22/01/2010 - Henri Proglio ne peut rester à la tête de Véolia. Par Aurélie Filippetti

Sous la pression de l'opposition et de l'opinion, Henri Proglio a renoncé à la double rémunération scandaleuse de VEOLIA et EDF, obligeant Madame Lagarde à se désavouer une nouvelle fois, elle qui avait justifié son double salaire mercredi après-midi devant les députés.
Mais ce demi-geste ne suffit pas : outre le salaire, c'est le cumul de ses deux fonctions à VEOLIA et EDF qui relève d'un conflit d'intérêts inacceptable.
EDF, la première entreprise publique, ne peut être dirigée par le président d'une entreprise privée ayant des activités proches.
Lors de son audition à l'Assemblée nationale le 27 octobre 2009, Henri Proglio avait insisté sur son attachement à VEOLIA, où il a fait toute sa carrière.
Il nous avait alors dit que lui vivant, il ne laisserait jamais nationaliser VEOLIA : mais laissera-t-il privatiser EDF ?
Pourtant les enjeux sont essentiels : on nous annonce une hausse des tarifs de l'électricité aux heures de pointe, le taux de disponibilité des centrales est trop faible pour assurer l'approvisionnement de nos concitoyens au coeur de l'hiver, la filière nucléaire est fragilisée par des stratégies divergentes, EDF doit réaliser des investissements massifs dans les 10 prochaines années... tout cela justifie notre exigence : EDF a besoin d'un dirigeant à plein temps, préoccupé seulement des intérêts d'EDF.
Henri Proglio doit donc aujourd'hui choisir entre EDF et VEOLIA.
Communiqué d'Aurélie FILIPPETTI, Députée de Moselle, Secrétaire nationale du PS à l’énergie



