Proposition n°3 - Un nouveau Pacte entre la nation et ses enseignants

Des enseignants trop peu rémunérés, des conditions de travail difficiles pour tous les personnels, des vocations de plus en plus rares, une formation initiale et continue réduite à la portion congrue, des carrières trop figées : le corps enseignant est malade. Pourquoi ? Car la mission de nos enseignants n'a plus été définie et remise à sa juste valeur depuis trop longtemps.

 

Les tâches des enseignants se sont diversifiées et dépassent à présent largement la simple transmission des savoirs. La redéfinition du métier d'enseignants doit prendre en compte ces évolutions et se traduire par de profonds changements dans leur formation, leur rôle à l'école et leur carrière. C'est en leur offrant un véritable pacte de confiance que la nation renouera avec ses enseignants.

 

Nous proposons pour cela :

 

 

  • un accroissement de 50% du temps de présence des enseignants à l'école.  Les professeurs disposeraient d'un bureau, pourraient mieux accompagner et soutenir les élèves, accueillir les parents, travailler en équipe, etc... Les établissements pourraient ainsi être ouverts pendant les congés scolaires, mettant fin à une sous-utilisation incompréhensible.

 

  • une augmentation de 50% de leurs salaires. L’étalement de la progression de cette rémunération tout au long de la carrière permettrait d’éviter le sentiment de découragement d’enseignants ayant atteint 15 ans avant la retraite, parfois plus tôt, le dernier échelon de la classe normale.

 

  • 27 heures par an de formation continue obligatoire et décomptée du temps de présence dans l'établissement. Pour les professeurs, il s'agit là d'un droit, mais aussi d'un devoir ; celui de se maintenir à flot des dernières évolutions des disciplines enseignées et des méthodes pédagogiques.

 

Les commentaires :

On dit beaucoup d'ânerie sur le métier d'enseignant. Je pense qu'en terme de qualité de travail et d'énergie 1h de cours = au moins 3h de travail si l'on est consciencieux. Arrêtons de vouloir faire travailler plus les enseignants. il faudrait cependant rappeler à certains d'entre eux ce qu'est la mission républicaine d'un enseignant, et que travailler pour un plein temps de 18h est en fait travailler le double, voir parfois le triple. On attend donc une meilleure formation et une augmentation de salaire qui permettrait une revalorisation de ce très beau métier parfois si décrié.

musbar93 - 22/11/2009 à 23:21

Faire une pause dans la carrière d'enseignant par exemple en allant en entreprise en alternance. Un peu parce qu'ils auraient à gagner à ce contact, beaucoup par ce qu'ils pourraient apporter. Une esquisse: des enseignants participant directement à des programmes de qualification en entreprise ou par l'intermédiaire de structures mutualisées. Apporter une capacité d'écoute à l'intégration des jeunes et la remise à niveau des vieux (j'ai 57 ans). Une approche plus personnalisée et moins économique (ou plus économique?) du management. Et puis on peut rêver, pourquoi pas à charge de revanche: des ateliers et des séminaires en école par des membres du privé. A formaliser car ça existe dejà un peu.

CARADEC JEAN-YVES - 09/11/2009 à 09:20

Un accroissement du temps de présence de 50% me paraît très exagéré et dans le vent sarkosyen : travailler + pour gagner +. Le problème de l'école n'est pas là. Les enseignants ont déjà beaucoup de réunions, de rencontres avec les parents, des heures de soutien scolaire etc... Il ne faut pas oublier qu'ils ont un travail de préparation de cours, de recherches, de correction qui prend un temps considérable. D'autre part, il y aussi une pénibilité du travail, qu'il ne faut pas négliger. Tenir une classe n'est pas de tout repos. Ouvrir les écoles pendant les vacances, oui mais à petite dose, sur des petites durées pour du soutien scolaire, pourquoi pas mais complètement non. Les élèves et les enseignants ont besoin de se reposer. Enseigner est un métier qui demande de se ressourcer et de se remotiver ... Réduire les vacances, pourquoi pas ,mais pas en augmentant de façon exagérée la journée de travail. D'autre part, ouvrir l'école pendant les vacances pour en faire quoi , effectivement ? Attention à une dérive vers un mode de garde gratuit ...où l'école perdrait sa vocation !

