Proposition n°1 - Un nouveau temps scolaire
Proposition n°2 - Des contenus d'enseignement et des méthodes d'évaluation revisités
Proposition n°3 - Un nouveau Pacte entre la nation et ses enseignants
Ne pas avoir peur d'une politique aux mains des citoyens: Parti ouvert? Primaires ouvertes?
Programmes surchargés et pas assez ouverts, souffrances pour nos élèves plus importantes qu’ailleurs, méthodes pédagogiques et d’évaluation contestables, beaucoup de jeunes sortent du système sans qualification...
Tout cela aussi doit être repensé ; les réformes tout juste évoquées de l'organisation du temps scolaire nous permettent d'ailleurs d'entrevoir déjà des solutions pour renverser la vapeur, et notamment redonner à l'école les moyens de sa mission égalitaire. Il s'agit de reconnaitre la diversité des parcours, des talents et des niveaux pour adapter l'action éducative à chaque élève.
Nous proposons donc :
Une remise à plat des programmes, et notamment en accordant plus de place aux langues et aux enseignements artistiques. Je viens de lire vos propositions. Une remise à plat des programmes parait inévitable, on ne peut plus de nos jours accepter un tel échec dans la réussite aux examens, qui doivent-ils être encore de mise ? Place aux langues là aussi d'accord mais à condition que L'élève puisse décoder le sens propre de la compréhension déjà de sa langue maternelle le français ! Qu'il puisse comprendre décrypter les questions ! Et cela peut s'expliquer par une raison primordiale le décodage du questionnement de la compréhension. Surprenant ? Mais cela peut s'expliquer par ! Le fait des programmes scolaires. Je prends pour exemple la base de toute compréhension qui est en principe le français comment décoder une question si ce n'est que par les bases du français ne sont pas reconnues ? Or le français est la base de toutes les disciplines. Cette matière devrait être renforcée surtout en primaire par des dédoublements de classes et un soutien scolaire. Pourquoi le français a mon avis a-t-il perdu de sa compréhension par les élèves par les méthodes, je le pense, et par une certaine division des DGH. En 1976, un élève qui sortait du collège avait reçu 2800 heures d'enseignement du français depuis son entrée au cours préparatoire. En 2004, il en a reçu 800 heures de moins. Il a donc perdu l'équivalent de deux années et demie. C'est comme si, au milieu de son année de cinquième, on le faisait passer en seconde. Puisque la lutte contre l'illettrisme est une priorité, et que l'efficacité d'un apprentissage dépend aussi du temps qui lui est consacré. C'est un avis de parents d'élèves qui s'est investi pendant des années. Mais je n'ai pas la prétention d'être un expert.
jean - 17/11/2009 à 09:36
Mr alain MARCHAND à taper dans le mille,aprés 40 ans dans l'enseignement technique je suis d'accord pour ses commentaires et son analyse, mais voila ( comment faire bouger les choses???
