres n'ont pas réellement changées. Pourtant nous avons vécu une profonde révolution de la communication, de l'information, de l'accès aux connaissances avec l'ordinateur et internet. Il est urgent d'investir pour un enseignement moderne adapté au temps présent en utilisant les méthodes modernes d'accès à la connaissance. Les enfants s'ennuient parfois à l'école car nous utilisons des méthodes des temps anciens. Un professeur me disait : "c'est fou, celà fait 37 ans que je travaille dans le monde de l'éducation, je vais partir à la retraite, et je suis sidérée de constater que nous utilisons les mêmes méthodes de travail qu'à mes débuts!" De quoi s'interroger!!! il urgent d'investir massivement pour la culture, et le savoir de nos enfants en mettant rellement à leur disposition les moyens modernes de diffusion du savoir et ce dans nos écoles, lycées... changeons nos tableaux noirs par des tableaux interactifs, l'ordinateur doit devenir le cartable dun jeune scolarisé.(en veillant à ce que les jeux ne puissent être utilisés sur cet ordianteur) Investir dans le monde de l'éducation c'est investir pour l'avenir de toute une société. Il est urgent d'agir.

GIRY Nicole - 05/10/2009 à 19:53

Redonner une ambition à l'École Publique Le constat « ...Peu de temps après la libération de Paris, le gouvernement provisoire de la république confia en novembre 1944, à Paul LANGEVIN, la présidence de la commission ministérielle d'études pour la réforme de l'enseignement. Un constat s'était préalablement imposé à nos gouvernants républicains : .. « il était devenu évident que notre enseignement devait être réorganisé. Des tentatives partielles de réforme avaient été esquissées. Pendant l'occupation (Allemande), divers projets furent élaborés, tant à Alger que par les Résistants de la Métropole. Aujourd'hui (1944)une réforme complète est nécessaire et urgente : l'organisation actuelle de notre enseignement suscite en effet des critiques justifiées et ne lui permet pas d'assumer pleinement le rôle qui devrait être le sien dans une démocratie moderne. Tout d'abord cette organisation ne répond pas à un plan d'ensemble clairement conçu et exactement mis en oeuvre. Elle résulte d'un passé historique au cours duquel des institutions diverses furent créées sans être coordonnées. A des législations anciennes, d'autres, ajoutées et non substituées. De sorte que certains organismes se concurrencent inutilement ou font double emploi, cependant qu'il existe des lacunes et que l'enseignement ne répond pas à tous les besoins actuels. Le moment semble venu de procéder à une réorganisation générale pour remplacer cette construction disparate par un ensemble clairement ordonné et susceptible de satisfaire tous les besoins. »... Paul Langevin mourut en 1946, Henri Wallon lui succéda et un rapport fut communiqué au gouvernement le 19 juin 1947. Entre temps le gouvernement provisoire avait pris fin par la Constitution de la quatrième République et d'un gouvernement différent, sans De Gaulle, sans les communistes, et ainsi le Plan Langevin-Wallon fut rapidement oublié. Sans avoir à discuter dans le détail de l'organisation proposée par le Plan L-W. qui avait monopolisé pour sa construction, multitude de spécialistes et de groupements pendant 19 mois de travail fructueux, nous devons reconnaître que soixante deux ans après, la structure éducative n'a pas été clairement réformée. Une succession de réformes par la loi est venue complexifier le paysage, l'une remplaçant l'autre sans que chacune soit arrivée à son terme et ait pu ainsi être évaluée. Quelle que soit la qualité de certaines lois appliquées dans cet intervalle temps, nous n'avons pas progressé sur le plan de la clarté et de l'efficacité éducative. Les personnalités qui se sont succédé aux responsabilités ont ajouté à la confusion en apportant des compléments préjudiciables par leur empilement. Le constat structurel effectué en 1944 reste en majorité d'actualité et implique une réflexion à conduire pour aboutir à un projet éducatif global. »..... Quel Projet Éducatif, Pour Quelle Société, avec Quels Enseignants ? La première question qui se pose est celle de savoir si au-delà des contenus et des méthodes pédagogiques la notion même de système n'est pas à revoir. Il est facile de comprendre l'organisation structurelle donnée, et qui subsiste depuis la création, quand on réfléchit à l'importance économique qu'elle revêt. La simplification est originelle : un enseignant-une classe-une salle-un emploi du temps-un programme-une année scolaire-l'inspection. Tout le système repose à quelque détail près sur cette conception et sur ces 7 piliers. Le moment est peut être venu, après avoir constaté les effets dépressifs de cette organisation pédagogique, à base économique, d'imaginer une organisation différente en lien avec l'expérience du passé, le modernisme des moyens techniques dont notre société dispose, la progressivité dans la connaissance, la liberté dans les temps d'apprentissages, la formation citoyenne et professionnelle, le temps de l'enfant et du jeune. L'expérience du passé : Ce n'est pas parce que la routine a fait naître l'ennui que l'enseignement tel que nous l'avons connu jusqu'à présent doit être totalement écarté. Quels que soient les apports de différentes technologies, rien ne pourra remplacer les échanges humains nécessaires à la construction des individus, de leur citoyenneté et des connaissances professionnelles. Le modernisme des moyens techniques : La majorité du corps enseignant est issue de la civilisation du verbe, du livre, de la parole et en proportion variable de l'image et des nouvelles technologies d'information. Les élèves quant à eux sont nés de plain pied avec la civilisation de l'image et des nouvelles technologies de communication. La rencontre des deux mondes n'apparaît pas comme une chose simple et généralement symbiotique. Le choc existe, il est acceptable pour une partie des élèves qui intègrent les préceptes comme des nécessités ou des incontournables, il est contre nature pour une partie de plus en plus importante de notre jeunesse. La possibilité d'enseigner est en lien direct avec l'attention que l'enseignant peut susciter. Les cours magistraux ou plus ou moins individualisés émanant du seul enseignant sans autre support pédagogique que la feuille de cours et le tableau ne suffisent pas pour capter l'attention des élèves. Pour être mieux perçus les cours devraient pouvoir être conçus comme des shows permanents à travers une multitude d'approches didactiques et pédagogiques Il suffit de suivre une émission scientifique télévisée de vulgarisation comme « C'est pas sorcier » pour imaginer le travail collectif que cela suppose. La Troisième République, par sa conception économique de l'enseignement de masse, à fait de l'enseignant un être seul face à une classe. Le travail en équipe a légèrement évolué depuis cette époque, mais le travail individuel reste majoritaire dans le corps enseignant. Cette réalité offre une résistance d'importance pour l'évolution technique du métier d'enseignant. Il faut dire également que la réflexion sur la fonction enseignante dans la modernité de notre société n'a pas été politiquement et entièrement abordée Il nous est donné de repenser le mode d'enseignement à dispenser en tenant compte de la capacité de nos jeunes à s'approprier une bonne part de savoir par le biais des moyens techniques de communication. Il faut pour cela, que les moyens à mettre à la disposition des apprenants et des enseignants aient été conçus en rapport avec de nouveaux programmes et selon une éthique enseignante à reconsidérer dans l'optique du vingt et unième siècle. Les valeurs chancelantes de notre société ne facilitent pas la tâche. Il nous revient de faire en sorte que les idées puissent traverser cette période pour organiser l'avenir. La progressivité dans la connaissance : Un proverbe chinois nous dit que : « tout ce qui peut être appris ne mérite pas d'être enseigné », il doit bien y avoir une part de vérité dans cette assertion, mais tout ce qui doit être appris selon certaines exigences n'apparaît pas clairement dans les programmes de façon coordonnée. Il conviendrait que les programmes