Peillon à Marseille : rassembler la gauche et organiser des primaires (AFP)

Devançant le grand rendez-vous socialiste de La Rochelle, Vincent Peillon a ouvert vendredi à Marseille les premiers ateliers d'été de l'Espoir à gauche, courant des proches de
Ces ateliers d'été du courant arrivé en tête (29%) au congrès de Reims sont prévus jusqu'à samedi soir et rassemblent quelque 1.300 inscrits, en l'absence de l'ex-candidate à la présidentielle.
"Ségolène se pose au-dessus des sensibilités du parti", estime le sénateur François Rebsamen, présent comme plusieurs autres "royalistes" :
Au menu des premiers ateliers : retraites, école, information, crise de la social-démocratie, culture... Mais le débat le plus attendu réunira samedi Robert Hue, (PCF), Daniel Cohn-Bendit (Verts) et Marielle de Sarnez (MoDem) sur deux thèmes - rassemblement de la gauche et primaires - qui ont déjà dominé la journée d'ouverture.
"Sortons de cette espèce de huis clos où on soupçonne tout le monde ! Le moment est venu de dire les choses sans arrière-pensées. Disons ce qu'on pense sans hostilité", a déclaré à l'AFP l'eurodéputé Peillon. "On verse cela au pot commun du PS", a-t-il pris soin de préciser, soulignant avec force qu'il n'est d'aucune manière contre ou en dehors du parti.
Plusieurs participants de marseille soulignaient qu'ils seraient aussi à La Rochelle.
Pas d'"esprit de chapelle, mais un esprit d'ouverture aux autres camarades socialistes et aux militants de gauche", assure un organisateur, Patrick Mennucci, vice-président de PACA. Il s'agit de "construire une majorité progressiste ensemble et battre Nicolas Sarkozy".
Sur les alliances avec le MoDem, sujet épineux au PS, M. Peillon juge que "la vie politique ne peut se faire sur des faux débats: on gère ensemble des villes, on dialogue entre les deux tours de la présidentielle, on se prépare à des alliances aux régionales". Pourtant on fait un congrès entier pour jeter l'anathème", déplore-t-il en allusion à Reims.
Marseille "doit être le point de départ d'un nouveau cycle politique: travailler ensemble avec d'autres partis, avoir l'audace de dire ce qu'on pense", résume-t-il.
"Il faudra bien qu'on accouche d'une nouvelle gauche", estime M. Peillon.
François Bayrou, qui avait été interrogé par l'AFP sur les différentes approches dont il est l'objet, s'était contenté de répondre qu'"il n'y a rien que de logique" à ce que le MoDem se retrouver au centre du jeu des alliances à gauche.
Autre sujet brûlant: la désignation du candidat
M. Rebsamen demande que soit adopté par le PS, avant la fin 2009, le "principe de primaires" à organiser après les régionales de mars, dans un délai de trois mois.
Sans menacer de démissionner comme Arnaud Montebourg, M. Mennucci prévient: "S'il n'y a pas décision dans les deux mois, nous ferons valoir les statuts et obligerons la direction au débat: nous sommes les seuls à pouvoir rassembler 10.000 signatures".
Ouvrant ces ateliers, le député Jean-Louis Bianco a assué que "le PS n'est pas mort". "Nous ne sommes pas condamnés à Sarkozy en 2012", a-t-il lancé.
Christine POUGET
MARSEILLE,



