26/05/2010 - Dotations au mérite pour les collectivités: quand le gouvernement ne dote plus mais radote.

« Lorsque l’on veut se débarrasser de son chien, on dit qu’il a la rage… ». C’est bien le leitmotiv du Gouvernement qui renvoi sur les collectivités locales les causes des déficits publics.
L’une des propositions de Nicolas Sarkozy : la dotation au mérite pour les collectivités….. insinue ainsi au passage, que ces dernières sont outrageusement dépensières…
C’est sans aucun doute méconnaître le fonctionnement des collectivités locales dont la nécessité de présenter un budget en équilibre est fixée par la loi, contrairement à l’Etat ; des collectivités locales soucieuses de maîtriser leur endettement, qui n’est possible par ailleurs selon la loi, que pour l’investissement et non pour des dépenses de fonctionnement.
Et cette dotation au mérite est choquante parce qu’elle ne semble pas tenir compte non plus des exigences sociales des communes…et ne semble s’appliquer qu’à des objectifs chiffrés.
Les services publics municipaux de Neuilly/Seine ont-ils les mêmes nécessités que ceux de communes à forte proportions de logements sociaux par exemple ? N’est-ce pas encore privilégiées les villes les plus riches écartant les populations les plus favorisées, au profit de celles qui, par leur politique volontariste amortissent les effets de la crise auprès de leurs concitoyens ?
Les communes, dans leur gestion, sont déjà quotidiennement contraintes de faire des choix budgétaires afin d’utiliser au mieux l’argent public. Le gel des dotations de l’Etat aux collectivités annoncé pendant 3 ans, la rigueur imposée par le Gouvernement limitera davantage la volonté des élus locaux à agir en direction de leurs concitoyens. Le transfert sur les impôts des ménages des diminutions de recettes fiscales décidées par le gouvernement pour favoriser les plus aisés de nos concitoyens risque d'accroître l'injustice fiscale et sociale dont souffre notre pays.