puissent être construits en tenant compte de la capacité des apprenants à enchaîner les connaissances de degrés en degrés en sachant bien entendu que tout ne s'enchaine pas systématiquement. Il n'en demeure pas moins que pour aboutir à une progressivité relative des connaissances les programmes devraient être élaborés avec un souci de coordination de la maternelle à l'Université, ce qui n'est pas le cas actuellement et qui nous conduit à faire le constat, que pour l'essentiel, l'Ecole ne prépare pas au Collège, le Collège au Lycée, et le Lycée à l'Université. La liberté dans les temps d'apprentissage : Le souci d'organisation économique a conduit les concepteurs du système à attribuer aux élèves d'une même classe et d'une même année un nombre d'heures déterminé par discipline d'enseignement à prendre en même temps et dans les mêmes conditions quelles que soient les aptitudes de chacun des élèves par rapport à chaque discipline. Cette uniformisation de distribution horaire fait fi par simplification, des nécessités de chacun des individus, de ses aptitudes et capacités à apprendre par discipline, plus lentement dans une, plus rapidement dans une autre. En partant du principe que le nombre d'heures total dont peut bénéficier un élève dans une scolarité normale peut être quantifié, il peut être établi un contrat de progression géré par l'élève et ses conseillers enseignants où validation après validation en cours de formation dans chacune des matières l'élève poursuit ses études à son rythme et selon ses moyens. Il lui reviendra ainsi qu'à son conseil enseignant de quantifier, par rapport à son capital horaire, le temps à consacrer à chaque discipline. Cette conception de l'enseignement, approprié à chacun des individus, est inconcevable dans le système actuel mais ne l'est pas selon une organisation et une philosophie différentes du système éducatif. La formation continue et les ateliers pédagogiques personnalisés ont ouvert une brèche dans l'enseignement collectif par la possibilité dont peut disposer chaque individu d'organiser sa progression avec le concours de l'outil informatique et des conseillers pédagogiques. Dans cette perspective l'organisation architecturale et fonctionnelle même des établissements est à reconsidérer, les ateliers pédagogiques à entrées et sorties libres remplaceraient en partie les traditionnelles salles de classes à entrées et sorties programmées. La formation et la fonction enseignante ne poursuivraient pas les mêmes trajectoires. La responsabilité des élèves dans leurs apprentissages deviendrait effective pour la partie en auto progression, ce qui apporterait une modification substantielle à la perception du milieu carcéral que représente l'école actuellement. La formation citoyenne et professionnelle: Dans le cas où le contrat individuel d'éducation deviendrait applicable, il subsisterait par degré et par périodes une continuité éducative ayant trait à l'éducation du citoyen à travers certaines disciplines. Ces cours obligatoires et rythmés selon des critères à établir s'effectueraient en groupes dont la composition serait à déterminer et porteraient sur des connaissances qui ne peuvent être acquises que collectivement sur tous les aspects de la vie citoyenne, professionnelle, de la vie en société, dans les milieux scolaires ainsi que dans les milieux extra scolaires d'éducation populaire. Le temps de l'enfant et du jeune : Du 1er janvier au 31 décembre nous disposons annuellement de 8766 heures. Si nous considérons que le temps d'enseignement absorbe entre 900 et 1100 heures par an selon l'âge et le type d'enseignement, il reste entre 7866 et 7666 heures qui font partie de la vie personnelle et sociale de l'enfant et du jeune sur lesquelles une réflexion est à conduire. Ce temps total constitue une liberté individuelle et familiale à préserver et une organisation sociale déficiente par trop différente entre milieu rural et urbain pour être conservée en l'état. Réflexion à poursuivre, à approfondir, à modifier, dans le cadre du travail fédéral. Secrétariat fédéral à l'éducation 11 René Ferrié