Carole T - 08/11/2009 à 11:13

Dans le souci de revaloriser le statut social mais aussi la considération citoyenne des enseignants, et dans le souci également de réflechir au "comment" et aux moyens à mettre en oeuvre il me paraît essentiel de lier : augmentation des rémunérations et mise en place d'un soutien scolaire gratuit pour les enfants des familles modestes Il me paraît à cet égard juste de constater que parmi les fonctionnaires, les enseignants sont ceux dont le régime indemnitaire est le plus bas : or, ils sont ceux qui sont souvent en première ligne sur le front de la lutte contre les inégalités. L'attribution d'une prime de cohésion sociale permettrait de corriger cette injustice: cette prime serait évidemment majorée lorsque l'enseignant travaille dans des zones urbaines sensibles. Une prime variable de soutien serait par ailleurs attribuée lorsque l'enseignant participerait au service public de soutien scolaire. Les ressources ne manquent pas : par exemple, la suppression des exonérations fiscales dont bénéficient les familles ayant recours à Acadomia et autres enseignes de soutien scolaire. mais il est possible de lier un service supplémentaire au public et une amélioration des rémunérations des enseignants qui n'auraient plus la contrainte d'arrondir leurs fins de mois auprès de sociétés côtées en bourse ou de cours donnés en travail dissimulé. Frédéric OYHANONDO Militant PS-Paris 11ème

Frédéric OYHANONDO - 07/11/2009 à 22:19

Pourquoi pas une ouverture des établissements pendant les congés scolaires à condition d'avoir un encadrement de qualité et que ce ne soit pas les profs qui soient "réquisitionnés". Non à un accroissement du temps de présence dans l'établissement car les profs ont déjà nombre de réunions, conseils, entretiens avec les parents sans en rajouter si ce n'est sur la base d'un volontariat. Non à un changement de statut qui ferait des profs des assistantes sociales, psy, parents bis et accessoirement des enseignants-pédagogues. Quand un prof choisit ce métier, c'est pour avoir la LIBERTE de gérer son temps quitte à avoir un salaire médiocre. Alors, "travailler plus pour gagner plus " : NON Si on veut changer le statut des profs qui date de 1950, pourquoi pas à condition qu'il ne concerne que les nouveaux arrivants dans la profession qui choisiraient en toute connaissance de cause, mais ne pas l'imposer aux anciens sauf s'ils le souhaitent comme cela s'est passé lors de la transformation des instituteurs en professeurs des écoles.

PECHENOT Liliane - 07/11/2009 à 18:45

Il y a quelques années, l'inspecteur d'académie, lors d'un conseil de formation, nous rappelait que dans notre académie un tiers des collègues ne demandait pas de stage...On parle par ailleurs de la formation continuée tout au long de la vie et nous avons une profession où des fonctionnaires chargés d'enseigner donc devant nécessairement se tenir à jour, être à niveau, choisissent de ne pas se former ! Déontologiquement, la question ne devrait même pas se poser: la formation doit être continue, obligatoire, mais aussi valorisante et motivante dans une profession en crise. Quant à l'accroissement du temps de présence dans l'établissement, par rapport aux missions actuelles d'un enseignant, c'est incontournable, pour communiquer avec la communauté éducative, développer un réel sentiment d'appartenance à un groupe professionnel, pour développer un parler professionnel et des échanges de pratiques dignes de ce nom, travailler différemment avec certains élèves... Je connais des personnes qui travaillent dans le monde de l'entreprise en y exerçant des responsabilités, qui sont "morts de rire" quand j'évoque nos salaires ou la manière dont nos frais de déplacements sont remboursés ou les moyens matériels et financiers d'une circonscription...

EICH Gilles - 07/11/2009 à 18:29

les établissements pourraient être ouverts pendant les vacances ?pour en faire quoi ? les élèves ont besoin de pause ;ils sont stressés voit-on plus haut et ils viendraient dans leur établissement pour faire des ateliers ?NON ce n'est pas le role de l'école ;ce n'est pas souhaitable pour les élèves ni pour leurs enseignants . Les locaux peuvent effectivement être utilisés par le GRETA ,des formations diverses et variées avec un arrangement avec les commune ,les conseil généraux pour les collèges et régionaux pour les lycées .

