20/12/2011 - Interview de Vincent Peillon sur l'éducation pour la FNESER

Interview pour la Fédération nationale des élus socialistes et républicains
1/ "François Hollande a souhaité mettre la jeunesse et l'éducation au cœur de sa campagne, comment cela se traduit-il ?"
François Hollande s’est engagé à faire de la jeunesse une grande cause nationale. Il a pris la responsabilité d'en faire la clef de voûte de son projet présidentiel.
Cela se traduit tout d’abord dans un engagement pour l’école. En blessant l’école, la droite a abîmé la France : presque 10% des effectifs enseignants ont été supprimés en 5 ans, les inégalités s'accroissent, la scolarisation des plus petits régresse. Le gouvernement essaie de cacher son échec mais le constat est désormais partagé : la dette éducative de notre pays se creuse comme jamais ; une dette dont nous paierons le prix à long terme . C’est là le sens des 60 000 postes nouveaux proposés par François Hollande. Il n’est pas vrai que l’on puisse faire mieux avec moins lorsque l’on part, dans tant de territoires et d’établissements, de si peu et il n’y aura pas de réelle refondation de l'école sans que nous nous en donnions les moyens.
Mais cette priorité jeunesse portera dans tous les domaines de l'action gouvernementale : démocratiser l'université en réformant la licence, repenser la vie étudiante autour du concept de parcours d'autonomie, lutter contre le fléau du chômage des jeunes avec le contrat de génération.
2/ "Plus spécifiquement sur les questions d'éducation quelles seraient les priorités de François Hollande une fois élu ? »
François Hollande s’est engagé devant les Français. Il fera adopter une loi de programmation sur 5 ans, élaborée en concertation avec l’ensemble des acteurs de la communauté éducative; syndicats, mais aussi parents d’élèves et grandes associations.
Notre ambition pour l'école s'articule autour des piliers suivants : priorité à la lutte contre l’échec scolaire, ce grand gâchis français qui laisse tant de nos jeunes sur le bord du chemin et qui grève notre compétitivité ; priorité au primaire et aux zones les plus en difficulté, car c’est à partir de là que nous gagnerons la bataille pour l’égalité ; priorité à la reconstruction d’une formation des professeurs, initiale et continue, digne de ce nom.
Nous voulons refonder l’école de la République, pour refonder la République par l’école.