Ferrié René - 05/10/2009 à 12:30

Pour ma part je n'est aucune proposition a faire bien que se sujet m'intéresse je ne suis dans l'éducation national ou pour moi seul ceux qui sont au coeur de se travail peuvent donner un avis plus éclairé vivant au jour le jour avec les élèves étudiants etc

feuvrais - 03/10/2009 à 17:41

Nombre d'élèves par classe raisonnable pour faciliter l'écoute des enseignants, favoriser le suivi des élèves.

GOT Yvette - 03/10/2009 à 14:38

l'école pourrait insuffler encore plus le sens de la repartie , le sens de l'humour etc ... car ce sont des valeurs très importante pour la vie en commun .. d'ailleurs j'ai l'impression que c'est un peu dans la tendance médiatique !? mais je ne suis pas convaincu de l'efficacité ... j'ai meme parfois l'impression que certain aimerais remettre au gout du jour les blagues racistes !? je ne vais pas devellopper mais peut etre que le culcul clan rigolé bien a l'epoque ! j'ai un autre sentiment : c'est que les "socialistes" devront bientot montrer leur carte de bon vivant a tous les medias (un peu comme la dance de morano ect ..) faudra t il baisser notre pantalon devant la france entiere pour prouver .....prouver quoi d'ailleur ? que nous sommes des gens comme les autres ? on fait l'umour , on chante , on fait la fete , on peux meme apprecier d'avoir un peu d'argent ( la on va devoir ecrire 50 livres de justifications sur notre rapport a l'argent) ect ...c'est quand meme dingue de chez dingue ... mais bon vu la confusion actuelle ...

halvick - 03/10/2009 à 10:19

Favoriser la présence des travailleurs sociaux au sein des établissements scolaires qui exerceraient ainsi les mesures de protection "dans et au dehors" afin de tisser du lien social avec les familles dont les enfants sont en situation d'échec, d'exclusion scolaire...(j'ai fait un mémoire de licence sur ce sujet...)

Rouchon Florence - 02/10/2009 à 20:57

Que l'égalité des chances devienne une réalité. Comment expliquer que le handicap étant dépisté tôt, et que les enfants sont donc de moins en moins nombreux à naître handicapés à la naissance, comment expliquer que malgré cela les IME soient aujourd'hui pleins à craquer ? Je pose la question, mais j'ai une réponse, qui est peut-être partielle, mais qui s'appuie sur des réalités. Savez-vous que des enfants malmenés par la vie (divorce des parents, perte du travail, situation d'assistance, accident, ...) se retrouvent en CLIS, UPI pour rattraper un retard dans telle ou telle matière, puis UPI pour toutes les matières, et ensuite SEGPA, et enfin IME. Ce ne sont pas des enfants handicapés, ce sont des enfants vivant, le plus souvent, dans le manque et le malheur provisoire ou durable des parents. Ils ne sont plus soutenus, ils vont à la dérive, à l'école ils sont « les têtes de turcs » des autres enfants, et parfois, malheureusement, des maîtres. Les parents ont honte de venir parler à l'école, les enfants ont honte parce que les parents sont absents de leur vie d'école. Parfois ils deviennent agressifs ces enfants, et les services sociaux, et la justice veulent redresser la situation, EN VAIN. Tous les enfants ont besoin d'être fier de leur famille. Si les parents sont traités comme des enfants ou comme des « déchets » de la société, ils souffrent. J'ai interrogé plusieurs enseignants. Ils reconnaissent les faits, les orientations systématiques en secteur adapté dont les enfants ne ressortent jamais. Pourtant, ces enfants, ils sont éveillés, doués, amoureux de la vie comme tous les autres. Seulement, ils ont des accidents de parcours qui les plongent dans un monde d'assistance et de déconsidération qui les aspire. Je suis très choquée, indignée, par ce système d'élimination précoce des personnes, vivant à l'ombre des structures qui ont été créées pour permettre un chemin inverse, ou donner les moyens d'autonomie à des personnes réellement handicapées. Je voudrais qu'il en soit discuté, car aujourd'hui, l'égalité des chances elle est seulement pour ceux qui sont déjà égaux. Les autres ils sont rejetés et même jetés de fait. Madeleine Gérald le 15 septembre 2009