kinaV - 07/11/2009 à 14:28

Vieil enseignant du 1er degré, je voudrais un peu de précision sur le premier point : 50 % de temps de présence en plus dans l'établissement : pour y faire quoi ? Aujourd'hui, mon travail de prof d'école me prend, en moyenne, 40 à 45 heures par semaine, plus du temps de recherche, d'organisation,... pendant les sacro-saintes "vacances". Devra-t-on y intégrer le temps de préparation et de correction, le plus souvent fait à la maison et qui allonge déjà énormément les semaines de travail ? Si c'est dans cette optique, je suis favorable à cette idée ; cela permettrait, en outre, de développer un vrai travail d'équipe. Pour autant, la vision du "bureau" pour les enseignants, est une approche très "parisienne" du fonctionnement d'une école : comment organiser cela dans les écoles rurales (qui sont les plus nombreuses...) dont le fonctionnement dépend des mairies... Denier point : quand cessera-t-on de tourner le problème à l'envers ? Le malaise de l'école n'est pas une cause aux problèmes de notre société, mais une conséquence ! Un médecin soignerait-il les symptômes sans s'attaquer au mal ? En 25 ans de métier, j'ai vu, comme des milliers de collègues, se dégrader la situation sociale des familles avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur les enfants. Le PS doit avoir le courage d'affronter les vrais problèmes de la société, c'est de cette façon qu'on aura une chance d'améliorer l'école, avant de coller un pansement de plus sur une jambe de bois (vermoulue...).

Thierry Lamarque - 07/11/2009 à 07:46

Il est nécessaire de prévoir le passage d'une fonction à l'autre et d'un corps à l'autre de tous les fonctionnaires. Cela est valable pour les enseignants qui ont besoin de changer de métier. Or un enseignant qui n'est pas bien dans sa peau fait des dégâts. Les stages de réorientation doivent prévoir formation et aide aux changements de lieux.

MARCHAND Alain - 07/11/2009 à 04:33

Je pense que réfléchir sur le temps de présence d'un enseignant dans un établissement est un faux débat. Beaucoup s'investissent au delà de leur 18heures car 30 élèves ça vous oblige à fournir un travail de qualités pour ne pas tomber dans la fosse aux lions. Les élèves sont exigents mais l'éducation nationale n'a pas les moyens de donner aux professeurs la possibilité de répondre à ces exigences. Les élèves veulent davantage être acteurs, mettre en pratique leurs savoirs, être mobiles. En ce qui me concerne j'établierais une structure intermédiaire sur les années collèges : 6ième et 5ième sont des années où l'on devrait concentrer les apprentisssages sur les matières principales moins de professeurs par niveau, un prolongement de l'école primaire. Après cette étape on pourrait rétablir un palier d'orientation .

sylvie noguier - 02/11/2009 à 14:37

J'insiste pour que le rédacteur de ce texte vienne s'expliquer ici et maintenant sur le "COMMENT": Si le "QUOI" est toujours facile à écrire, le "OU" est un peu plus délicat, mais le "COMMENT" oblige à définir les moyens à mettre en oeuvre. J'ai l'impression que "la haut" vous oubliez toujours cette phase dans vos propositions. Alors expliquez-nous pour que nous portions ces idées.

nous ensemble - 01/11/2009 à 11:59

Je pense qu'il serait souhaitable que les personnels enseignants ou d'encadrement en souffrance puissent bénéficier, aux moments les plus difficiles d'un soutien psychologique (sous forme d'entretiens individuels ou de groupes de parole pour la régulation des conflits quel qu'ils soient) avant d'en arriver à la détestation de leur métier et la perte de motivation ou à la dépression, voire pire. C'est un métier difficile, et il faut pouvoir poser sa difficulté dans un cadre sécurisant pour pouvoir la dépasser (alors qu'ils sont renvoyés à leur solitude et souvent jugés et méprisés par leur hiérarchie). Cela se fait dans certains hôpitaux, dans la plupart des établissements médico-éducatifs, partout où l'on travaille sur "l'humain".

Laurence Bergès - 29/10/2009 à 23:22

Je suis d'accord sur le fond. (Petit détail pratique concernant les professeurs des écoles : 24h de présence hebdomadaire : difficile de doubler le temps.) Autre sujet qui me semble important : ouvrir des passerelles pour que ceux qui le souhaitent puissent bifurquer en cours de carrière vers d'autres emplois de la fonction publique ou même vers le privé (soit par validation d'acquis, examens ou aménagements pour reprendre les études). C'est aussi un volet de la reconnaissance du métier d'enseignant me semble-t-il. Certains ont et ont l'impression d'être englués dans l'Ed. Nationale ; les seules "promotions" offertes sont de faire partie du corps des inspecteurs ; c'est honorable, mais ça n'intéresse pas tout le monde. Le métier est exigeant, même sur le plan physique et avec l'allongement de annuités, beaucoup d'enseignants redoutent de se retrouver à 60 ans voire plus, fatigués, à devoir gérer des classes dans des conditions difficiles et d'en perdre leur amour et leur envie du métier ou une partie de leurs droits pour ceux qui vont craquer et partir à la retraite avant l'heure. Même si la majorité des enseignants ne bifurquera pas, il faut que les possibilités de continuer à travailler ailleurs, autrement, à faire bénéficier les autres de son expérience humaine et professionnelle soient réelles.

