08/12/2009 - Aurélie Filippetti soutient les salariés de VFLI Cargo à Fryming-Merlebach

Aurélie FILIPPETTI, députée de Moselle, les socialistes de CREUTZWALD et Environs, la Fédération PS de la Moselle et la Conseillère Régionale locale saluent et soutiennent l’action des salariés de VFLI Cargo, dont ils comprennent et partagent les inquiétudes.
Ils regrettent que la Direction se soit opposée à leur rencontre avec les gens en grève sur le terrain. Encore une soixantaine d’emplois perdus dans notre bassin (plus de la moitié des effectifs de la société !), une soixantaine de familles plongées dans l’incertitude du lendemain, dans la crainte du chômage et de ses conséquences quotidiennes !
Les salariés de VFLI sont les victimes indirectes de la fermeture de la cokerie de Carling, un de leurs principaux clients. Ils sont les victimes de la crise que certains nantis ont le culot de prétendre finie. Les banquiers et les traders renouent avec les bénéfices insolents, mais les emplois industriels, ou liés à l’industrie, continuent de disparaître, faute d’un projet industriel gouvernemental dont notre pays a tant besoin. Notre bassin ex-minier se vide de sa substance économique vitale. D’autre part, on achemine toujours du charbon sur le site de Carling, par milliers de tonnes chaque mois, mais par camions, alors que les voies ferrées ex-HBL, propriété actuelle de VFLI Cargo sont sous-utilisées, voire inexploitées.
Comment peut-on parler de « Grenelle de l’Environnement » et de « Conférence de Copenhague », tout en favorisant encore et toujours le transport par route, infiniment plus cher et plus polluant que le transport par voies ferrées.
Les Socialistes dénoncent une nouvelle fois cette logique du profit immédiat, au détriment des travailleurs, de leurs familles, de notre bassin d’emploi et de notre environnement.
Si des licenciements ne peuvent être évités, les Socialistes, avec les salariés de VFLI Cargo, filiale de la SNCF, exigent que leur nombre soit le plus bas possible et que ceux qui vont perdre leur emploi, sans en être nullement responsables, perçoivent des indemnités de licenciement et de formation respectueuses de leur dignité et des services rendus pendant des années.