Gérald Madeleine - 02/10/2009 à 19:44

Ne serait-il pas temps de ....... REVOIR l'ORGANISATION et les METHODES d'ENSEIGNEMENT dans le SECOND DEGRE ..... Les familles initiées de milieu social plutôt aisé, ont de plus en plus la faculté de faire suivre des cours particuliers en officines à leur progéniture, avec en gage à ce jour une réduction fiscale de 50% ! Voilà que depuis l'été 2008, le ministre DARCOS - en partie, peut-être pour faire passer ses mesures drastiques de suppressions de postes - a institué un volant d'heures de soutien avant la rentrée des classes, puis durant les petites vacances, pour les élèves en difficultés scolaires et volontaires...... Il n'échappera à personne que les avantages fiscaux pour les uns et les rétributions des enseignants volontaires pour les autres, ont un coût non négligeable pour la nation, sans garantie d'amélioration du niveau d'éducation pour l'ensemble !! Sur le fond, on a institué un « business » qui essaye de remédier aux lacunes et aux échecs du système scolaire, à ses dysfonctionnements endémiques, plutôt que de s'attaquer aux causes profondes des difficultés rencontrées par les élèves faibles ou en situation d'échec durant leur scolarité !! A côté de ça, on entend toujours parler de plus de moyens pour améliorer le système éducatif. Certes, il est important et indispensable de disposer des moyens nécessaires et de leur maintien, mais ils devraient s'accompagner d'une remise en cause objective et systématique de l'organisation générale du système éducatif ainsi que des méthodes d'enseignement qui n'évoluent guère !.....Ce qui n'est pas ou trop peu fait, voire refusé par une bonne partie du corps enseignant et notoirement par leurs organisations syndicales. Lesquelles se retranchent derrière les corps d'Inspection Générale, qui sont hyper-conservateurs dans leurs champs disciplinaires ! C'est cette hiérarchie pédagogique (à laquelle appartient notre ministre), qui sert de « référent » aux politiques, députés, ministres et hauts fonctionnaires de l'E.N. Résultat, rien ne change - le système se reproduit indéfiniment sur lui-même, en éludant l'aspect organisationnel - Seul le débat porte sur les moyens, les options, les programmes, diplômes, le classement des lycées ( ! !) ......sans réelle évaluation de l'existant, quant à la bonne utilisation et l'optimisation des ²importants ² moyens consentis par la nation !! A ce propos, on déplore toujours que 150 000 jeunes sortent chaque année de notre école sans aucune qualification.......A la lumière de mon expérience ( 38 années d'exercice à différents postes au sein du système), je crois qu'il existe une raison majeure à ce phénomène, parmi d'autres, mais qui paraît déterminante et dont personne ne parle....et pour cause !! Dans le second degré (collèges et lycées), la pédagogie et l'évaluation professionnelle des enseignants sont assurées par les corps d'inspections disciplinaires ( IGEN et "leurs" IPR ). Ce qui à y regarder de plus près est bien trop restrictif, voire même peu productif, au regard de l'objectif affiché, de réussite souhaitée pour le plus grand nombre d'élèves ! En effet, l'organisation et les pratiques qui prévalent depuis des décennies font que les enseignements dispensés sont trop cloisonnés, sans relations interdisciplinaires, trop ambitieux et dogmatiques, sans thèmes ou projets fédérateurs, susceptibles de donner du sens et de la cohérence aux matières enseignées ! Chaque discipline, sous l'autorité de ses I.G. servilement assistés par les IPR - et pour cause, hiérarchie et promotions attendues obligent - constitue une citadelle indépendante des autres, intouchable et jamais remise en cause par aucun régime ! Conséquence, un volant assez important d'élèves ( les moins favorisés socialement ) ne parvient pas à s'adapter au système, à s'intéresser, à se motiver ni à suivre et ils en viennent à décrocher, au point d'être en échec grave, voire à s'adonner aux incivilités et à être finalement "éjectés" du système sans rien n'avoir obtenu ! Enseignants et leur hiérarchie, presque séculaire, ne s'émeuvent que très peu de ce regrettable constat de "non qualité" !...... Quel gâchis, quelle responsabilité larvée !! Nos enseignants eux, culturellement préparés à ces pratiques, évalués et notés par les IG et/ou les IPR, se conforment ( j'allais même dire trop souvent se complaisent ) à ces procédés institutionnellement improductifs pour