Laurence Bergès - 29/10/2009 à 23:18

c'est une situation réellement problématique, de lancer de telles propositions en (semble t-il) ne relevant pas le défi de préciser la mise en oeuvre. Il n'y a pas le politique d'une part et le technicien d'autre part. Nous étions les premiers à taxer Sarkozy d'amateurisme et de légereté, quand il voulait supprimer la pub à la télé et la taxe professionnelle. Ni le financement, ni les modalités pratiques n'avaient été discutées (ni semble t-il réfléchies). Ne versons pas dans les mêmes pratiques, la France vivrait un "moment d'abaissement"

un collègue DR CNRS - 19/10/2009 à 21:27

Un accroissement du temps de présence de 50% - Une augmentation de 50% de leur salaire Je ne suis pas hostile a priori à cette augmentation de temps de présence en échange d'une augmentation équivalente du salaire. (Il est vrai qu'en tant que documentaliste mon temps de présence est de 30 heures et que, de ce fait, je ne suis guère représentative du corps enseignant). Je vois même très bien tout ce que ce temps de présence supplémentaire pourrait apporter aux élèves. J'aurais toutefois trois remarques à faire : En tenant compte du travail de préparation et de correction, un enseignant double au moins ses 18 heures de présence. Si l'on propose que les 9 heures de présence supplémentaire soient consacrées en priorité au soutien et à l'accompagnement individualisés (ce qui serait à mes yeux la priorité) il faut se demander quand il préparera ses cours et corrigera les devoirs. A moins d'augmenter largement son temps de travail hebdomadaire, il faudrait donc réduire le nombre d'heures de cours. Je vois mal à partir de là quand il pourrait assurer un temps de présence sur les périodes de vacances. Sans vouloir être négative, je me demande combien de temps il faudra pour que les enseignants aient leur bureau personnel. Je me base sur l'architecture des collèges et lycées mais plus encore sur le temps qu'il faut pour obtenir au bout de 30 ans une réfection d'une salle de classe ou d'un CDI. Il faudrait également tenir compte du temps de présence déjà obligatoire des professeurs des écoles, des professeurs d'EPS, des documentalistes etc. En effet, il serait choquant à mes yeux de leur refuser, du fait qu'on ne pourra leur demander 50 % de temps supplémentaire, de leur refuser un salaire égal aux autres enseignants. 27 heures par an de formation continue obligatoire et décomptée Je crois qu'il faudrait d'abord évoquer la formation initiale. Personnellement, je mettrais l'accent sur 3 exigences : une formation véritable à la pédagogie : je veux dire à son histoire, à ses diverses tendances, à ses présupposés philosophiques ou idéologiques etc. En échange de quoi, l'on reconnaîtrait aux enseignants le libre choix de leurs méthodes. Qui donc peut mieux que ces derniers choisir la meilleure méthode d'enseigner tel concept ou telle notion à tel public d'élève ? Bref, il faudrait que l'EN cesse de traiter ses enseignants en mineurs. Une formation à la culture générale. Il ne s'agit évidemment pas, dans mon esprit, de critiquer qui que ce soit, encore moins de vouloir des enseignants interchangeables. Mais de souhaiter des enseignants capables de compenser auprès de leurs élèves ce que les enfants de milieux culturellement favorisés acquièrent par imprégnation. On parlerait moins des nécessités d'enseigner la mythologie, l'histoire des religions, des arts ou des sciences si tous les professeurs savaient naturellement évoquer ces notions à l'occasion d'un cours. Une formation à l'accueil des enfants handicapés, en ne mélangeant pas tous les handicaps ! rien de commun entre l'accueil d'un enfant handicapé moteur et d'un enfant autiste ! Quant à la formation continue, je souhaiterais d'abord qu'elle nous donne du solide, qu'elle se donne les moyens de faire appel à des spécialistes extérieurs à l'EN (sociologues, pédopsychiâtres, linguistes, scientifiques, professionnels divers... Bref, qu'on ne soit pas trop souvent conviés à entendre la bonne parole de l'IPR ou à commenter le BOEN et les dernières injonctions ministérielles.