loizeau jacques - 13/11/2009 à 09:34
Je souhaite que les ateliers de Dijon soient constructifs et permettent de penser une véritable refondation de l'Ecole Républicaine. Toutefois, l'éviction de Brighelli, si elle est avérée, m'inquiète. Je précise tout de suite que son dernier article sur Marianne2 m'a semblé excessif et que je suis très loin d'adhérer au SNALC. Mais si Vincent Peillon a réellement cédé à certains participants qui menaçaient de ne pas venir au cas où Brighelli serait présent, je crains que cela n'augure mal de la démocratie et de l'intérêt des débats. En effet, l'intolérance et l'excès, tout autant que le décalage avec la réalité, se retrouvent autant chez les "pédagogistes" que chez leurs adversaires. Il vaudrait mieux, si l'on recherche vraiment une refondation de l'Ecole Républicaine, s'intéresser à la part de vérité qui se retrouve chez les uns et les autres. En effet, s'il ne sert à rien de vouloir revenir à l'époque mythifiée d'avant le collège unique, il ne suffit pas non plus d'affirmer qu'il suffirait que les enseignants appliquent les méthodes et les procédures des "pégagogistes" pour résoudre les problèmes de l'EN. Ainsi, contrairement à ce que certains d'entre eux affirment trop souvent, nombre d'enseignants des collèges basiques, parce qu'ils sont maintenant passés par les IUFM, connaissent et ont essayé leurs méthodes. S'ils sont devenus sceptiques, ce n'est pas à cause de leur ignorance mais de leur expérience. Je prendrai trois exemples : - La pédagogie différenciée : telle que l'expose Philippe Meirieu, on ne peut qu'adhérer. Toutefois, quand on la pratique dans une classe agitée et très hétérogène, on constate très vite que l'on n'arrive à faire progresser personne. Peut-être faudrait-il la penser autrement et prévoir des heures où les élèves en difficulté bénéficieraient d'une véritable prise en charge individuelle à chaque fois que nécessaire et rejoindraient leur classe dans les disciplines où ils n'ont pas besoin d'aide spécifique. (Il faudrait également penser cette aide individuelle qui ne s'improvise pas et former les enseignants à ces nouvelles pratiques). L'évaluation par compétences : l'idée est d'éviter l'arbitraire de la note et la subjectivité du notant). Tout le monde y adhérerait si la notion de compétence était aussi claire. Mais nombre de domaines ne sont pas évaluables selon des critères binaires (acquis - non acquis) ou trinaires ( acquis, en voie d'acquisition, non acquis). Pour résumer, il faudrait introduire beaucoup "d'esprit de finesse" dans ce qui ne peut évaluer que "l'esprit de géométrie", Le rejet du "par coeur" qui certes a reculé. Loin de moi l'idée d'en faire un modèle de pédagogie. Simplement, il y a des domaines où le "par coeur' a une efficacité pratique (les tables d'opérations, les conjugaisons) qui ne s'oppose pas forcément à leur compréhension. Ensuite, le "par coeur" me semble conserver toute sa valeur dans le découverte de la poésie parce qu'elle fait appel non seulement au concept mais à la sensibilité. Je rappellerai à cet égard un passage de "Si c'est un homme" de Primo Lévi, où l'un de ses compagnons lui récite du Dante et fait appel à ce qui demeure en lui quand tout a disparu. Marie-Françoise
Marie-Françoise Legrand - 11/11/2009 à 14:41
Le soutien scolaire personnalisé ne devrait pas être proposé après la classe essentiellement, mais aussi et surtout dans le quotidien de la classe , par les enseignants titulaires de la classe, aidés d'autres professionnels, le cas échéant. Il est possible, si l'on accepte de sortir de la position confortable classique magistrale (la même soupe pour tous et au même moment) de diversifier ses pratiques pédagogiques en revoyant l'organisation pédagogique de la journée, de la semaine, dans sa classe, dans son cycle et dans l'école, avec le RASED et des heures de concertation à prendre sur les 108H.
EICH Gilles - 07/11/2009 à 18:14
favoriser l'apprentissage des langues ?quelle langue car il est convenu que dans bien des établissement l'Allemand ne sera plus enseigné qu'en deuxième langue et encore .proposons des apprentissages dès la maternelle mais il est souhaitable que ce soit une langue parlée ,vécue (scènette) et non de l'écrit .Les manuels d'Anglais sont mièvres pour la plupart et basés sur un apprentissage écrit . Qui dit favoriser les langues , dit obligatoirement défavoriser une autre approche car il est convenu que nos élèves en ont trop .Favoriser l'enseignement artistique oui pourqui pas mais attention ,on a remis le sport en vedette mais les parents veulent en faire des spécialistes en sports d'où le surplus d'activité et la fatigue .Les parents qui veulent toujours le plus pour les enfants vont les inscrire aux centres des arts et risquent d'en faire des enfants bloqués à toute forme d'art ;le plus est dangereux . je lisais un commentaire d'un prof de techno qui se disait et ma matière ;Il serait faux de faire croire qu'un élève qui a appris les langues ,les matières artistiques et le sport est un élève complet .Il lui manque les matières d'ouvertur vers les sciences ,les mathématiques ,les matières technologiques et la réflexion sur notre monde (histoire et géographie) sans oublier les ateliers d'écocitoyenneté ,... Donc ,toute modification faite pour accorder + à ...me semble néfaste . Pour ce qui est du soutien scolaire ,l'Ecducation Nationale devrait recruter des personnes pour aider au soutien scolaire ;ce n'est pas à l'enseignant de le faire ,mais la gratuité est indispensable .quand à l'obligation ?un élève volontaire est un élève motivé ;je pense que des créneaux de 45 minutes seraient intéressants .
