29/01/2010 - Fermeture de la raffinerie TOTAL de Dunkerque : le comportement anti-social de TOTAL est inacceptable. Par François Rebsamen

TOTAL, lors du comité central d'entreprise extraordinaire de Lundi 1er Février , devrait confirmer les craintes des 370 salariés, en grève depuis le 12 janvier, et des 400 sous-traitants également concernés, en annonçant sa décision de fermer la raffinerie de Dunkerque. Le groupe pétrolier serait-il en difficulté ? Non, il affichera encore cette année des bénéfices record.
Il s’agit simplement pour Total, une fois de plus, de maximiser ses profits au détriment des salariés. L’an dernier le Géant pétrolier avait déjà supprimé 555 emplois sans autre justification que la volonté exprimée par son PDG, d’un « ajustement progressif des effectifs ».
Ce comportement est indigne et inacceptable, surtout de la part d’une entreprise du CAC 40, qui, grâce à des pratiques d’optimisation, afficherait un taux d’imposition sur les sociétés moins élevé que certaines PME. Cette pratique courante dans les entreprises du CAC40 constitue une vraie rupture d’égalité devant l’impôt.
La fiscalité locale ne peut y remédier et à cet égard les attaques dont fait l’objet Michel Delebarre, Député-Maire de Dunkerque sur sa prétendue « fiscalité locale confiscatoire », sont politiciennes et manipulatoires, à la veille des élections régionales.
C’est le gouvernement qui devrait agir. Or, il fait preuve d’une inertie irresponsable et d’une politique du laisser faire inacceptable face aux pratiques de Total qui en utilisant des leviers fiscaux indignes en temps de crise, engrange des bénéfices considérables sans pour autant maintenir l’emploi.
La fiscalité doit être l’outil de la solidarité nationale, il doit être juste et équitable : Je renouvelle donc mon appel à la création d’une contribution exceptionnelle de solidarité prélevée sur les grandes entreprises ayant dégagé des bénéfices records. Cette contribution est encore plus justifiée quand ces entreprises bénéficiaires licencient.
A Davos, le Président de la République à appelé à refonder et moraliser le capitalisme. Qu’il mette ses actes en conformité avec ses paroles, et demande à son gouvernement de réagir. C’est ce que les français et les salariés des Flandres attendent de lui.