les élèves les plus fragiles....... Voici quelques propositions qui pourraient être entendues en cette période de réflexion sur l'enseignement secondaire ......... Pour faire évoluer l'ensemble, il faudrait redéfinir les objectifs, missions et méthodes de travail des corps d'inspections et par là, les modes d'animation et d'évaluation des "équipes" d'enseignants, en trois points : -1- L'animation pédagogique devant privilégier le travail d'équipe interdisciplinaire, avec une approche beaucoup plus globale des acquisitions cognitives et de la progression de chaque élève. Pour l'anecdote...... En 15 années en qualité de chef d'établissement, jamais un IPR ou IG n'ont proposé de réunir l'équipe pédagogique au complet d'une division, quelle soit de 2de, 1ère ou de Tle, pour en apprécier la bonne progression d'ensemble !! C'est hélas la "défense", voire la promotion et toujours l'hégémonie disciplinaire qui a prévalu......( défense des horaires / coef. Au bac / options aux concours/ etc.....) -2- Les jeunes enseignants devant être formés en IUFM ( ou en milieu universitaire ? ), aux techniques de projets et de thèmes, supports pédagogiques reliant les matières entre-elles et sur les techniques de conduite de classes hétérogènes ( qui hélas sont devenues la règle ).Me reviennent à l'esprit des expériences menées du temps des 4èmes et 3èmes « Technologiques », où les équipes pédagogiques assoyaient une bonne partie des enseignements sur quelques thèmes transversaux, tels que l'eau, les énergies, la nature et autres ..... Chaque matière y trouvait son compte pour faire le programme prévu et la quasi -totalité des élèves s'accrochaient car l'intérêt ressenti par eux était fort et réel ! Là, le travail en équipe était intense et essentiel et les élèves percevaient un sens et une finalité à tous les cours suivis, et ce quel que soit le niveau......Mais il est vrai que l'inspection pédagogiques suivaient ça de très loin ! -3- Les enseignants ne devraient plus être évalués ni notés sur une seule prestation pédagogique ponctuelle ( 1 à 2h d'inspection tous les cinq ans en moyenne actuellement !!... ), mais de façon collégiale, par un entretien après un ou plusieurs cours, réunissant l'intéressé, l'équipe, l'IG ou l'IPR et le chef d'établissement ( n'en déplaise aux syndicats ! ), de façon à ce que soient prises en compte dans l'évaluation professionnelle, sa pédagogie, mais aussi son rayonnement, son implication à la vie et au "Projet d'établissement", la qualité de ses relations avec les élèves, ses collègues, les parents, les partenaires, l'administration locale, etc...... De telles actions et d'autres à définir et affiner contribueraient à accroître la réussite d'un plus grand nombre de jeunes. Mieux pris en charge et intéressés dans le cadre de leur formation initiale au collège et/ou au lycée, sans avoir recours au soutien systématique et/ou aux cours particuliers, qui ne constituent qu'un pis aller, sans garantie de succès ! Mais hélas les gouvernements successif et son ministre DARCOS préfèrent supprimer des postes, ce qui a pour effet d'augmenter le taux d'encadrement, en instaurant des cours de soutien durant les vacances, pour tenter d'atténuer les conséquences de leurs coupes sombres !! Quels responsables, quels gouvernants auront la lucidité et le courage d'une mise à plat du système et des remises en cause qui s'imposent ? Si on ne s'y attaque pas, il est à parier que les mêmes causes continueront à produire les mêmes effets de rejet pour ces 150 000 jeunes en échec chaque année scolaire. Au-delà des revendications catégorielles - souvent justifiées - une remise en question de la part du corps enseignant à tous les niveaux s'impose. Si non, ils peuvent s'attendre à des évolutions négatives pour eux-mêmes et pour nos jeunes. A terme la privatisation générale nous guette !! Il ne suffit pas d'en parler, voire de s'en gausser à l'assemblée où sur les plateaux de TV, il faut sortir de la rhétorique et des discours conceptuels stériles sans suites. Il devient urgent d'agir concrètement et de mettre fin au conservatisme, aux habitudes et surtout aux corporatismes exacerbés....... · 23 ans, professeur agrégé de Génie Mécanique suivi de 15 années de proviseur de lycée G et T, et tout cela sur 6 établissements différents ! André BATIGNES Proviseur honoraire

André BATIGNES - 02/10/2009 à 18:56

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