Marie-Françoise Legrand - 18/10/2009 à 17:47

Si un certifié (hors EPS) doit faire 18h/semaine, il arriverait à 27h/semaine présentiel. Pendant ces 9h, on ne peut simultanément préparer/corriger des papiers et surveiller/animer/aider un groupe/un individu. Si les volumes "présentiel élève" baissent, les 18h ci-dessus ne sont plus une référence, et il pourrait y avoir 15h de "classe normale", 7h de présentiel avec petits groupes/soutien, 5h de disponibilité sur place pour préparer cours/rencontrer parents ?

Marc G. (PS44) - 05/10/2009 à 21:05

Heureux lecteur du livre de V.Peillon, je me réjouis de voir les propositions avancer (sans préjuger de leur pertinence et faisabilité, au moins le débat va débattre avec des propositions précises qui dépassent le epsilon !). Y a t-il un descriptif plus détaillé des propositions ? En l'état, c'est comme dans le livre, c.a.d. une étincelle dans le brouillard, mais y a t-il un projet en disons, 5-6 pages ? On n'a pas le droit de montrer le dessert et ensuite le remettre au frigo.... et l'AERES répond ainsi : le dossier soumis est bien trop succint, l'expertise pourra être conduite quand le dossier sera complet :)

Marc G. (PS44) - 05/10/2009 à 20:58

"Balancer" ainsi : 50% du temps de présence en plus (25h pour un certifié) en établissement sans redéfinir le contenu professionnel n'apparaît que provocateur. Il est bon de rappeler que les estimations faites du temps passé en réalité ( cours+ préparations+corrections) s'élève à 40/42h hebdo. Nous restons loin de l'idéal des 35h!

Dufoy L-A - 04/10/2009 à 01:33

Accroissement de ... 50 % du temps de présence des enseignants à l'école ? Voilà bien une proposition qui émane de quelqu'un qui n'est pas enseignant ou ne l'est plus depuis trop longtemps. En élémentaire ou maternelle, les enseignants passent 27 h à l'école (contre 24 h pour leurs élèves). + au moins 8 h de préparation et correction et préparations de classes. Soit 35 h 00 sans RTT. Ajouter 50 % les fera rester 40 h à l'école + au moins 8 h de préparation et correction. La semaine 48 h... pour les enseignants électeurs historiques du PS. Si je recoupe le point 1 (Temps scolaire) et ce point 3 (PACTE...) : le projet pour les enseignants : 3 semaines de temps scolaire en plus et augmentation de 50 % du temps de présence hebdo à l'école C'est sûr je me suis trompé de site... ce n'est pas le PS !!!

Henri OCTAVE - 03/10/2009 à 17:59

50 % d'augmentation. Vous vous croyez en 1981. Cela fait rire ! Je vous rappelle que les enseignants du primaire qui acceptent de travailler pendant les stages "vacances" sont le plus souvent les instits qui effectuent des remplacements toute l'année ou des personnes des réseaux...En clair des personnes qui ne sont pas usées par leur hiérarchie, les parents . des personnes qui pendant l'année ne veulent pas vivre avec la pression d'une classe où l'on doit assumer POUR LA SOCIETE les échecs ...et heureusement les réussites. Vous croyez réellement que les enseignants ont envie de rester plus souvent à l'école à remplir des feuilles de projets de.., des PPRE qui ne riment à rien. Le Parti Socialiste m'a tuer. Education Nationale J'ai une proposition : Virons les fédérations de parents des écoles !

a. philippe - 03/10/2009 à 17:27

cela me semble tres bien

eclancher edouard - 03/10/2009 à 09:05

Je suis professeur des écoles depuis1992 et touche 1900 euros net pour 24 heures de temps face aux enfants. Mon salaire ne correspond en aucun cas à ma formation(Bac plus 5) et à mon temps réel de travail. Je pense que nous devons être augmenté au moins de 300 euros et que notre travail à domicile pour les preps doit être pris en compte. De plus les profs des écoles doivent diminuer leur temps de présence et passer à 15 heures comme les certifiés. Pour cela recruter plus et reconnaitre vraiment la spécificité du métier de prof .

prioux-henry patricia - 03/10/2009 à 08:57

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