kinaV - 07/11/2009 à 14:21
"Le soutien scolaire personalisé après la classe doit notamment être proposé gratuitement et à grande échelle par l'école publique." Ce qui veut dire que c'est l'institution qui n'a pas réussi avec un élève qui serait chargée de s'occuper de lui dans son temps libre, où il pourrait avoir l'occasion de saisir une autre chance. C'est de l'acharnement pédagogique. Il faudra un jour se rendre compte que l'EN et les professeurs peuvent eux aussi être en échec, et pas toujours tout mettre sur le dos de l'élève. Cette conception est complètement dépassée. C'est vrai qu'il faut un soutien scolaire personnalisé et gratuit, mais il faudrait mettre un peu de concurrence entre les acteurs, dans le seul but d'une meileure efficacité et pas pour précariser les professeurs officiels, bien sûr. Il y a des associations, et même des particuliers qui font beaucoup dans le soutient scolaire. Pourquoi ne pas les soutenir financièrement? Bon, on va me dire que l'étudiant en mathématique du coin n'est pas qualifié pour ça. Oui, et alors? Je fais réussir mes élèves moi, même là où l'EN a lamentablement échoué.
Claude Massé - 07/11/2009 à 13:26
J'ai lu certains commentaires, et il y en a qui semble venir tout droit de l'UMP. Dans tous les autres pays européens, les langues, plusieurs langues, sont enseignées, et bien enseignées. Par exemple un allemand moyen qui a fait quelques études parle presque parfaitement le français. La langue allemande est très peu parlée dans le monde, et pourtant ils n'ont pas peur qu'elle devienne une langue étrangère dans leur propre pays. Au Luxembourg, c'est pas moins de trois langues étrangères qui sont enseignées dès le primaire, avec le luxembourgeois. Saviez-vous que cette langue existait? Il n'y a que la France qui est à la traîne, et qui est moquée par ses voisins. Alors je voudrais dire que plus on apprend de langues, plus c'est facile d'en apprendre, y compris sa langue maternelle! En effet, l'anglais, qui est considéré comme une horreur par certains puristes, a la moitié de ses mots qui sont français. Plus on connait de langues et plus on maîtrise et apprécie la langue de son pays. Et surtout c'est une formidable ouverture sur le monde, voire une obligation dans beaucoup de métiers et d'entreprises. Bref, il serait temps qu'enfin en France on rattrape cette lacune, surtout dans un contexte européen. Les langues étrangères doivent être enseignées le plus tôt possible, c'est un enseignement fondamental au même titre que la lecture. (Oui, j'ai probablement fait des fautes d'othographe ou de français, pas la peine de le dire.)
Claude Massé - 07/11/2009 à 12:01
Au sujet de l'évaluation. Il me semble que ce n'est pas la méthode d'évaluation qui a besoin d'être repensée, mais son utilisation, et l'attitude des professeurs par rapport à elle. En effet, le professeur évalue, et c'est donc à l'élève d'optimiser cette évaluation, mais pour ça il doit se débrouiller seul, puisque c'est lui qui a eu la mauvaise note, pas le professeur. Nous vivons encore sur une conception dépassée: le professeur détient le savoir, donc son rôle est de *juger* les élèves. Ce n'est plus vrai, aujourd'hui le savoir se trouve dans les livres, la télé, les parents (plus instruits qu'avant), les CD-ROM, et bien sûr Internet. Nous ne sommes plus dans une pénurie d'information, mais au contraire dans une profusion. Le professeur est là pour enseigner les méthodes de travail, ce n'est pas à l'élève de les découvrir par lui-même, quand on lui dit par exemple: "t'as qu'à apprendre." Oui, mais comment fait-on? La réponse n'a rien d'évident. L'évaluation par le niveau de connaissances a bien entendu un sens, puisque c'est le but ultime. Important aussi est la capacité à trier l'information, tout comme savoir démêler le vrai du faux.
