13/10/2011 - ArcelorMittal: Aujourd'hui Liège...et demain Florange?

L'annonce de la fermeture des deux hauts fourneaux d'ArcelorMittal à Liège est une catastrophe sociale, un cataclysme pour les salariés du site belge (1800 emplois directs et indirects ) mais aussi une source de révolte et d'inquiétude pour le devenir du site de Florange en Moselle.
En effet, c'est une nouvelle fois la preuve de la duplicité de la direction d'ArcelorMittal qui dans un premier temps avait annoncé une fermeture «partielle et temporaire » du site» belge.
Comment faire confiance à la direction d'ArcelorMittal qui signait mardi avec les salariés belges un accord pour la reprise du travail? L'encre n'était pas encore sèche que la direction du groupe trahissait et annonçait la fermeture définitive du site.
Florange ne peut pas devenir Liège! Et nous craignons que, comme à Gandrange hier et à Liège aujourd'hui, l'arrêt temporaire du hauts fourneaux P6 de Florange, ne soit qu'une diversion qui entraînera l'arrêt total de l'activité dans les semaines ou mois qui viennent.
La politique industrielle calamiteuse de la direction d'ArcellorMittal s'illustre par une absence dramatique d’investissement dans l’outil de travail qui dégrade la compétitivité du site face à ses concurrents nord-européens.
ArcelorMittal et l'Etat Français ne peuvent plus sen moquer des Lorrains et les considérer comme une variable d'ajustement des bénéfices boursiers du groupe.
Monsieur Besson qui annonçait ce matin sur France Inter que le « Président Sarkozy avait sauvé le monde », doit arrêter son exercice de lévitation, redescendre sur terre et donner des réelles garanties aux salariés d'ArcelorMittal à Florange. Il n'a pas dit un mot sur le dossier en 40 minutes. Il ne le suit pas alors que c'est l'avenir de la sidérurgie française et européenne.
Je rappelle au ministre de l'industrie que la Lorraine a perdu en dix ans plus de 42 000 emplois industriels, Son silence, plus qu'un aveux d'impuissance est une insulte aux Lorrains.



