19/11/2010 - Les agresseurs de Michel Teychenné condamnés par la justice

Après la lâche et violente agression subie par Michel Teychenné, chef de l'opposition à Pamiers (Ariège) et ancien Député européen, ses agresseurs ont enfin été condamnés.
Mes agresseurs sont condamnés à trois mois de prison avec sursis, à un an de mise à l’épreuve, à payer les frais de justice et à me verser solidairement 2 400 euros en provision, dans l’attente de l’expertise médicale ordonnée par le tribunal. Ils ont aussi l’interdiction de me rencontrer, par mesure de protection.
Ils auraient pu me tuer. Je remercie les personnes qui sont intervenues : à trois contre un, je n'avais aucune chance.
Mes agresseurs n'auraient jamais dû avoir la carte du PS. Ils ont tous les trois un lourd passé judiciaire. Ceux qui les ont fait venir à la section de Pamiers au mois de mars ont une responsabilité morale dans cette affaire.
Je suis satisfait du verdict, et de l'interdiction faite à mes agresseurs de me rencontrer. S’ils font appel, ils prennent le risque de voir leur peine aggravée.
Depuis six mois que dure cette procédure, ces Messieurs tiennent le haut du pavé à la section socialiste de Pamiers et à la Fédération, ce qui fait régner un climat très pénible, très malsain. Les militants de Pamiers attendaient cette décision pour retrouver enfin le calme.
Je regrette que les responsables de la fédération PS, Marc Carballido, Jean-Christophe Bonrepaux et Kamel Chibli, n'aient toujours pas demandé au Bureau National du PS des sanctions contre ces individus et n'aient pas voulu prendre des mesures destinées à les éloigner de la section de Pamiers pendant la procédure, comme je l'ai plusieurs fois demandé.
J'ai, à titre personnel, saisi les instances nationales pour obtenir l’exclusion de mes trois agresseurs. Ils n'ont rien à faire au PS. Les militants ariégeois, que je connais bien, n'ont rien à voir avec ces gens. Il faut le dire clairement : nous n'avons pas les mêmes valeurs!
Tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Je suis heureux de tourner cette triste page, qui donne une très mauvaise image de la politique. Mon engagement socialiste reste intact, mon envie de travailler pour Pamiers et l'Ariège reste entière.
Je remercie tous ceux et celles, extrêmement nombreux et de tous horizons, qui pendant cette dure période m'ont apporté leur soutien et leur amitié. Je remercie particulièrement Lionel Jospin et Bertrand Delanoë, Pierre Izard, Jean Glavany, Pierre Cohen, tous les députés européens socialistes par la voix de Catherine Trautmann, bien sûr Vincent Peillon et mes amis de la motion E, Henri Nayrou, Jean-Pierre Bel, Bernard Soula, et André Trigano pour sa cordialité dans ces moments.
Michel Teychenné