Claude Massé - 07/11/2009 à 11:40
Les examens doivent être remplacés par le système des acquisitions d'unités de valeur. Cette méthode est indépendante de l'âge et du lieu d'acquisition des savoirs et / ou savoirs faire. Un diplôme est composé d'un certain nombre d'unités qui sont définies nationalement. Cela permet de réduire le temps scolaire pour chaque unité de valeur.
MARCHAND Alain - 07/11/2009 à 04:29
Programmes surchargés et pas assez ouverts, Certes, les programmes sont surchargés et ceci apparaît plus clairement encore au lycée et je laisserai de côté tous les débats que l'on peut imaginer entre les représentants des différentes disciplines à propos d'une quelconque réforme. Je voudrais, toutefois, souligner le paradoxe qu'il y a à proposer des programmes parfois très exigeants (je pense, en Lettres, à des notions que je n'ai étudiées pour ma part qu'à l'Université) alors que la grande masse des élèves moyens de collèges très moyens n'y entendent à peu près rien et n'ont pas même acquis en fin de troisième une grammaire basique. Je crains qu'il n'y ait un autre paradoxe à proposer des programmes plus ouverts quand ceux-ci sont déjà surchargés. Au collège, viennent déjà s'ajouter au programme, les journées sur la Sécurité routière, sur le SIDA, sur la drogue, sur l'éducation à la sexualité, sur l'alimentation etc... Certes, toutes ces formations sont louables, partent de bonnes intentions et il est bien vu d'y participer ! Mais elles pénalisent les enseignements qui ne bénéficient que d'un faible quota horaire hebdomadaire. (disciplines artistiques et scientifiques)... et l'on peut parfois s'interroger sur leur réelle efficacité sur les élèves concernés. J'ajouterai que la demande sociale n'a pas de limite. Ainsi, ai-je entendu un jour une mère de famille déplorer sur France Inter que les élèves n'aient pas une formation sur à Bourse, histoire, peut-être, d'apprendre à y spéculer efficacement. Au lieu d'ouverture, je préfèrerais pour ma part la notion de recentrage sur tout ce que la moyenne des élèves ne saurait découvrir et étudier par eux-mêmes, dans les conditions de fonctionnement de notre société. Souffrances pour nos élèves plus importantes qu'ailleurs Toutes les souffrances des élèves ne viennent pas de l'Institution scolaire. J'évoquerai d'abord ceux qui arrivent avec de la souffrance d'ordre social, psychologique, voire psychiatrique. J'ajouterai les souffrances des enfants plus fragiles qui deviennent les souffre-douleur des autres : ce sont les « cas soc', ceux qui habitent « une maison en carton », les « pauvres », les « rémis », les « gogols » les pédés, les intellos, (du moins quand ce sont des garçons et qu'ils ne montrent pas assez de muscles)... Dans cette énumération, je suis volontairement restée soft mais je crains que l'Ecole n'ait perdu l'autorité qui lui permettrait d'émettre une condamnation morale (de type impératif catégorique) suffisamment efficace à l'égard de pratiques qui peuvent aller jusqu'au harcèlement des plus fragiles. Or cela aurait dû rester l'une de ses missions. Mais il y a, également, une véritable souffrance infligée par l'Institution aux élèves qui arrivent en sixième avec des lacunes trop importantes et qui, au fil de leur passage dans la classe supérieure, creusent de plus en plus leur écart avec le minimum attendu pour suivre. On ne les fait plus guère redoubler, certes parce que c'est rarement efficace, mais aussi parce que c'est mal vu par la hiérarchie. Or, il faudrait oser affirmer que le passage en classe supérieure pour des élèves qui ne suivent pas n'est pas non plus la solution. Elle laisse entendre qu'on peut passer « à l'ancienneté » et surtout nous avons des élèves qui s'ennuient mortellement durant des heures, qui se sentent forcément en échec et qui, le plus souvent, se vengent en bousillant le cours de l'enseignant. Les solutions mises en place, type PPI, ne sont, pour les élèves concernés, qu'un emplâtre sur une jambe de bois. Elles permettent au prof de respirer un peu durant les stages de l'élève et à ce dernier de découvrir dans le meilleur des cas un projet professionnel, mais elles ne donnent pas les moyens de lui assurer le minimum de connaissances dont il aura besoin ensuite. En tout cas, il faudrait, sur l'échec scolaire, une véritable réflexion pluraliste et qui, peut-on l'espérer, saurait dépasser les clivages habituels (type pédagos/républicains) qui, je le crains, ne sont plus parfois qu'une défense de boutique. Méthodes pédagogiques et d'évaluation contestables Je ne sais pas précisément à quelles méthodes pédagogiques fait allusion Vincent Peillon. Je sais, du moins que, dans les collèges que j'ai fréquentés, le cour magistral ne se pratique plus guère. Pour oser le faire, il faudrait être soit risque-tout, soit très charismatique, soit autiste. Malheureusement, les autres méthodes courantes ne sont pas la panacée. Ainsi, de la pédagogie différenciée, malgré ses bonnes intentions, dès qu'il s'agit de l'utiliser dans des classes très hétérogènes et très agitées. Ou encore de la pédagogie par objectifs qui se pratique très couramment et pas toujours en connaissance de cause : elle a le mérite d'obliger l'enseignant à préciser ses objectifs, à vérifier ses moyens et à s'assurer des acquis des élèves avant la séance. Cependant elle souffre de quelques aspects rédhibitoires : une base philosophique assez proche du behaviourisme ; un « jargon » proche du vocabulaire de l'Entreprise et de la concurrence économique : pourquoi parler d'acquis, de pré-requis, de compétence, de performance et non de possibilités, de talents, de connaissances ou de qualités ? (j'avoue d'ailleurs, quitte à passer pour réactionnaire, que je préfère le terme de morale, à celui de « savoir-être », à mon sens beaucoup trop comportementaliste) ; enfin la pédagogie par objectifs risque toujours de ne pas reconnaître comme valables des objectifs qui, par nature, ne sont pas mesurables : je me rappellerai toujours d'un IG qui s'était vanté lors d'une conférence en IUFM, d'avoir « esquinté » un enseignant de lettres parce que ce dernier lui avait avoué que son objectif de cours avait été de faire percevoir aux élèves la beauté d'un poème de Baudelaire. Hélas, cet IG se vantait également d'avoir été le conseiller d'un ministre de gauche de l'EN. Quant aux méthodes d'évaluation, la seule qui me semblerait véritablement formative serait celle où l'enseignant aurait le temps de rencontrer individuellement les élèves à chaque fois que nécessaire pour faire le point avec eux sur leurs points forts et leurs difficultés et leur donner explications, conseils et pistes de travail pour progresser. Nous en sommes évidemment loin, même si les enseignants s'efforcent dans leurs commentaires de personnaliser leurs corrections. L'augmentation du temps de présence des enseignants permettrait, peut-être, une évaluation beaucoup plus individualisée. En revanche, je ne vois guère l'intérêt de certaines évaluations dites « formatives » qui saucissonnent l'élève parfois en une cinquantaine d'items que l'on cochera comme acquis, non acquis ou en voie d'acquisition et qui sont, à mon sens, beaucoup trop schématiques et mécanistes. beaucoup de jeunes sortent du système sans qualification... Hélas, c'est trop souvent le cas et pourtant je témoigne qu'il y a déjà un véritable travail autour de l'orientation, associant les professeurs principaux, la COP, le CDI... Mais, je voudrais souligner la difficulté qu'il y a pour un adolescent, parfois en crise, et très généralement en recherche de son identité de choisir son orientation entre 14 et 15 ans. Même s'il y a des passerelles entre les filières technologiques, professionnelles et générales, l'orientation risque d'être négative pour tous ceux qui arrivent en fin de troisième avec un dossier scolaire... peu brillant. Je ne vois d'autre solution que de prévoir davantage de passerelles, davantage de places dans les lycées professionnels mais, plus encore, de véritables alternatives de formation tout au long de la vie. une remise à plat des programmes, et notamment en accordant plus de place aux langues et aux enseignements artistiques. On peut hélas se demander à quoi conduira cette remise à plat des programmes, certainement souhaitable, quand on lit la suite : certes, je ne suis hostile, ni aux langues étrangères où les français ne sont guère brillants et, moins encore aux enseignements artistiques. Il n'empêche qu'au niveau du collège, et plus encore du primaire, le plus urgent serait que tous les enfants acquièrent une bonne maîtrise de la langue française. C'est hélas loin d'être le cas, alors même qu'on prétend leur enseigner non seulement une première mais une seconde langue vivante... Quant aux enseignements artistiques, en dehors des grands centres urbains, les seules ressources seront celles de l'EN, souvent de qualité mais qui sont également soumises aux diktats idéologiques ou esthétiques de notre grande maison. un accompagnement plus personnalisé et individualisé des élèves. Le soutien scolaire personnalisé après la classe doit notamment être proposé gratuitement et à grande échelle par l'école publique. C'est même, certainement l'une des propositions qui permettrait de lutter contre l'échec scolaire et contre l'inégalité des chances. Si un nouveau ministère parvenait à mettre cette mesure en route, ce serait à mon sens un véritable progrès. Et je ne pense pas qu'il faille la confondre avec une sorte de double peine comme je l'ai parfois lu. Il s'agirait seulement d'offrir à tous ce que les enfants de milieux culturellement favorisés trouvent à la maison.... Mais cela demande du travail !
Marie-Françoise Legrand - 25/10/2009 à 11:48
évaluation formative, et non plus sommative : bravo.... encore un petit pas, et on arrive à l'évaluation continue, qu'il faudra bien faire progresser, malgré les mobilisations lycéennes contre la réforme du bac. Ces mobilisations se comprennent dans les système élitiste actuel, et la grande disparité des lycées, en terme de recrutement et de "qualité" des équipes enseignantes. Un "bon fil à tirer", et il faut aller jusqu'au bout de la logique.
j m labonne pg 71 - 16/10/2009 à 07:12
Pourriez-vous indiquer plus clairement quelles sont les méthodes pédagogiques qui vous semblent contestables ? Je présume que vous pensiez aux cours magistraux... Savez-vous alors qu'ils ne rencontrent plus guère dans les collèges que j'ai pu fréquenter ? Quant à d'autres méthodes qui ont les faveurs de l'Institution, elles ne sont pas la panacée et certaines peuvent présenter des aspects contestables : ainsi de la pédagogie par objectifs qui a par ses origines et par certaines de ses dérives des aspects béhaviouristes. Marie-Françoise Legrand
Marie-Françoise Legrand - 06/10/2009 à 21:18
1) quels sont les matières dont les volumes horaires doivent diminuer ? 2) comment revaloriser les parcours prof./techno ? On souscrit volontiers à la perspective générale, mais elle reste classique et c'est dans le détail que résiderait la valeur de la proposition. 3) quelle est l'autre organisation du bac que vous préconisez ? Qu'est-ce que l' "évaluation formative" ? Quel taux de succès souhaitez-vous à cet examen ? Vincent, ça n'est pas ton style de faire du blabla alors ré-écris nous ça en explicitant un peu chaque chose.
Marc - 05/10/2009 à 21:13
Des méthodes pédagogiques et d'évaluation contestables ? Qu'en savez-vous ? Dans quels collèges êtes vous allez vérifier ces assertions ? Un peu de confiance envers les enseignants qui sont sans doute les plus à même de choisir leurs méthodes ne ferait pas de mal !
Marie Enault - 05/10/2009 à 18:28
Si un parti politique doit donner son point de vue sur les programmes, le contenu et les méthodes, ce ne peut être, à mon sens, que sur des éléments particuliers correspondant à des critiques de fond sur la situation actuelle comme par exemple : - la place de l'athéisme dans l'enseignement religieux - le nationalisme français et le colonialisme - l'enseignement de la solidarité internationale - le multi linguisme - l'éducation à la santé et au refus de la consommation
Alioune - 04/10/2009 à 05:03
OK pour les points 2 à4. En revanche le simplisme du 1er dénote. Les professionnels s'accordent pour reconnaitre que les élèves qui maîtrisent une LV ne le doivent pas à l'école mais aux séjours en pays étranger. Quant aux enseignements artistiques, le partenariat avec des professionnels se révèlerait sans doute plus porteur que les ressources EN.
Dufoy L-A - 04/10/2009 à 01:39
Remettre à plat les programmes, c'est ce qui aurait été fait si on avait accordé l'importance que mérite le socle commun de connaissances et de compétences. Mais il paraît que l'idée d'un sMIC scolaire est insultant pour l'école républicaine qui adore tant la méritocratie... Cesser de charger la barque des programmes, certes, mais surtout ne plus leur donner tant de priorité pour s'appuyer sur le socle commun. L'importance démesurée accordée aux programmes laisse penser qu'on est encore au temps du ministère de linstruction publique, et pas encore à celui du ministère de l'Education nationale.
Jean TANGUY - 03/10/2009 à 21:54
1) Remise à plat des programmes : OK, mais laissons faire les enseignants. Ils doivent retrouver la confiance du pouvoir en place. Ce sont des professionnels qui doivent retrouver la liberté pédagogique. Plus de place aux langues (1 h 30/semaine actuellement en élémentaire) ou aux pratiques artistiques. C'est le programme UMP actuel. Là n'est pas le besoin vital. Si l'on continue ainsi, c'est le français qui deviendra 1ère langue étrangère : en effet, on diminue les horaires de matières fondamentales comme le français ou les maths, cela au profit des langues et matières artistiques. 2) Soutien personnalisé après la classe : L'UMP l'a mis en place en le nommant Aide Personnalisée. Me serais-je trompé de site ? Du sérieux... les enseigants attendent d'un retour de la gauche LA SUPPRESSION DES HEURES D'AIDE PERSONNALISEE après la classe au profit de la remise en place des Réseaux d'Aide Spécialisée aux Enfants en Difficultés (RASED) avec des effectifs renforcés permettant d'intervenir dans toutes les classes où il y a des besoins PENDANT LES HEURES DE CLASSE. De plus, les enseignants attendent de la Gauche la mise en place du "PLUS DE MAITRES QUE DE CLASSES" dans chaque école afin de permettre la mise en place de groupes de travail et de soutien pendant les heures de classe. La GAUCHE doit supprimer la double peine UMP pour les enfants en difficultés, soit "si tu as des difficultés tu es puni : tu trestes en soutien après la classe ou PIRE, tu viens en stage de remise à niveau pendant les vacances ! NE VOUS TROMPEZ PAS DE CIBLE ...
Henri OCTAVE - 03/10/2009 à 17:42
Plus d'enseignements artistiques : lamentable. Cela rime à quoi ? Encore un phantasme de parents fcpistes, pour enfants glandouilleurs. Revalorisation des filières professionnelles où pas un enseignant ne veut mettre son enfant aujourd'hui... Là, je dis bravo. La réforme du BAC? Le parti a organisé les révoltes lycéennes pour que rien ne bouge...Hypocrite.
a. philippe - 03/10/2009 à 17:11
ok
eclancher edouard - 03/10/2009 à 09:03